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2024-10-08T14:16:54+02:00

Naturel : Pourquoi voir, sentir, toucher et écouter les plantes nous fait du bien

Publié par Althéa

Vert c'est toi que j'aime vert
Vert du vent et vert des branches

Frederico Garcia Lorca

Depuis toujours, je suis entourée de plantes, c'est un besoin que j'ai toujours ressenti. Avoir un jardin où dès le réveil, je suis avec mes plantes est arrivé plus tard mais est devenu une passion.

Alors comment se fait-il que nous devions passer par des analyses, des enquêtes, des chiffres pour nous convaincre que le naturel est bon pour nous de nos jours ?

Le jardin est un lieu sensuel :

Sentir le lilas en fleur, la plante curry après la pluie, et biend'autres plantes aux bienfaits thérapeutiques

Voir le vert tendre des jeunes pousses au printemps et l'or des feuilles du gingko biloba en automne...

Ecouter le chant des oiseaux, le vent dans les feuillages.

Toucher le duvet des stachys, frôler une ortie par mégarde.

Goûter les premières cerises, ramasser les châtaignes tout ceci fait parti des plaisirs du jardinier, ce sont des moments de détente bons pour se déstresser.

Mais ce livre aborde aussi les bienfaits de la nature sur notre santé physique et psychique avec de nombreux traitements possible grâce aux plantes.

sylvothérapie, hortithérapie, jardin thérapeutique, phytothérapie, aromathérapie

 

 

En perdant la diversité microbienne , à cause du recul de la biodiversité, nous avons perdu la protection importante qu'elle offr à notre corps pour lutter contre les allergies et autres maladies auto-immunes.

Bien évidemment, tout ce qui est dit dans cet essai m'a plus qu'intéressée puisque je jardine par amour et que je n'ai jamais considéré le jardin comme un médicament mais avouons que c'est loin d'être une potion amère.

Deux ou trois études sont sorties récemment avec des recommandations d'une surprenante clarté : pour profiter au maximum des bienfaits de la nature en termes de santé et de bien-être, il faut marcher pendant au moins vingt minutes d'affilée dans un parc et passer au moins cent vingt minutes par semaines en immersion dans la nature.

Petite, une allée de platane menait à mon école. Plus tard, mon fils traversait un grand parc pour aller à l'école.

En tout cas, même si il n'y a pas besoin de me convaincre que le jardin c'est la vie et que les plantes en intérieur ou en extérieur sont nos alliées, ce livre va me donner des arguments pour faire des émules chez certaines personnes de mon entourage qui rechignent à une petite ballade en forêt.

Un livre sur les plantes fort différent de mes lectures habituelles mais que je conseille à tous.

Ce livre comporte quelques photographies de parcs et plantes.

Kathy Willis est passée des plantes fossilisées aux plantes vivantes, ce qui l'a menée à chercher les raisons du bien-être qu'elle ressentait et à le partager avec nous.

Et comme nous sommes en automne je finis avec cette citation de David Henri Thoreau :

De façon saisissante, Thoreau ne limitait pas ses observations à la description de cette merveilleuse profusion de teintes et de couleurs mais s'intéressait à l'effet qu'elle reproduisait sur lui, l'observateur, le spectateur : « Nous ne sommes jamais rassasiés de nature. Nous ne pouvons qu'être revigorés par la vue de cette inépuisable énergie... Il nous faut assister à la transgression de nos propres limites et nous ouvrir sans frein à de nouveaux horizons où nous ne nous aventurons jamais.»

Merci aux éditions du Seuil et à Babelio pour cette masse critique privilégiée.

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2024-10-07T12:23:24+02:00

À l'ombre de Winnicott

Publié par Althéa

« Que faites-vous ?
_ J'écrase ma cigarette.»
Il se saisit de la pierre, alla à la fenêtre qu'il ouvrit et jeta cendres et mégot au-dehors. Lorsqu'il revint vers son épouse, il demanda, en brandissant l'objet du délit :
« Où avez-vous trouvé cela ?
_ Dans votre cabinet de travail. Je cherchais un cendrier.
_ Un cendrier ? s'étrangla Archie.
Pour votre gouverne, très chère, ce "cendrier", comme vous dites, est un fossile qui a, approximativement entre quatre-vingt-dix et cent millions d'années.»
Lucille regarda l'objet d'un autre œil tandis que celui d'Archie frisait.
« Vous êtes impossible ! Mes journées à Khorsabad vont être bien plates sans vous.»

Voyant passer des critiques élogieuses de Christian Niemiec et Ludovic Manchette, il ne manquait qu’une histoire de fantômes dans un manoir pour me jeter à l’eau. C’est chose faite, j'en ressors enchantée et une fois le livre fermé, voici mon ressenti succinct car les critiques abondent.

