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2026-09-04T16:58:01+02:00

Rendez-nous les nuages Livre 1 La Tour d'Aleyah

Publié par Althéa

Trois rayons de lumière s’échappèrent de Netherlheim pour fondre sur le monde.
Un rayon rouge se dirigea vers Rhulwë, le volcan en sommeil au sein duquel le dragon Skyfire était emprisonné.
Un rayon bleu piqua les Montagnes Blanches, tout au nord, au-delà des royaumes des hommes et des Nains, vers les anciennes demeures des Elfes des neiges.
Un rayon vert passa au-dessus de la Forêt Noire et tomba au sud, en pleine mer.
Mais aucun nuage noir.
Cela n’était jamais arrivé.

— Je n’ai nul besoin d’être ménagée.
Néanmoins, lorsqu’ils lui apprirent que les guerres dont elle parlait avaient pris fin il y avait près de deux mille ans, que le pays d’Ilidrine n’existait plus, et que la race des Elfes avait entièrement disparu d’Ypéria, le choc fut tel qu’elle demanda avec pudeur de faire une pause.
— Pardonnez-moi… Je ne m’attendais pas à cela, dit-elle le souffle court,
avant de s’asseoir sur une roche.

L’étage où il se trouvait n’était pas moins bruyant que les autres, mais les Nains buvaient, parlaient, chantaient et jouaient dans une réjouissance mesurée. La plate-forme supérieure, que Flyn et Gruff rejoignirent en empruntant un grand escalier de pierre sur lequel plusieurs groupes de petites personnes s’étaient assis, avait une atmosphère plus corsée.
— Attention de ne pas prendre une châtaigne ou une chope volante en
pleine figure, le prévint Gruff en arrivant en haut des marches.
À peine eut-il fini sa phrase qu’un Nain fut projeté dans l’escalier et le dévala en roulé-boulé jusqu’au niveau inférieur, bousculant plusieurs de ses congénères qui renversèrent leurs cervoises en poussant des cris de colère.

Quel univers !

Trois rayons de lumière sont tombés de Netherlheim réveillant on ne sait trop quoi, les nuages ont disparu privant les Vældrids n’ont plus d’ombre l’équilibre hommes-vampires est menacé. Trois groupes de musiciens partent découvrir de quoi il en retourne.

Que du beau monde ! Des vampires, des nains, une elfe, des humains, des arachnidés, des démons (choix divers et varié, pour tous les goûts et dégoûts) et l’ankou.

C’est original, c’est savoureux. Un monde de musicien-guerrier où les notes deviennent des armes léthales.

Vous assisterez à une course-poursuite à moto avec un dragon, une bagarre de nains dans un bar, évitez les marais de Skream si vous êtes arachnophobe.

J’ai adoré cette histoire de musicien où les rebondissements, les combats, les coups bas ne manquent. Une société conflictuelle avec de nombreux clivages.

De nombreux personnages attendent l’heure de la revanche.

Au cours des siècles, l’histoire a subie des retouches bien des révélations sèmeront la confusion dans les esprits.

Et c’est là tout le génie d’Anthony Lamacchia qui à chaque fois que ça se complique parce que ce n’est pas suffisant en remet une couche.

De la belle ouvrage ! J’attends la suite avec impatience.

Merci pour ce SP via Simplementpro.

L’Ankou sous son manteau émit quelques sons sans que Flyn n’ait touché les cordes. Le loquet se leva tout seul et la lucarne s’ouvrit d’elle-même. Le jeune Vældrid se glissa chez lui, vérifia que personne n’était entré par effraction, ferma la fenêtre, et prit en main l’Ankou. Les runes de la basse se mirent à pulser doucement.
— Tu peux me poser.
Flyn écarquilla les yeux. Il lâcha la guitare de feu Hellwyn Giger et recula de quelques pas. L’instrument à cordes tint seul, le corps en équilibre sur le sol, la tête en forme de crâne tournée vers Flyn comme si elle le regardait.
— Je ne savais pas que l’Ankou pouvait parler.

Baythen Kelton s’arrêta brusquement. Ses yeux s’écarquillèrent, presque sur le point de sortir de leurs orbites. Se prenant la tête entre les mains, il se mit à hurler. Les autres Vældrids bondirent de leur siège et retirèrent leur casque, confus. Hellwyn attrapa Lucia par le bras et l’éloigna de Kelton quitomba à genoux, les mains compressées sur ses tempes, hurlant de douleur.
— Elle me mange ! Elle me mange !
Sa voix devint bientôt un râle spongieux, ses yeux se révulsèrent, sa bouche se contorsionna pour ne laisser échapper que des bafouillages étranglés. Du sang coula de ses oreilles et de ses yeux, puis il s’écroula, mort.

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