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2026-03-23T09:15:54+01:00

La guérisseuse de Catane

Publié par Althéa

C'était en l'an 1302.
Catane était la plus belle des villes. Populeuse. Gargouillante. Remplie de juifs, de musulmans, d'Arabes, de chrétiens. Personne ne parlait qu'une seule langue, tout le monde se débrouillait un peu dans tous les dialectes. On se comprenait en souriant, en aimant, en haïssant. En invectivant ou en priant le Dieu des autres.

J'étais citoyenne, mais aussi étrangère. J'avais un nom, mais personne ne voulait le prononcer.
J'étais peut-être de l'espèce invisible des prophètes qui, comme Jérémie hurlaient que nous sommes tous couverts du sang de l'enfant ?
Non, je n'étais qu'une femme. Race de rejetés, de licornes, de monstres.

 

Bien que romancée voici l’histoire de la doctoresse Virdimura, la première femme à se voir accorder la licentia curandi

Entre loi du cœur et loi du pouvoir et de l’argent, quatre médecins iront jusqu’au bout de leur amour des autres et de leur curiosité pour la médecine malgré les coups du destin dont ils sont les proies, ils ne failliront pas. J’ai adoré ces personnages.

Le 14ème siècle à Catane (Sicile) est une époque de misère, d’ignorance, de superstitions et de préjugés et Simona Lo Iacono a su en faire sa toile de fond. Les détails ne manquent pas. La plume est addictive.

Ce n’est pas un coup de cœur pour moi parce que trop de misère et de haine fini pas rendre les lectures éprouvantes et fatiguantes. Hélas !

 Un grand bravo à ces belles personnes : Virdimura, Urìa, Pasquale et Josef de Medico dont notre monde aurait tant besoin ! Des êtres que rien ne dévie de leur chemin si ce n’est la mort.

« La médecine ne requiert pas du talent.

Seulement du courage. »

Merci aux éditions Métailié

#LaguérisseusedeCatane # NetGalleyFrance

Pour la troisième fois, ma maison avait été détruite. Pour la troisième fois, je vis combien est fragile notre passage dans le monde.
Je ne me troublais pas. J'étais habituée aux retournements imprévus, aux mutations d'époques. Je savais que Dieu se laisse découvrir seulement par celui qui traverse plusieurs fois la mort.

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