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litterature francaise

2026-02-09T19:09:24+01:00

La boîte en os

Publié par Althéa

Ce petit cimetière était si calme, si naïvement simple, que je me demandais comment mes deux morts pourraient s'y adapter.

« Un livre étrange qui ne ressemble à aucun autre » tel est le commentaire de Jean Cocteau . Ma curiosité attisée, je me suis lancée dans cette lecture

 Antoinette Peské, par le biais subtil de la narration nous conte une histoire d’amour fou par delà la mort.

Atmosphère qui rappelle « Les hauts de Hurlevent » et qui pourrait avoir inspiré « L’éternel  retour » se passe dans les Higlands à Goldloch, dans un petit village entre landes, lacs et ciels changeants : toute la magie de l’Écosse.

Deux adolescents s’étaient liés d’amitié, bien des années plus tard, le narrateur, Norbert, apprenant que son ami  est interné ;  va lui rendre visite, sa vie en sera bouleversée pour toujours.

John  Mac Corjeac aime sa femme Margaret O’Don d’un amour fou. Cette dernière est fascinée par lui depuis qu’ils étaient camarades de jeux.

John l’aime d’un amour obsessionnel, voudrait connaître ses moindres pensées, ressentir ses émotions, la posséder pour l’éternité. De l’amour fou à la folie, il n’y a qu’un pas.

C’est une histoire singulière écrite d’une très jolie plume, à la fin du dix-neuvième siècle, toute à la fois gothique et romantique, pourtant ! Nous sommes loin de toute morale car cette passion conduit John et Margaret à d’incroyables extrémités où la mort semble abolie.

Une histoire qui fait se demander pourquoi nous l’aimons car en fait peut-être serait-il plus normal d’être horrifié mais ce roman fait  ressortir notre dualité.

Un petit bijou à lire absolument.

Merci aux éditions Libretto

#Laboîteenos#NetGalleyFrance

À vrai dire, j'ai éprouvé dans l'Écosse des Highlands ce que je n'ai éprouvé nulle part au cour de mes nombreux voyages à travers l'Europe. Ces monts, dont les sommets presque toujours perdus dans la brume font croire qu'ils touchent le ciel, ces lacs de plomb fondu, dont les eaux sont si profondes qu'elles semblent être les ouvertures de l'enfer, font subir tour à tour aux passions humaines des envolées et des descentes incroyables. L'Écosse du Nord est je crois, par excellence, le lieu du rêve , de la contemplation intérieure et de l'amour.

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2026-01-22T10:59:48+01:00

La geste de Lendyra Ayangar

Publié par Althéa

_ Ce n'est pas un simple objet ! Il y a beaucoup de moi en elle ; et je garde un lien entre nous. Je saurai où elle se trouve. Il est hors de question de l'abandonner. Je me rendrai invisible ; j'irai seul.
_ J'irai avec toi, petit magiccien, dit Mukha. J'étais trop frusstré de ne pouvoir tuer cces viccieuses créatures la dernière fois.
_ Tu peux compter sur moi aussi, Rase-Mottes ! renchérit Warygar. Nous leur ferons payer, au prix fort, la mort d'Ulion et la destruction de Bitsy.
_ Vous n'êtes vraiment qu'une coterie de jeunes mâles belliqueux, s'indigna Ménélice frappant le sol de son bâton. Impulsifs, toujours prêts à en découdre, inconscients des dangers et des conséquences. J'enrage. Bon, que proposez-vous ?

_ Mais... Qu'est-ce qui fait rire des géants ?
_ Héhé, des histoires de nains, pardi !
_ Je serais curieux d'entendre l'une d'entre elles, dit Warygar.
Sans se faire prier, le gnome commença :
_ J'ai commencé tranquillement avec des blagues du style : on ne dit pas un ingrat mais... un petit gros !

Cette fois-ci, Warygar est envoyé en mission par Sarg, le père de son épouse Tisha.

Il sera accompagné de ses amis, Rasmop, Mukha et  Ménélice, adepte de la vieille foi. Le voici parti à la recherche d’une herbe nécessaire à la procréation pour notre jeune couple.

Nous allons découvrir deux sociétés forts différentes mais certainement pas idéales. Toutes deux ont un point commun l’usage du Klath, une drogue, qui leur permet d’aliéner les hommes.

