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2024-08-27T20:23:54+02:00

Échappées

Publié par Althéa

Ils sont beaux et la châtaigneraie leur appartient.
Si les femmes devaient partir, s'ils ne pouvaient plus vivre ici, tous ensemble, alors il vaudrait mieux qu'on les tue. Plutôt que de les arracher à leur forêt, à leur terre, il vaudrait mieux les noyer dans les ruisseaux, les étouffer sous un oreiller, les abattre d'une balle dans la tête. C'est ce qu'il faudrait faire, se dit Sophie, pour eux, pour nous.

Sur une île, des femmes et des enfants vivent dans une châtaigneraie sous l'œil d'Anita, protégés par des grilles.

Anita c'est la mémoire des lieux, la propriétaire de cette maison tout à la fois refuge et prison.

Au gré des saisons nous allons suivre cette "tribu".

Malgré la douceur des lieux, les récoltes, la complicité entre ces femmes, quelques réactions, quelques non-dits semblent dissimuler de lourds secrets.

Un excellent roman sur la violence des hommes, la violence des sentiments et la violence en héritage.

Une très belle description de la châtaignerie et de la vie d'autrefois comme si on y était.

Avec une fin surprenante. Une fois le livre fermé, je n'ai pu m'empêcher de penser à ces femmes qui dansent et qui boivent pour exorciser leurs peurs, oublier.

Manon Jouniaux a écrit un premier roman d'une grande maturité. Un roman viscéral mâtiné de réalisme magique, doux, poétique et violent qui est un coup de cœur pour ma part.

Je tiens à remercier les éditions Grasset pour ce service de presse.

#Echappées #NetGalleyFrance

Chaque année, à l'automne, le vent se lève, les arbres remuent leurs branches, les châtaignes dégringolent, tombent en pluie sur nos colonnes brisées. Les mains s'agitent, excitées par la quête, tâtent les filets à la recherche du fruit précieux, des piques dorées de la bogue qui chatouillent les doigts.

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2024-08-25T16:14:53+02:00

Un pont entre nos mondes l'autisme transcendé

Publié par Althéa

« Notre chemin n'est pas banal, il est riche, édifiant, je suis heureux de le suivre avec toi.»
Moi aussi
« Je te connais, on se connaît. On avait cette mission à accomplir ensemble. Tu sors gentiment de la nuit, tu découvres petit à petit ta route, c'est beau à voir.»

Un sujet sensible traité avec justesse. Un dialogue entre une mère et son fils par le biais de l'écriture automatique. 

Si vous êtes sceptique, je peux le comprendre mais pour être proche d'une personne atteinte de troubles autistiques ce qui est dit a du sens. 

Le texte est en deux parties, une vie compliquée où rien n'est acquis pour la mère et le fils devenu un jeune homme à présent.

Il y a ce corps dont il est prisonnier et ses voyages quand il s'en absente. Son besoin d'affection même quand il donne l'impression de la rejeter. 

Audrey et Baptiste ont une mission commune mais le reste de la famille est proche aussi.

Après, il nous explique le sens de sa venue ainsi que celle d'autres personnes connaissant un handicap.

Ils sont là pour nous faire grandir, apprendre la patience, donner sans attendre en retour même si leur sourire est un incroyable cadeau. Mais eux aussi doivent apprendre à faire confiance, à dépendre des autres.

Chez eux la matérialité n'existe pas, leur faire un cadeau est un challenge. Ils vivent dans le temps présent. Ils sont là pour nous éveiller à une autre façon de vivre.

C'est un très bel échange que nous offrent Audrey et Baptiste que je vous conseille de lire car il peut vous apporter des réponses à des questions. Dans mon cas il a confirmé certaines intuitions.

Je tiens à remercier Mama Éditions pour ce partenariat.

 

 

Nous sommes là pour soutenir et accompagner une certaine évolution du monde et pour permettre aux gens de se poser les bonnes questions, des questions d'ordre écologique, d'hygiène de vie, de spiritualité. La société de consommation, telle qu'elle se vit actuellement, semble avoir rendu ses enfants malades.

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2024-08-23T15:15:08+02:00

Sur le chemin de l'illégalité

Publié par Althéa

Surtout qu'il n'appelle pas la police, pitié Seigneur, pitié, priais-je intérieurement. Ce serait pire des choses qui pouvait arriver.
Jusqu'ici, j'avais survécu trois mois dans cette ville vide, vieille, froide, sans opportunité concluante. Je ne pouvait pas me permettre de rentrer au Cameroun, bredouille et en plus de cette manière; expulsée par les autorités. Non ! Pas après avoir fourni autant d'efforts, même s'ils avaient tous été soldés par un échec.

