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cosy paranormal

2026-11-02T11:26:26+01:00

Le comptoir des vies perdues

Publié par Althéa

La côte d'opale en novembre avait cette qualité : le vent n'était pas un ennemi. Il était un interlocuteur. Il vous parlait de la mer sans vous la montrer, vous rappelait que l'horizon existait même quand le brouillard l'avait effacé. Maëlis marchait les mains dans les poches et le laissait parler.

— La gendarmerie a conclu en deux heures, dit Martine.
En deux heures.
— Deux heures, ça leur suffit.
— Ça leur suffit ou ça leur convient.

Il sentit un doigt se poser sur son poignet, un vrai doigt, froid comme un manche de pelle en janvier, exactement là où sa main s'était refermée sur le vide, à quelques centimètres de la boîte.
- On ne prend pas ce qui n'est pas à soi, dit une voix de femme, sèche et beaucoup trop proche, avec une autorité qui n'admettait aucune réplique.
Il n'y avait personne d'autre dans l'arrière-salle. Le gamin recula d'un bond, la main vide, le souffle coupé net.

Mon premier Cosy Mystery avec une touche de Cosy Paranormal.

J’ai pris ce livre parce que j’ai lu d’autres romans de François Vanhille et que je l’apprécie. Le voir sortir de sa zone de confort m’a décidée à sauter le pas.

Un homme est mort tombé d’une échelle, accident ou meurtre, certains signes abondent pour la deuxième hypothèse mais pourquoi et qui ? Il faut attendre que les indices se mettent en place et donnent un sens à cette mort.

Une affaire liée à un bout de terrain qui sème la zizanie entre deux familles depuis bien des années rien de bien spectaculaire.

Et c’est parti pour une enquête à l’écoute des autres, les vivants, les morts et les animaux car Maëlis, notre enquêtrice note chaque détail.

Cette histoir bénéficie de l’atmosphère en demi-teinte de la côte d’Opale en automne, le temps et la nature sont omniprésents. Les personnages sont des taiseux ou plutôt ne parlent pas pour ne rien dire c’est dépaysant pour la méridionale que je suis cette atmosphère feutrée.

Ce roman est en adéquation avec les codes du genre, j’ai fait une petite recherche ne connaissant pas ce genre.

J’ai suivi ce récit avec intérêt et j’ai par-dessus tout, beaucoup apprécié certains extraits plein de sagesse. Comme d’habitude l’écriture est soignée, le style est fluide. Les illustrations à chaque début de chapitre m’ont beaucoup plu par leur côté surannées.

Une enquête qui montre à quel point trouver un coupable n’est pas forcément une victoire mais un devoir vis-à-vis de la victime.

Merci pour ce SP via Simplement pro.

Ma défunte femme aurait eu deux mots à dire là-dessus. Elle n'aimait pas qu'on salisse ce qui appartenait à tout le monde.
- Vous voulez dire le mur, ou le village ? dit Maëlis.
- Les deux reviennent au même, avec l'âge, dit Ernest.
On finit par ne plus faire la différence entre ce qu'on possède et ce à quoi on tient.

Ce qu'on laisse entrer quelque part finit toujours par y prendre racine.

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