En observant une carte de la province, j'évaluais qu'il me faudrait au moins trois jours avec un bon cheval pour rejoindre Londinium et au moins six de plus pour rallier Eburacum et autant pour atteindre Coriosopitum, au pied du mur d'Hadrien. Enfin, après une halte afin de me préparer, je traverserais les portes et m'engagerais sur les terres des Calédoniens, ces barbares tatoués de pigments bleus...
En toute sincérité, je dois reconnaître que la perspective de faire face à ces guerriers du Nord ne m'enchantait guère...
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De Rome… et de Britannia …
Quintus Lupus, mon espion romain préféré est chargé de franchir le mur d’Hadrien et de récupérer l’épée de César dont l’acier provient de l’arme de son plus grand ennemi.
Une mission qui ne l’enchante guère car le Septentrion ce sont les barbares, l’humidité, le froid et un Sol qui brille par son absence.
Ainsi commence le long voyage sans entrain de notre frumentarius qui ressent une certaine lassitude après différentes missions (forts divertissantes pour la lectrice). Il commence à vieillir et souhaite s’occuper de son fils Caïus qu’il ne voit que trop peu.
Cet aventure est une occasion de découvrir de nouvelles contrées, d’autres cultures et un peuple rude et frustre comme sa terre.
Si nous sommes ce que notre environnement fait de nous, je dois dire qu’entre Mare Nostrum et Britannia, les deux peuples n’ont rien à s’envier quand il s’agit de barbarie : match nul.
Être un espion au service de Rome et de l’empereur n’empêche pas Quintus d’avoir un sens critique bien acéré et de se forger un certain code moral car l’empire romain n’est plus ce qu’il était. Commode ne fait pas l’unanimité chez les frumentarii.
Nous retrouvons aussi notre jeune universitaire Emilio toujours passionné par les aventures de son lointain aïeul, il devra faire face à la jalousie qu’engendre son succès mais aussi à la nouvelle déconcertante de sa petite amie.
Encore un très bon opus, avec les locutions latines expliquées, deux cartes permettent de trouver son chemin.
Au final, Alex Speri nous fait remonter le temps mais on s’aperçoit que rien n’est bien différent de nos jours. Y aura-t-il un prochain opus ? Certaines allusions le laissent entendre.
Encore un excellent moment de lecture !
Merci pour ce service de presse via Simplementpro.
Régulièrement, lorsque je m'apprêtais à embarquer pour un voyage sur les flots, je visitais le temple de Neptune et priais le Seigneur des Mers pour la bonne santé de ses créatures.
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