Sous le regard étonné d'Obrigan, la druidesse effleura d'une main hésitante les feuilles de l'ouvrage jusqu'à ce qu'elle découvre la dernière. Cousu sur le parchemin, un visage la contemplait. Le secret du livre se trouvait là ! C'est ainsi qu'il dévorait la raison de ceux qui tentaient de percer ses mystères. Seul le don pouvait le lire, et ce que révélaient les souvenirs d'un masque de mort ne pouvait être supporté par un esprit humain.
Tu es un loup, Obrigan, et la morale n'est plus une vertu. Nous ne nous battons plus pour un idéal, nous nous battons pour survivre...
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Et encore une histoire de pouvoir, de mensonge, de trahison, de vengeance et...de fidélité.
En un lieu isolé, dans une pièce close, une cinquantaine de guerriers sont torturés, mutilés puis assassinés. Un druide et ses deux apprentis sont envoyés sur place afin d'enquêter car le capitaine y voit une empreinte maléfique. Si le ou les assassins ne sont pas découverts, une guerre va éclater. Mais cette attaque n'est que l'arbre qui cache la forêt et c'est une bien vieille histoire qui fera basculer les croyances des druides.
Je ne sais par quelle magie Oliver Peru s'y est pris mais j'ai fini par entrer dans la peau des personnages et éprouver énormément de sympathie pour eux malgré les défauts de certains. le devoir d'un roi le pousse parfois à franchir des limites sans retour possible.
Je quitte Druide et la mère verte avec beaucoup de regrets car vagabonder dans cet univers n'était pas sans me rappeler mes incursions en terre du milieu et le sentiment de liberté et d'aventure qu'offrent de tels univers. Ce fut une lecture d'une grande intensité.
Car la forêt était aux druides, ou les druides à la forêt, seuls les hommes de sève avaient le droit d'en fouler la terre sacrée. Depuis le pacte ancien, les roturiers comme les rois respectaient les frontières du pays vert et tous considéraient la forêt comme une couronne à part entière.
Jareckson était un homme dangereux, déterminé et trop rusé pour être aussi sincère qu'il le prétendait. Malgré cela, Obrigan voyait en lui un grand courage et une réelle dévotion aux gens de son peuple. Il aurait voulu le détester mais il en était incapable, quelque chose de profondément bon derrière les cicatrices du prince l'en empêchait.
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