C’est l’occasion pour nos amis de faire usage de la magie, de l’humour et de leurs armes. De sauver des vies, de récupérer des objets précieux et de venger ceux qui ne sont plus.

Sur le chemin du retour, il sont rejoint par un soldat porteur de mauvaises nouvelles qui nous permettra de retrouver Béocène et un allier inattendu.

Une excellente aventure complétée par un bonus de l’auteur qui nous raconte la rencontre de Sarg et de sa future femme.

Un roman de fantasy qui peut se lire séparément mais à quoi bon se priver deux excellents opus.

Merci à Seth Horvath pour ce SP via Simplementpro.

Cette fois la wyverne ne se montra pas ni ne se fit entendre lorsqu'ils atteignirent et franchirent le col. Un blizzard glacial soufflait en fortes rafales, obligeant chevaux et cavaliers à courber la tête. Le soleil n'était qu'une misérable boule blême, accrochée aux tentures laiteuses des nuages. Ils ne tardèrent pas àchoisir un repli de rochers qui pourrait offrir un abri de fortune aux montures et se réfugièrent dans la hutte magique pour y attendre le matin. Ils repartirent dans l'aurore maussade et traversèrent le plateau glacé où, il y a peu, les loups monstrueux les avaient attaqués. Depuis, la neige était tombée en abondance, recouvrant tous les reliefs d'une blancheur virginale.

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2026-01-15T10:20:13+01:00

Sur les chemins noirs

Publié par Althéa

La médecine de fine pointe, la sollicitude des infirmières, l'amour de mes proches, la lecture de Villon-le-punk, tout cela m'avait soigné. Il y avait surtout eu la sainteté d'un être venu chaque jour à mon chevet, comme si les hommes de mon espèce méritaient des fidélités de bête. Un arbre par la fenêtre m'avait insufflé sa joie vibrante.

Perdre du poids en marche, c'est laisser un peu de soi à la route

Sur les chemins noirs est devenu une évidence. Séquestrée par de fortes pluies, l'asphyxie me guettait, lire Sur les chemin noirs est devenu une évidence.

Après un très grave accident et des mois d’hospitalisations, Sylvain reprend ses déambulations et ses réflexions  pour notre plus grand plaisir. Et voilà notre infatigable voyageur reparti. Ce sera  aussi l’occasion de faire le deuil d’une maman partie quelques mois plus tôt.

Et la promenade commence sur ces chemins qui nous font découvrir  la faune, la flore, le paysage, les sites historiques et les villages. Espérons qu’ils ne deviennent pas les vestiges de notre pays.

Les amis de Sylvain Tesson et sa sœur le rejoindront, ce qui donnera lieu à une incroyable anecdote sur le charme des nuits sous la tente.

Et puis tout est prétexte à des réflexions, des questions et il en est une à laquelle j’ai été particulièrement sensible.

« Oh ! comme il eût été salvateur d’opposer une « théorie politique du bocage » aux convulsions du monde. On se serait inspiré du génie de la haie. Elle séparait sans emmurer, délimitait sans opacifier, protégeait sans repousser. L’air y passait, l’oiseau y nichait, le fruit y poussait. On pouvait la franchir mais elle arrêtait le glissement de terrain. À son ombre fleurissait la vie, dans ses entrelacs prospéraient des mondes, derrière sa dentelle se déployaient les parcelles. La méduse du récent globalisme absorbait les bocages. Ce remembrement du théâtre mondial annonçait des temps nouveaux. Ils seraient peut-être heureux mais n’en donnaient pas l’impression. Qui savait si les nouvelles savanes planétaires allaient produire d’heureux forums ou des champs de bataille ? »

Et là, je pense à mon village, la faucheuse y passe régulièrement, une magnifique haie de thuyas a été décapitée, ne reste que les racines et un bout de tronc, cet automne, laissant les oiseaux fort désemparés et pour célébrer la nouvelle année, une haie de lauriers a subi le même sort ses joyeux gazouillis ont cédé la place au ronchonnement des moteurs. Cette curieuse manie qu’ont les français de raccourcir à tout va.

Sur les chemins noirs est un hommage à ce pays que j’aime tant et à sa beauté qui tend à se réduire à une peau de chagrin de nos jours.

Ce récit nous incite à ouvrir les yeux sur ce qui est à portée de main et que nous ne regardons même plus.

Sylvain Tesson est un auteur que j’admire pour son courage, son esprit, son humour.  J’ai beaucoup d’admiration pour cette force de caractère qui le pousse à repartir et à faire fi des difficultés.

