L'automne sait mentir à merveille, dans son abandon coruscant où coule l'ambre sur chaque plante, il parvient à nous faire croire en un éternel été. Mais la couleur des feuillages ne peut tromper l'œil aguerri.
Elle adorait bien entendu la danse, mais aussi la littérature. Elle aimait la vie, et n'en perdait aucune miette. Volontiers provocatrice, au risque de passer pour une audacieuse et même pire, elle se moquait du qu'en dira-t-on. Elle aimait chez Gatien cette fraîcheur d'âme nuancée d'étonnement et de pureté. Il y avait chez lui une fougue tout en intelligence, une retenue qui se libérait à son contact.
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Merci à Anne-Lise Wittwer de 5 Sens éditions qui a eu la gentillesse de me faire parvenir ce service de presse.
Cette fois-ci, Gilles la Carbona nous entraîne en Indochine et à Cuba avec des êtres au caractère bien trempé.
Entre Armand et Eléonore le torchon brûle, ce dernier est resté l’aventurier, le soldat dont elle est tombée amoureuse. Fidèle à ses convictions et à son amour pour la France, il veut servir en Indochine bien que cette dernière souhaite le voir travailler dans l’entreprise paternelle.
Les frictions ne vont pas manquer, les rancunes aussi car Eléonore est prête à tout. Elle sait ce qu’elle veut et est manipulatrice, ses manigances n’auront pas l’effet prévu. Armand reviendra blessé et meurtri.
Un nouveau départ destination Cuba, avec leur fils Gatien, semble une bonne idée. Là-bas aussi, la tempête n’est pas loin. Musique, danse, sensualité ambiante, jeu de séduction pour Armand et Eléonore. Gatien quant à lui s’intéresse aux idées révolutionnaires et tombe amoureux. Face à l’imminence du danger la famille retourne en France à nouveau déchirée. Quels seront leurs choix ?
Valeurs perdues, guerres perdues, amours perdues et pourtant l’espoir demeure.
Cette fresque m’a permis de découvrir l’aspect historique mouvementé de l'Indochine dont je ne connaissais que peu de détails. Cuba est vivante et vibrante, on y est. Encore une occasion de constater à quel point les guerres et les extrémismes sont mortifères pour le peuple qui les subit.
Gilles la Carbona est un auteur que je suis depuis quelques années : son style, ses histoires et ses réflexions en font un incontournable. De plus partageant les mêmes racines, je retrouve toujours avec plaisir cette Provence qu’il dépeint à merveille.
Sans oublier la superbe couverture de sa fille, Pauline qui nous fait entrer dans le récit.
À lire absolument, mais vous vous en doutiez.
Tu es d'un manichéisme navrant. Si on ne va pas dans ton sens, on est contre toi.
Il y a des pensées qui une fois émises donnent la voie, guide l’action. On ne tergiverse pas avec la patrie. La France, cette terre, cette âme, il l’a dans ses gènes, il la déteste autant qu’il l’aime. Elle sait se montrer fière et rebelle, autant que veule et lâche. Elle possède tous les visages, des plus beaux aux plus monstrueux, seul pays capable d’engendrer des héros pour la liberté, ou des collabos prêts à la souiller, la détruire de l’intérieur pour quelques prébendes.
Elle ne s’agite vraiment que face au gouffre, et trouve sur sa route la masse inerte de ceux qui ne savent qu’obéir, et la fange nauséeuse des traitres. Devant ce pitoyable tableau, se dressent les résistants, toujours…
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