Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Archives

2026-01-31T10:57:16+01:00

La belle assise

Publié par Althéa

En dépit de mon réseau dans le voisinage, je n'ai pas engagé de détective privé pour le pister 24 heures sur 24. J'avoue qu'un temps, l'idée m'a effleurée, mais le coût était trop onéreux pour un résultat qui restait incertain. De toutes les manières, Jean-Yves serait bien incapable de se suicider : il est trop maladroit et hésitant pour faire preuve d'initiative.

Je rêve de me hisser parmi les gens fortunés, mais mon passé de pauvre sera toujours un obstacle à la réussite dans le beau monde. La seule manière de briser ce plafond de verre, c'est d'être bourrée aux as, de se remplir les poches de pognon. Alors seulement, mes lacunes sociétales seront tolérées par les gens qui comptent. J'avais le choix entre l'instruction et l'argent facile... Je vous laisse deviner !

Un thriller psychologique et un roman choral tout à la fois, c’est très ambitieux mais seulement le passage de l’une  à l’autre des personnes  fait perdre du rythme à l’intrigue.

 Trois femmes : Emma, Armande, Anne-Marie, un homme : Jean-Yves.

Dès le début, on s’aperçoit que si Jean-Yves est très attiré, Emma joue un jeu de séduction malsain.

Tous les personnages féminins sont énigmatiques, on a du mal à comprendre où ils veulent.

Anne-Marie donne froid dans le dos quand elle parle de son fils. Ce dernier est un gentil jeune homme qui en cherchant à se rapprocher d’Emma va se retrouver mêlé à une sale histoire jusqu’au bout.

L’intrigue est bien menée et l’on peine à trouver les liens entre les différents protagonistes.

L’argent, le pouvoir, la haine de ceux qui n’ont rien sont les moteurs de ce court roman et nous apporterons quelques belles surprises.

Une lecture agréable, Brice Milan est doté d’une belle plume et a le don de nous faire réfléchir.

Pourquoi 4 étoiles ? Parce que peu de temps avant j’ai lu Un monde déviant qui m’avait passionnée. Dans ce récit, je n’ai pas aimé les personnages et leur caractère haineux seul Jean-Yves m’a semblé digne d’intérêt.

Alors un conseil, lisez-le et donnez votre avis.

Merci pour ce SP via Simplementpro.

Le libéralisme économique a fait de nous des esclaves, addicts des grandes messes consuméristes. Aux portes des villes, les temples de la consommation attirent les citadins comme des mouches sur le miel... Pour ne pas dire autre chose ! Pourquoi les gens convergent-ils le week-end vers les grandes surfaces, comme s'ils accomplissaient un pélerinage vers un lieu saint ? Les achats de masse se sont progressivement substitués à la communion des âmes.

Voir les commentaires

2026-01-27T13:01:25+01:00

Merlin et son chat

Publié par Althéa

La mamie se met à le caresser comme si elle voulait lui lustrer les poils. « Lâchez-moi ! pense le conseiller du roi. Je n'ai pas que ça à faire. » Mais la vieille dame redouble d'application et là, brusquement, l'enchanteur est enchanté ! Il commence à ronronner malgré lui. « Qu'est ce qui m'arrive ? C'est vrai que c'est pas désagréable, dans le fond, tout ça ! » Il lève la tête pour qu'on le caresse sous le menton. « Rhhoo, mais oui, là, c'est bon... »

Merlin et son chat – Christophe Lambert

Entre un Arthur bedonnant et un Merlin féru de sciences et inséparable de son chat, Archie. Camelot repose sur ses lauriers ou presque. Morgane, elle, n’a pas changée et n’est pas à un tour (de magie) près.

Merlin et Archie vont en faire les frais. Un échange d’âmes va les rendre inséparables. Seuls dans la ville. Ils vont devoir conjurer ce sort par leurs propres moyens. Finie la vie de château.

Dans « Merlin et son chat »notre héros va découvrir, un peuple misérable et des combats d’animaux. Le pouvoir les a trop éloignés de la réalité, cette mésaventure va lui permettre d’y remédier et d’avertir Arthur.

Une aventure, de l’humour, de la magie, du suspense.

Christophe Lambert maîtrise son roman sur le bout des griffes.

Les illustrations de Florent Sacré agrémentent joliment le texte pour les plus jeunes.

Merci aux éditions Didier Jeunesse.

# Merlin et son chat # NetGalleyFrance

Archie lèche son maître.
Arrête ça, tu vas nous faire repérer !
Il est vrai qu'un homme qui lèche un chat, ce n'est pas très courant.