Une lecture que je vous recommande si ce n’est déjà fait.

Cinq étoiles.

J'avais encore attendu la libération du jour. Chaque aube est pour l'insomniaque un 6 juin personnel.

Entre moi et le monde, il n'y avait que l'air tiède, quelques rafales, des herbes échevelées, l'ombre d'une bête. Et pas d'écran ! Aucune information, pas d'amertume, pas de colère. Ma stratégie du retrait distillait sa jouvence dans mes fibres.

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2026-01-05T09:49:18+01:00

Le Très-Bas

Publié par Althéa

La religion c'est ce qui relie et rien n'est plus religieux que la haine : elle rassemble les hommes en foule sous la puissance d'une idée ou d'un nom quand l'amour les délivre un à un par la faiblesse d'un visage ou d'une voix.

Le vrai père c'est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancoeur.

L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit. La fleur n'est pas certitude du fruit.

Une petite critique pour un grand livre.
 

1°)C'est trop court, on voudrait prolonger ce moment de grâce.
 

2°)Est-ce de l'hypnose ou une transe, je ne sais pas, mais j'ai lu ce livre sans sentir le repas qui brûlait, ni voir le chien à mes pieds avec sa laisse.
 

3°)Cette Terre-Mère nous aime d'un amour insensé, de cet amour bienveillant qui fait de tous les êtres vivants ses enfants. C'est cet amour que François a reçu et qu'il donne en abondance. P. 38 " François, le serviteur et l'ami du Très-Bas, vécut dans la douceur jusqu'à l'âge de près de vingt ans."
 

4°)François son enfance, sa vie, le choix qu'il a fait de fuir l'amour des siens pour aimer encore et toujours plus Dieu et la Création.
 

5°) Les phrases de Chrstian Bobin sont toutes plus belles, les unes que les autres et il y aurait tant de choses à dire mais c'est à chacun de suivre l'ange, l'enfant et le chien.
 

Il est certain que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin et je vais continuer à découvrir cet auteur et son monde. Et voici un très bel extrait :
"Je reviens à Dieu dont tu n'es qu'une image - décevante comme toutes les images. Celui-là fait un père bien plus léger que toi. Il me regarde aller aller et venir. Il est dans ces absences, bien moins meurtrier que toi.Il me laisse, dans sa présence, bien plus de jeu. Il ne croit pas comme toi à l'argent, au devoir, au sérieux. D'ailleurs il passe tout son temps dans la compagnie futile des enfants, des chiens et des ânes." p. 106-107

Elle planait sur le vide des terres et sur le vide des coeurs, elle rôdait avec le vent dans les déserts. Elle était première. Elle avait toujours été là. La parole d'amour est antérieure à tout, même à l'amour. Au début il n'y avait qu'elle, la voix sans mots, le souffle d'or enveloppant Dieu, François d'Assise et le chien de Tobie, serrés ensemble, leurs haleines confondues.

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2025-12-18T10:53:47+01:00

Frisson le petit manchot qui n'aimait pas le froid

Publié par Althéa

Là où le vent glacial siffle et fait danser la neige immaculée, vit joyeusement toute une colonie d'oiseaux : les manchots. Se tenant droit comme de grands i, avec leur collier jaune orangé, leur veste noire en queue de pie, ils sont si beaux et si fiers qu'on les appelle des empereurs. Le terrible froid, l'eau glacée de l'océan ? Ils adorent ça, bien emmitouflés au chaud dans leur gros duvet.

Frisson est un petit manchot frileux mais certainement pas peureux. Quand son meilleur ami Pioupiou se retrouve en bien fâcheuse posture à cause d'un vent chaud qui fait fondre la banquise. Il fera preuve d'un grand courage. Cette bonne action en entraînera une autre.

Et encore une histoire toute mignonne de la famille Chevalier comme elle en a le secret.

Avec de jolies illustrations toutes en douceur.

Frisson le manchot nous emmène explorer la banquise et ses habitants dans l'Antartique.

Une histoire pour les plus petits avec quelques pages de jeux et de découverte.

Une histoire que je recommande chaudement.

Merci à Vincent Chevalier pour ce service presse via Simplementpro.

Après le verbe AIMER, AIDER est le plus beau verbe du monde.
Bertha von Suttner Prix Nobel de la Paix

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