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2026-08-06T15:29:50+02:00

Roxanne

Publié par Althéa

Les entrelacs de tiges épineuses
deviennent un labyrinthe
où elle s'imagine minuscule
Sautant de feuille en feuille,
elle rencontre toutes sortes
d'insectes étranges
Puis elle glisse sur les pétales
multicolores au gré de son imagination.
Et dans un coin de son esprit,
une petite voix souffle que même
les plus belles fleurs finissent par faner.

Tous les jours la même partition
monotone.
Roxanne se lève, se lave.

Le riff est là

Le riff s’en va

De grands moments de joie et des manques, des vides que Roxanne tentera de combler avec la drogue.

D’une petite fille affectée par une blessure à la bouche, par la perte de sa maman, à une jeune femme qui trouve grâce à son amour de la musique et de la guitare sa véritable voix, mais aussi la voie à suivre.

C’est un premier roman prometteur de Romain Aguila avec une structure en forme de poème faite de flashback sur différents moments clefs de sa vie. De très beaux passages, des idées originales : La libellule, La mort d’Amy qui nous élèvent.

 Puis du très sombre avec la drogue, cette marque indélébile sur la bouche de Roxanne, Romain Aguila est infirmier et sait mettre les mots justes sur ces situations.        

Petit à petit, la musique sauvera Roxane de l’addiction, donnera un sens à sa vie et lui offrira son riff.

Je n’ai pu m’empêcher de repenser à la chanson de The Police : Roxanne

Roxanne you don’t have to…

Merci aux éditions Buchet.Chastel et à Babelio pour cette masse critique privilégiée.

En librairie le 20.08.2026

« Tu sais, transmettre, c'est parfois plus
difficile que briller... Derrière chaque musicien, il y a un professeur. »

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2026-08-06T08:04:58+02:00

Se souvenir

Publié par Althéa

La chaleur avait été effroyable : à 500 mètres les visages étaient si abîmés qu’on ne pouvait les reconnaître. A un kilomètre, les brûlures atomiques avaient lacéré la peau qui pendait en lambeaux, la colorant en brun-rouge. La première impression n’avait pas été semble-t-il, celle de chaleur, mais la douleur intense suivie d’un froid extrême. La peau soulevée était fragile et s’enlevait facilement. La plupart des victimes mouraient rapidement.

À une distance de un à trois kilomètres, on ne sentait pas tous la chaleur dès l’abord ; la sensation d’extrême chaleur et de douleur ne venait que plus tard, quand après une heure ou plus tard, quand après une heure ou plus, la peau rougissait et se couvrait d’ampoules. Mais les effets ultérieurs de ces brûlures restaient au moment même impossible à prévoir.

Les fragments de bombe variaient en volume : d’une bille à une tête d’enfant. Ils répandaient une lumière d’un blanc verdâtre et tombaient en sifflant, causant des blessures extrêmement sérieuses.

Quant aux cas d’écrasement sous les ruines, de blessures par des débris, de mort par le feu, ils ressemblaient aux cas similaires des raids habituels.

Les radiations produisaient outre une faiblesse générale, la diminution des sécrétions, salivaire, urinaire, etc…

Dans l’abri étroit, morts et blessés étaient étendus côte à côte. Les survivants ne pouvaient faire un mouvement. Quand un patient cessait de gémir, c’est qu’il avait trépassé…

Parce que certains évènements ne doivent pas être oubliés.

Lecture conseillées : Les cloches de Nagasaki Paul Nagaï

                                  Notes de Hiroshima Kenzaburo Oé

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2026-08-02T17:37:45+02:00

La messe n'est pas dite Le sursaut judéo-chrétien

Publié par Althéa

Cette jeunesse occidentale est la première depuis deux mille ans à n'avoir reçu aucun héritage religieux, et quasiment aucun héritage culturel. Elle est comme les premiers chrétiens qui, à Rome, ne connaissaient pas Jésus.

Jésus de Nazareth se situe dans cette lignée prestigieuse de prophètes juifs. Cette chaîne historique fonde ce que Renan a appelé le « judéo-christianisme ». Une évolution lente, mais inexorable, qui transforme un culte avant tout social et politique en une morale individuelle, le Dieu d'un peuple élu en un Dieu de l'humanité, une religion dont les rites extérieurs règlent la vie de la cité en une foi personnelle intérieure.

Un livre intelligent, cultivé qui répond aux questions que nous nous posons.

Bien écrit, clair, forcémment Éric Zemmour est journaliste.

Notre auteur se sert de ses lectures pour démontrer que nos racines sont judéo-chrétiennes nous le savons tous mais de là à l'expliquer.

J'ai apprécié ses arguments et cette manière qu'il a de nous donner envie de prolonger par d'autres lectures, exemple : Chateaubriand, Ernest Renan et de nombreux autres auteurs afin d'approfondir nos connaissances.

Un livre vite lu, compréhensible qui donne une vue d'ensemble passionnante  écrite par un homme qui n'est ni chrétien ni catholique.

C'est Napoléon qui a forgé de toutes pièces un clergé juif hiérarchisé sur le modèle de l'Église. Et c'est le même Napoléon qui a imposé le respect des libertés individuelles dans le fonctionnement communautaire. Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu'ils ont dû se convertir au catholicisme, mais que, dans leur approche de la religion, ils ont dû s'imprégner de cet individualisme moderne, à la fois spiritualiste et intériorisé, qui respecte les choix de chacun dans son approche de Dieu, de la Foi, et de la loi. Mais, en échange, la République française émancipa les Juifs, en fit des citoyens égaux aux autres Français, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Le jeu en valait la chandelle, ont-ils alors estimé.

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