Voir les commentaires

2026-01-22T10:59:48+01:00

La geste de Lendyra Ayangar

Publié par Althéa

_ Ce n'est pas un simple objet ! Il y a beaucoup de moi en elle ; et je garde un lien entre nous. Je saurai où elle se trouve. Il est hors de question de l'abandonner. Je me rendrai invisible ; j'irai seul.
_ J'irai avec toi, petit magiccien, dit Mukha. J'étais trop frusstré de ne pouvoir tuer cces viccieuses créatures la dernière fois.
_ Tu peux compter sur moi aussi, Rase-Mottes ! renchérit Warygar. Nous leur ferons payer, au prix fort, la mort d'Ulion et la destruction de Bitsy.
_ Vous n'êtes vraiment qu'une coterie de jeunes mâles belliqueux, s'indigna Ménélice frappant le sol de son bâton. Impulsifs, toujours prêts à en découdre, inconscients des dangers et des conséquences. J'enrage. Bon, que proposez-vous ?

_ Mais... Qu'est-ce qui fait rire des géants ?
_ Héhé, des histoires de nains, pardi !
_ Je serais curieux d'entendre l'une d'entre elles, dit Warygar.
Sans se faire prier, le gnome commença :
_ J'ai commencé tranquillement avec des blagues du style : on ne dit pas un ingrat mais... un petit gros !

Cette fois-ci, Warygar est envoyé en mission par Sarg, le père de son épouse Tisha.

Il sera accompagné de ses amis, Rasmop, Mukha et  Ménélice, adepte de la vieille foi. Le voici parti à la recherche d’une herbe nécessaire à la procréation pour notre jeune couple.

Nous allons découvrir deux sociétés forts différentes mais certainement pas idéales. Toutes deux ont un point commun l’usage du Klath, une drogue, qui leur permet d’aliéner les hommes.

C’est l’occasion pour nos amis de faire usage de la magie, de l’humour et de leurs armes. De sauver des vies, de récupérer des objets précieux et de venger ceux qui ne sont plus.

Sur le chemin du retour, il sont rejoint par un soldat porteur de mauvaises nouvelles qui nous permettra de retrouver Béocène et un allier inattendu.

Une excellente aventure complétée par un bonus de l’auteur qui nous raconte la rencontre de Sarg et de sa future femme.

Un roman de fantasy qui peut se lire séparément mais à quoi bon se priver deux excellents opus.

Merci à Seth Horvath pour ce SP via Simplementpro.

Cette fois la wyverne ne se montra pas ni ne se fit entendre lorsqu'ils atteignirent et franchirent le col. Un blizzard glacial soufflait en fortes rafales, obligeant chevaux et cavaliers à courber la tête. Le soleil n'était qu'une misérable boule blême, accrochée aux tentures laiteuses des nuages. Ils ne tardèrent pas àchoisir un repli de rochers qui pourrait offrir un abri de fortune aux montures et se réfugièrent dans la hutte magique pour y attendre le matin. Ils repartirent dans l'aurore maussade et traversèrent le plateau glacé où, il y a peu, les loups monstrueux les avaient attaqués. Depuis, la neige était tombée en abondance, recouvrant tous les reliefs d'une blancheur virginale.

Voir les commentaires

2026-01-18T08:15:58+01:00

Druide

Publié par Althéa

Sous le regard étonné d'Obrigan, la druidesse effleura d'une main hésitante les feuilles de l'ouvrage jusqu'à ce qu'elle découvre la dernière. Cousu sur le parchemin, un visage la contemplait. Le secret du livre se trouvait là ! C'est ainsi qu'il dévorait la raison de ceux qui tentaient de percer ses mystères. Seul le don pouvait le lire, et ce que révélaient les souvenirs d'un masque de mort ne pouvait être supporté par un esprit humain.

Tu es un loup, Obrigan, et la morale n'est plus une vertu. Nous ne nous battons plus pour un idéal, nous nous battons pour survivre...

Et encore une histoire de pouvoir, de mensonge, de trahison, de vengeance et...de fidélité.

En un lieu isolé, dans une pièce close, une cinquantaine de guerriers sont torturés, mutilés puis assassinés. Un druide et ses deux apprentis sont envoyés sur place afin d'enquêter car le capitaine y voit une empreinte maléfique. Si le ou les assassins ne sont pas découverts, une guerre va éclater. Mais cette attaque n'est que l'arbre qui cache la forêt et c'est une bien vieille histoire qui fera basculer les croyances des druides.

Je ne sais par quelle magie Oliver Peru s'y est pris mais j'ai fini par entrer dans la peau des personnages et éprouver énormément de sympathie pour eux malgré les défauts de certains. le devoir d'un roi le pousse parfois à franchir des limites sans retour possible.