 Tout démarre de façon classique dans un manoir où d’étranges phénomènes se produisent, je l’ai lu avec le sourire et parfois des fous-rires tant les auteurs n’ont pas  lésiné sur les clichés : pièce secrète, déplacements de meubles, flaques d’eau, portraits qui vous suivent des yeux, séance de spiritisme et encore plus…

Les habitants du manoir sont incroyables : Mr Talbott,  pince sans-rire, sceptique, Pearl qui commet impair sur impair avec Georges le jeune enfant aveugle, il y a aussi l’amour que se portent ses parents.

L’histoire est aussi portée par l’amitié indéfectible entre deux êtres bouleversants et éprouvés : Viviane et Georges. Leur rencontre déterminera toute leur vie.

J’ai adoré cette histoire légère au début qui prend de la substance sur le dernier tiers avec la correspondance de Georges et Viviane, le deuil qui afflige les occupants du manoir, le départ de ses habitants indésirables et l’amour porté à ce manoir par tous.

Une fin fantastique sur l’empreinte que nous laissons après notre mort. Un roman bouleversant.

N’hésitez pas le Sussex, Winnicott Hall et ses habitants vous attendent.

Merci au cherche midi éditeur pour ce service de presse.

Et comme d’habitude cet avis ne concerne que moi.

#AlombredeWinnicottrentréelittéraire2024 # NetGalleyFrance

Ruby et Pearl ont encore fait des leurs. Avant-hier soir, elles se sont mises à pousser des cris d'orfraie dans leur chambre. J'ai accouru, le cœur battant, et je les ai trouvées livides comme j'ignorais qu'on pouvait l'être et pour cause : elles venaient de s'appliquer un masque à la farine ! Elles m'ont fait une de ces peurs... Et devine ce qui les terrorisait : une simple araignée !

Très prochainement je vais lire Alabama 1963 dont je vous parlerai aussi.

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2024-10-05T11:15:05+02:00

Arboria, le monde entre les arbres

Publié par Althéa

À l'enfance ce lieu où nous sommes tous allés et où nous avons tous vécu nos plus belles aventures.

La nature a crée cet endroit magnifique et inviolé jusqu'à présent... Je faisais partie des premiers humains à avoir découvert cet endroit, nous avons établi un petit village au pied d'un étrange rocher. Nous l'avons baptisé Aramunt Vel. Au début tout était paisible, mais petit à petit la nature de l'homme a pris le dessus, nous avons commencé à tuer des animaux plutôt que de nous nourrir de la terre, nous avons brûlé des arbres afin d'alimenter nos feux.

 

En poursuivant un écureuil, quatre enfants vont franchir le portail qui mène à Arboria.

De la fantasy classique pour les plus jeunes qui n'est pas sans rappeler Les chroniques de Narnia. 

Descendre au fond de grottes habitées par les nains, emprunter les entrées secrètes du château pour sauver les prisonniers, participer à de grandes batailles.

Découvrir tout les habitants d'Arboria, nains, gnomes, arbres et plantes qui parlent, vieilles histoires du temps jadis.

Un monde où la nature est respectée par tous sauf les humains, la méchante reine et ses sbires "tiens donc !"

Une grande aventure que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire avec de l'humour et du suspense, les enfants réussiront-ils à rentrer chez eux ?

De très belles illustrations ponctuent la lecture.

De par son format court c'est une invitation à découvrir la fantasy pour les plus jeunes à partir de neuf ans.

Anthony Stefano possède une belle plume et ne manque pas d'imagination, son intérêt pour la nature nous offre un magnifique univers.

Un seul bémol à signaler : on ne donne pas de tartines de chocolat à son chien.

Merci à l'auteur pour ce service de presse via Simplementpro

_ Arrêtez, s'il vous plaît, arrêtez ça,dit la petite créature.
_ Par le haut rocher de Rocaille, c'est un gnome. Le deuxième rocher se transforma également.
_ Bien joué Geum, nous sommes repérés, dit-il.
_ Ce n'est pas ma faute Gom, cet Elwing me faisait chatouille.
_ C'est ça un gnome ? demanda Alexander.

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2024-10-03T15:18:27+02:00

Une cuillerée de miel

Publié par Althéa

Si vous vous sentez une envie d'escapade dans le Lubéron, ce roman est pour vous. Gilles La Carbona excelle dans les descritions du midi.