« Les jours s’égrenaient sous mes yeux comme un chapelet que l’on médite silencieusement. Je ne voyais plus l’avenir aussi lumineux qu’à mes premiers jours. Le brouillard s’installait insidieusement dans mes pensées et l’avenir s’obscurcit davantage quand arriva la date butoir de mon visa.»

Pauvre Josie, fonceuse, ambitieuse, qui n’a pas compris que le mieux est l’ennemi du bien. Désireuse d’améliorer ses compétences elle a décidé de suivre une conférence en Belgique.

Son frère se fait l’avocat du diable lui faisant miroiter un salaire plus élevé ou pourquoi pas un mari.

Bien décidée à réussir, Josie tente l’aventure. Sitôt arrivée, le froid, la grisaille, la différence de culture, lui font perdre son applomb, la solitude l’accable. D’une femme d’affaire ambitieuse et avisée, nous voici face à une jeune femme affolée, perdue qui ne cesse de s’en remettre à Dieu car rien ne se passe comme elle le souhaite.

Son visa expiré, sans papiers dans une situation des plus précaires, les galères s’enchaînent et les propositions malhonnêtes aussi.

Bien qu’elle ait un billet de retour, sa fierté la pousse à partir en Allemagne. Que va-t-elle trouver ?

Josie K possède une plume fluide et agréable, ses expressions camerounaises donnent de la saveur aux dialogues. Les situations évoquées sont d’une grande justesse, la recherche d’un mari m’a bien amusée.

Malheureusement c’est aussi une réalité pour de nombreuses personnes et ces péripéties ne finissent pas toujours bien, j’ai hâte de connaître la suite.

Merci à Josie K pour ce service presse via Simplementpro

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2024-08-22T16:18:05+02:00

Sarah Bernhardt : le rire incassable

Publié par Althéa

Je n'aurais jamais pu écrire longtemps sur quelqu'un que je ne connais pas de quelque manière que ce soit.

Une lecture légère et spirituelle.

Une biographie sous forme de dialogues fictifs entre deux monstres sacrés.

Deux femmes : Sarah Bernhardt et Françoise Sagan ont suivi leur cœur et vécu leur vie au gré du vent sans se soucier du qu’en dira-t-on.

Qui mieux que Françoise Sagan pouvait comprendre et donner vie à Sarah Bernhardt du fond de sa tombe.

C’est malicieux, sans faux-semblants, avec quelques questions sans réponses, Sarah s’y amuse de son rire incassable. Et Françoise partage admiration, curiosité et suppositions pour la tragédienne.

 Deux temporalités, deux femmes modernes et indépendantes, de nombreux points communs dans leur vie.

Une lecture que je quitte à regret encore sous le charme de la plume de l’une et la vivacité de l’autre. Un livre à lire absolument !

Merci aux éditions Le livre de poche pour ce service de presse

#SarahBernhardtlerireincassable #NetGalleyFrance

La vie est grande et libre et drôle. La vie est étonnante. Il y a du vent, il y a des larmes, il y a des baisers, il y a des folies, il y a des envies, il y a des remords.

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2024-08-21T16:37:17+02:00

Après la brume

Publié par Althéa

Je l'ai entendue crier. Par petits groupes, les habitants se rassemblent sous les falaises, les frontales s'allument, une à une. Les motspassent des uns aux autres, battue, demain six heures. Le cri traverse le groupe. Animal, rauque, la douleur d'un membre rongé, la rage de celle qui désire le meurtre, la blessure. La détresse. Je n'ai jamais rien entendu de pareil.

Raph a disparu.

Des femmes la recherchent.

Une île avec ses sortilèges.

Après la brume est un premier roman qui je l'espère ne sera pas le dernier.

Un roman choral qui se lit d'une traite emporté par le souffle de ce récit.

L'occasion pour nous de découvrir les femmes de l'île, leurs liens, leurs vies, leurs souffrances car la mer est bien souvent synonyme de deuil et de légendes.

J'ai été séduite par le style d'Estelle Rocchitelli, phrases courtes, chapitres courts, une écriture viscérale.

Un récit à la frontière du réalisme magique, avec la nature pour écrin.

Un récit beau, poétique et inquiétant.

Je tiens à remercier Marie-Anne Lacoma des éditions Dalva qui a eu la gentillesse de m'envoyer ce service de presse.

 Un coup de cœur de la rentrée. 

 

Je pense à la tempestaire, qui parcourt les villages, bâton à la main, au bout des lèvres les derniers ragots, les querelles, les noces, les nouveaux-nés. Elle n'appartient à aucun bourg. Quand les courants l'acceptent, elle vient jusqu'à l'île pour calmer les bêtes, apaiser les moutons affolés par les bourrasques, en soufflant dans une flûte de roseau.

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