Je quitte Druide et la mère verte avec beaucoup de regrets car vagabonder dans cet univers n'était pas sans me rappeler mes incursions en terre du milieu et le sentiment de liberté et d'aventure qu'offrent de tels univers. Ce fut une lecture d'une grande intensité.

 

Car la forêt était aux druides, ou les druides à la forêt, seuls les hommes de sève avaient le droit d'en fouler la terre sacrée. Depuis le pacte ancien, les roturiers comme les rois respectaient les frontières du pays vert et tous considéraient la forêt comme une couronne à part entière.

Jareckson était un homme dangereux, déterminé et trop rusé pour être aussi sincère qu'il le prétendait. Malgré cela, Obrigan voyait en lui un grand courage et une réelle dévotion aux gens de son peuple. Il aurait voulu le détester mais il en était incapable, quelque chose de profondément bon derrière les cicatrices du prince l'en empêchait.

 

 

Voir les commentaires

2026-01-15T10:20:13+01:00

Sur les chemins noirs

Publié par Althéa

La médecine de fine pointe, la sollicitude des infirmières, l'amour de mes proches, la lecture de Villon-le-punk, tout cela m'avait soigné. Il y avait surtout eu la sainteté d'un être venu chaque jour à mon chevet, comme si les hommes de mon espèce méritaient des fidélités de bête. Un arbre par la fenêtre m'avait insufflé sa joie vibrante.

Perdre du poids en marche, c'est laisser un peu de soi à la route

Sur les chemins noirs est devenu une évidence. Séquestrée par de fortes pluies, l'asphyxie me guettait, lire Sur les chemin noirs est devenu une évidence.

Après un très grave accident et des mois d’hospitalisations, Sylvain reprend ses déambulations et ses réflexions  pour notre plus grand plaisir. Et voilà notre infatigable voyageur reparti. Ce sera  aussi l’occasion de faire le deuil d’une maman partie quelques mois plus tôt.

Et la promenade commence sur ces chemins qui nous font découvrir  la faune, la flore, le paysage, les sites historiques et les villages. Espérons qu’ils ne deviennent pas les vestiges de notre pays.

Les amis de Sylvain Tesson et sa sœur le rejoindront, ce qui donnera lieu à une incroyable anecdote sur le charme des nuits sous la tente.

Et puis tout est prétexte à des réflexions, des questions et il en est une à laquelle j’ai été particulièrement sensible.

« Oh ! comme il eût été salvateur d’opposer une « théorie politique du bocage » aux convulsions du monde. On se serait inspiré du génie de la haie. Elle séparait sans emmurer, délimitait sans opacifier, protégeait sans repousser. L’air y passait, l’oiseau y nichait, le fruit y poussait. On pouvait la franchir mais elle arrêtait le glissement de terrain. À son ombre fleurissait la vie, dans ses entrelacs prospéraient des mondes, derrière sa dentelle se déployaient les parcelles. La méduse du récent globalisme absorbait les bocages. Ce remembrement du théâtre mondial annonçait des temps nouveaux. Ils seraient peut-être heureux mais n’en donnaient pas l’impression. Qui savait si les nouvelles savanes planétaires allaient produire d’heureux forums ou des champs de bataille ? »

Et là, je pense à mon village, la faucheuse y passe régulièrement, une magnifique haie de thuyas a été décapitée, ne reste que les racines et un bout de tronc, cet automne, laissant les oiseaux fort désemparés et pour célébrer la nouvelle année, une haie de lauriers a subi le même sort ses joyeux gazouillis ont cédé la place au ronchonnement des moteurs. Cette curieuse manie qu’ont les français de raccourcir à tout va.

Sur les chemins noirs est un hommage à ce pays que j’aime tant et à sa beauté qui tend à se réduire à une peau de chagrin de nos jours.

Ce récit nous incite à ouvrir les yeux sur ce qui est à portée de main et que nous ne regardons même plus.

Sylvain Tesson est un auteur que j’admire pour son courage, son esprit, son humour.  J’ai beaucoup d’admiration pour cette force de caractère qui le pousse à repartir et à faire fi des difficultés.

Une lecture que je vous recommande si ce n’est déjà fait.

Cinq étoiles.

J'avais encore attendu la libération du jour. Chaque aube est pour l'insomniaque un 6 juin personnel.

Entre moi et le monde, il n'y avait que l'air tiède, quelques rafales, des herbes échevelées, l'ombre d'une bête. Et pas d'écran ! Aucune information, pas d'amertume, pas de colère. Ma stratégie du retrait distillait sa jouvence dans mes fibres.

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog