Ce que l'on sait aussi, c'est que les deux tiers des messages haineux qui circulent sur les réseaux sociaux sont postés en dehors des heures de travail, entre dix-huit heures et neuf heures du matin. Avec des pics identifiés entre vingt-trois heures et sept heures. La violence pour tromper l'ennui. La haine comme hobby.
Chaque pouce, chaque cœur dit que je suis intéressante.
Je trouve d'autres gens pour être d'accord avec moi.
Ils likent.
Je me sens validée.
J'en veux toujours plus.
J'aime être intéressante.
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« La meute est un être collectif qui permet à chaque membre de se sentir individuellement irresponsable de ses actes. »
C’est un état des lieux de nos chers réseaux sociaux dressé en courts chapitres, au style fluide et ironique dont le contenu manque de profondeur. À vous de juger.
Voir le nombre de vies dépendant de ce business m’a sidérée.
L’ utilisateur :
« Tu vas mourir »
« Je vais te violer » et autres banalités…
Le modérateur :
« Il deviendra sujet à l’anxiété, à l’insomnie, à l’épuisement, aux attaques de panique, aux troubles alimentaires, à l’addiction, à la dépression. »
Les influenceurs :
« Les réseaux sociaux n’ont fait qu’agrandir ma faille, mon besoin insatiable de reconnaissance… »
Ceux qui nous fournissent ce Graal :
Le coltan matériau utile à la fabrication de notre jouet préféré « alimente trafics, rackets, conflits armés, prolifération de milices, travail des enfants, esclavage, déplacement de population, massacres, viols systématiques des femmes et des enfants. »
Jeu des apparences, haine et culpabilité car en fin de texte il est dit que nous cherchons ce qui nous arrive.
« Mais qu’as-tu fait ? »
Et là je ne suis pas du tout d’accord. Si la haine est le fait de quelques personnes j’ai bien l’impression qu’elles se regroupent sur ces dits réseaux pour se conforter sur leur « normalité ». Me vient en tête, un certain dicton : « Qui se ressemble, s’assemble ».
Et puis avec cynisme, ironie, humour, Tanya de Montaigne ajoute et là, je m’insurge :
« De tout temps, quand le monde vacille, ça n’est pas vers l’amour, la paix, la gentillesse, la justice, la démocratie que regardons. Non, d’ailleurs toutes ces valeurs nous les plaçons naturellement du côté de l’utopie, du vœu pieux, de l’aspiration sympathique et un peu niaise ». Et c’est bien pour ça que certains ne perdent pas leur temps sur les réseaux sociaux.
Pour finir l’auteure qui ne manque définitivement pas d’humour, nous propose sa solution qui vaut ce qu’elle vaut :
« Alors il est temps de solder ces fantasmes d’exceptionnel, de spectaculaire, d’en finir avec la tyrannie de la merveille, d’assumer d’être résolument
Ordinaire,
profondément banal,… » encore un jeu des apparences du moins je l’espère !
Ce livre est tout à la fois un avertissement à fuir les réseaux sociaux et une histoire de ces dits réseaux dont j’ignorais presque tout.
Personnellement il me faut admirer une culture, un savoir, un style, des valeurs pour que je like. Et vous ?
Merci aux éditions Grasset
#Unviolentdésirdechaleurhumaine # NetGalleyFrance
Toujours préférer « Je sais tout » à « Je ne sais pas ». L'essentiel est de prononcer vite, le plus vite possible pour ne pas rester à la traîne de la calvacade numérique, pour ne pas perdre sa place.
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