_ Hilos Adrasi de Cydoime a demandé ta main, Elayne. Et j'ai accepté.
Elayne eut le souffle coupé par l'horreur, sa colonne vertébrale se transforma en cascade de glace. Son père voulais l'offrir à l'ennemi. À ces barbares de Cydoime, à ceux qui avaient tué sa mère, qui avaient ravagé son pays.
Elle rougit sous le regard de Valérian. Il avait raison : aucun obstacle fondamental ne semblait justifier les guerres qui secouaient les deux pays. Hormis la méconnaissance et la haine, soigneusement entretenues par les puissants pour des motifs qui leur étaient propres, si l'on écoutait le palefrenier à la langue bien pendue, dont les tendances révolutionnaires ressortaient rapidement lorsqu'il se mettait à parler politique.
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Une histoire centrée sur les arcanes du pouvoir.
La Cydoime et l’Amlann sont régulièrement en guerre.
Les deux peuples se détestent cordialement surtout les élites. Depuis quand et pourquoi ? C’est aux oubliettes depuis longtemps.
En tout cas, les uns avaient un lien avec la forêt qui a subitement disparu et leur forêt nourricière se meurt. Les autres la détestent et ne jurent que par la technologie.
Hilos, roi de Cydoime souhaite la paix et épouse la fille de son ennemi malgré toute sa bonne volonté, les différents partis n’approuvent pas cette union même si les raisons sont honorables.
Chacun y va de ses souhaits : détruire cette forêt sacrée, tuer les têtes couronnées. Stratégie, coup d’avance, manipulation, chantage, trahison : tout ce petit monde s’en donne à cœur joie.
Au gré des évènements et des retournements de situation, les alliances et les fidélités vont fluctuer. Que nous réservera la suite ?
Chloé Castella a un beau brin de plume et cette dark fantasy politique mérite le détour.
Merci pour ce SP via Simplementpro.
_ Je t'en supplie, murmura le jeune soldat. Je me rends. Je ne combattrai plus. Je t'en prie...
Il songeait à sa mère à qui on apprendrait la nouvelle, au chagrin et aux reproches dont son père s'accablerait. Il songeait à ses amis, à l'amour qu'il n'avait pas connu, à tout ce qu'il n'avait pas vécu. À l'approche de la mort, il ne voyait pas sa vie défiler, uniquement ce qu'il ne découvrirait jamais. Les promesses qu'il ne ferait pas, les rendez-vous auxquels on ne l'attendrait plus, les souvenirs qui ne seraient jamais forgés, jamais remémorés.
Sans pitié, le soldat abattit son arme...
Sur les plaines, les uniformes tombés à terre s confondaient : le vert et le sang, le rouge et l'herbe piétinée, dans un bain de mort qui rendait désormais toute hostilité vaine, toute distinction de nationalité ou de classe sociale superflue.
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