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paix

2026-07-28T07:22:15+02:00

La paix est notre avenir Un voyage de réconciliation en Terre Sainte

Publié par Althéa

Nous avons écrit ce livre à deux. Aziz est palestinien, il a perdu son frère dans la première Intifada ; Maoz est israélien, ses parents sont morts le 7 octobre 2023. Nous aurions pu nous haïr, c'est ce que tout le monde attendait. Dans le monde où nous sommes nés, l'amitié entre Israéliens et Palestiniens semble inconcevable. Mais la douleur du deuil n'a pas fait de nous des ennemis. Au contraire, elle nous a rapprochés.

... la guerre n'est pas une affaire de religion ou de cultures. Elle est toujours une question de territoire, de pouvoir, et de récits.

Nous repensons à cette pierre sacrée sous le dôme du Rocher - celle dans laquelle les trois traditions juive, chrétienne et musulmane voient à la fois l'origine du monde et le lieu où adviendra le Jugement dernier. L'islam dit qu'un jour Dieu posera son trône sur ce rocher et que les prophètes Moïse, Jésus et Mohammed intercèderont ensemble pour lui pardonner l'humanité. Pardonner : nous aussi, un jour, nous devrons nous y mettre.

« Demain nous serons ici, un marteau à la main, et nous abattrons ce mur, comme les allemands l’ont fait à Berlin en 1989. Nous avons commencé à nous attaquer aux murs d’ignorance, de peur et de haine qui divisent nos communautés. Les murs physiques ne tomberont que quand les cœurs et les esprits seront prêts.

Ce livre, entre vos mains, est un marteau. »

Parce qu’à mes yeux, la guerre est avant tout la souffrance de deux peuples, je souhaitais lire cette histoire.

Un pays où l’espoir de la paix s’esquisse et s’estompe trop vite malgré les nombreuses bonnes volontés.

 J’ai aimé la vision d’Aziz et Maoz ainsi que celle de ceux qui les soutiennent, les accompagnent et les aident car il n’y a pas de baguettes magiques tout est le fruit de nombreux efforts et d’un long travail sur soi : faire confiance à « l’ennemi », demande du courage.

 Ce livre raconte un voyage à deux dans un magnifique pays ravagé par la guerre. La Terre Sainte, son histoire, ses lieux historiques, ses villes, ses habitants. Ou chacun partage son côté de l’histoire.

 Ce texte commence par quelques cartes :

Palestine (sous mandat britannique) 1920-1948

Palestine (Plan de partage proposé par l’ONU) 1947

Israël (1948-1967)

Israël et les territoires occupés depuis juin 1967

La Cisjordanie

Puis l’itinéraire de Maoz et Aziz.

Un témoignage de ce qui s’est passé, se passe et avec un peu d’espoir arrivera.

Deux peuples hantés par leur passé : la Shoah pour les uns, la Nakba pour les autres. Puis le 7 octobre et Gaza.

C’est un texte qui montre l’absurdité des guerres, où la violence appelle la violence, où la victime d’aujourd’hui sera le bourreau de demain, un cycle infernal qu’il est important de briser.

Au milieu de ce désastre : Aziz qui a perdu son frère lors de la deuxième intifada et Maoz qui a perdu ses parents le 7 octobre, tous deux ont compris que le pardon est un pas vers la paix et la liberté.

Le voyage que nous entreprenons avec eux nous laisse découvrir leur action pour la paix à travers l’écoute de l’autre car la souffrance, le deuil, la peur se retrouvent des deux côtés. Et tout au long de ce périple nous rencontrons des personnes qui ont choisi la paix.

Apprendre à connaitre les hommes derrière le peuple et réaliser qu’ils ne sont pas si différents de nous et subissent les intérêts des hommes qui les dirigent d’un côté comme de l’autre.

La cause de la paix doit être portée par des gens ordinaires… Pape François

Merci aux éditions L’arbre qui marche pour cette lecture qui donne de l’espoir et à Babelio.

 

 

Notre périple s'achèvera en Galilée, où nous empruntons une partie de la route qui a mené Jésus de Nazareth à Capharnaüm. Nous y verrons les traces d'une voie militaire romaine, les cicatrices laissées par des empires déchus, un kibboutz bâti par des enfants rescapés de l'Holocauste et un village palestinien rasé en 1948. Les couches de l'Histoire se superposent et leurs vestiges portent les stigmates de conflits vieux comme le monde.

Comme disait Yasser Arafat en 1994 dans son discours d'acceptation du prix Nobel de la Paix : « Seul le torturé peut comprendre celui qui a subi la torture. »
Quelques jours plus tard, les Israëliens de l'association sont venus trouver leurs homologues Palestiniens en disant : « Nous vous avons raconté l'Holocauste mais nous ne savons rien de la Nakba. Nous aussi, nous voudrions entendre votre histoire. » Ils ne voulaient pas comparer ; seulement apprendre.

" Quand tu es dans le désert, tu as besoin d'eau. Quand tu es en guerre, c'est de paix que tu as besoin "

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