Ensemble ils allèrent sur le plateau de Valensole, une étendue de calcaire cultivée essentiellement de lavandes. Une marée bleue unique à perte de vue. Un spectacle de carte postale où tous les tons se mélangent du clair pastel à l'indigo, toutes les nuances dansent sous le ciel céruléen. La chevelure hérissée des pieds de lavandes dressant fièrement au ciel leurs épis colorés, embaumant l'atmosphère, régalant les abeilles et les yeux du promeneur nonchalant. Dans le bourdonnement des insectes, à la faveur d'un vent léger balayant les fleurs.

Tout à la fois roman contemporain et roman régional.

Ça pulse les senteurs, les teintes et la douceur de vivre du midi.

Le Mas de Lauzet est un gite tenu par Honorine, une sacrée bonne femme au franc-parler et au lourd secret. Se voyant vieillir celle-ci cherche un gérant qui l'aidera et s'occupera de son trésor, ses abeilles…

Thomas que son amie vient de quitter éprouve le besoin d'un grand changement et répond à l'annonce d'Honorine.

Éva, pianiste de renom, vient au Mas en quête des origines de sa maman. Depuis peu elle a repris sa vie en main.

Le onzième roman de Gilles La Carbona m'a charmé par ses thèmes : changer de vie, choisir sa fin de vie, connaître ses origines. Comme toujours l'auteur fait preuve d'une grande justesse de ton dans les rapports des différents personnages.

Une histoire douce comme une cuillerée de miel, à savourer sans modération.

Et un coup de coeur pour Honorine.

Elle l'entraina sur la terrasse. De ce promontoire ils dominaient toute la plaie de la Durance.
Au fond un timide et scintillant ruban bleu serpentait à travers un lit blanc de galets. Au loin les sommets des Alpes enneigées se détachaient sous un ciel céruléen.
_ Regardez, écoutez. Ça fait plus de 60 ans que mes yeux se posent sur ces paysages, sans jamais se lasser ni trouver de laideur dans ces courbes, ces couleurs, ces impressions. Toute cette solitude me parle, elle en fera autant avec vous.

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2024-10-02T11:02:20+02:00

Seule restait la forêt

Publié par Althéa

Elle répondit immédiatement à Robert, lui décrivit la beauté des bois. Elle avait suspendu du suif dans le cerisier, et ils recevaient la visite de mésanges et de cardinaux. Le soir, une chouette rayée hululait, quand reviens tu. Même les cerfs attendaient semblaient s'attarder davantage, come s'ils attendaient son retour.

Ce livre est une merveille.

Un changement de temporalité, j’ai vécu ma lecture au rythme de la nature.

Quatre cent ans de la vie de quelques familles, d’une maison, d’une forêt et de fantômes.

Une leçon d’humilité pour les hommes qui finalement ont une vie très courte et règnent en maîtres imposants leur volonté à tous ceux qui les approchent.

La cabane sera agrandie, transformée, inoccupée, se délabrera et finira envahie par la nature mais conservera toujours les secrets des habitants.

J’ai beaucoup aimé Osgood et ses merveilles, le peintre amoureux et sa passion pour cette nature qu’il peindra jusqu’à la fin donnant lieu à de très belles descriptions.

Viennent aussi des êtres plus sensibles qui ressentiront les émotions laissées : amour, haine, envie …  cadavres aussi.

Patrick Modiano a écrit : « Je crois qu’on entend encore l’écho [… ] de ceux qui ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l’on capte si l’on est attentif. […] tous ses échos épars qui flottaient dans l’air se cristallisaient.»

Finalement ce qui disparaît est toujours là sous d’autres formes, la forêt fait face aux hommes et à leurs caprices. Elle change, évolue subit les hommes, les insectes, les changements climatiques mais tient fermement sur ses racines.

C’est une histoire étonnante avec une fin surprenante.

Daniel Mason possède une très belle plume. Le texte est bien documenté, de jolies photographies de l’époque l’agrémentent ainsi que les chants des jumelles Osgood.

« … je suis parvenu à la conclusion générale que celui qui fait du bien à la terre sera protégé, tandis que celui qui la viole subira le plus vif des retours de bâton. »

À lire absolument.

Merci aux éditions Buchet Chastel pour ce service de presse. Cette chronique n’engage que moi.

#Seulerestaitlaforêt #NetGalleyFrance

Quatre toits, dix cheminées, dix-huit pièces, toutes abandonnées sauf trois. Le reste encombré par une vie à glaner. Des lambeaux d'écorce et des touffes flétries de champignons. Des os d'animaux. Des épines de porcs-épics entassées. Des plumeaux gris séchés de gerbes d'or,, des gousses fendues d'asclépiades, des frondes de fougères, des bocaux contenant des spécimens d'insectes.

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