Mon visage typiquement chinois pourrait vous amener à me juger plutôt ordinaire, excepté mon énigmatique regard filtrant au travers de lunettes rondes cerclées d'or. Beaucoup ont qualifié ce dernier d'insoutenable et d'animal. Peut-être parce qu'il reflète tous mes crimes et qu'il entraîne ses observateurs dans la spirale de mon caractère implacable...
J'ai ainsi prêté le serment traditionnel d'engagement à l'égard de la triade, mentionnant à plusieurs reprises la mort par cinq cents coups de foudre en cas de parjure. Puis, j'ai scellé ma promesse de fidélité par quelques gouttes de mon propre sang. Wen, bien qu'impressionné, m'a imité. À mes yeux, cet engagement n'avait guère de valeur. Toutefois, la notion d'honneur qu'il revêtait aux yeux des témoins présents me plaisait, car je pensais qu'elle contribuerait à me faire respecter.
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Dès les premières pages, j’ai eu du mal avec le narrateur Xiong Xuang, chef de la Griffe d’Or qui nous raconte sa pitoyable existence.
Un homme avide, qui veut toujours plus, plus d’argent, plus de pouvoir, qui écrase les autres, qui vit dans la méfiance et est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. Un pauvre type à mes yeux.
Pourtant au fil de ma lecture, j’ai découvert une faille, son amour des animaux (les crocodiles et un cheval), cette infime part d’humanité ou de lumière qui l’habite apportant une infime note d'espoir.
À l’heure où il écrit les remords, la honte, la solitude et un vide incommensurable le ronge. Il va petit à petit nous amener à découvrir les raisons ou plutôt les êtres qui ont modifié sa vie.
C’est un récit où tout est très bien décrit les lieux, les personnages, le monde des affaires avec d’un côté la triade et de l’autre un empire high-tech à la tête du progrès qui lui permet d’avoir un temps d’avance et une emprise sur tous ces proches à l’exception de Bornéo, le fils adoptif de son jumeau.
J’ai beaucoup aimé le revirement de situation qui se produit après une longue suite de méfaits et de meurtres. Ainsi va débuter un cheminement haletant pour Xiong Xiang ainsi que la lectrice.
De grands mercis à Philomène Frébault pour ce SP via Simplementpro.
Le jiāo lóng, véritable symbole de mon désir de conquête, est un dragon chinois emblématique de la mer et des inondations. J’avais le dessein d’inonder la Chine, et plus largement la planète, de mon matériel informatique novateur pour mieux asservir ses habitants et développer mon hégémonie. Je souhaitais reconquérir la Chine continentale, et, par-delà l’empire du Milieu, gagner le monde entier.
Mais avant tout, j’ai adopté le terme jiāo 蛟 comme appellation de ma société parce qu’il faisait également référence au crocodile
Tu n’es qu’une injure vivante, rien de plus qu’une pièce rapportée, sans rien dans la cervelle ni dans les tripes ! J’ai, avec mon frère, fait de toi l’héritier le plus riche du monde, mais je peux également refaire de toi le néant absolu ! Sache bien une chose : si tu n’acceptes pas mes agissements, tu seras mon ennemi ! Et comme tous, tu seras écrasé ! »
Mon discours marquait le début de la terrible tombée en disgrâce de Bornéo.
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