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2026-08-28T15:47:08+02:00

Le gang des voleurs de cornes

Publié par Althéa

Ainsi, depuis Li Shizhen (XVIème siècle), la corne de rhinocéros est devenue un incontournable dans les familles chinoises. On cherche à s'en procurer par tous les moyens pour soigner les petits maux. Elle constitue un médicament de base de la trousse à pharmacie.
Avant même les premiers traités pharmacologiques, on lui prêtait une autre vertu, plus mystique encore. La corne avait la réputation de combattre les poisons. Au temps des intrigues du palais, dans une Chine éclatée entre des centaines de seigneuries - où les jalousies, les coups bas, les luttes de pouvoirs et les trahisons sont monnaie courante -, l'antipoison devient indispensable. Si vous mettez un peu de poudre de corne de rhinocéros dans votre coupe et que le contenu se met à mousser, c'est qu'on cherche à vous empoisonner.

Sous le scanner, le carton révèle sa vraie nature. Deux cornes de rhinocéros. Elles sont de taille modeste, mais particulièrement denses. Les douaniers qui n'ont jamais rien vu de tel, font estimer leur valeur. Quand la nouvelle arrive, ils en reste bouche bée. Ce petit colis d'apparence quelconque, censé transporter une statuette sans valeur, vaut 325000 euros.

 

 

« En 2007, on recense 13 rhinocéros tués. En 2010, ils sont 333. Vingt-cinq fois plus. En 2011, ils sont 448. Et plus les animaux meurent, plus leur corne prend de la valeur. Le cercle infernal est en place. 2012 : 668. 2013 : 1003. En 2014, les chiffres grimpent à 1215 rhinocéros. Plus de trois par jour. »

C’est une enquête plus qu’intéressante.

Des vols de trophées dans des châteaux et des musées mènent à une traque de longue haleine qui s’étend sur des années à l’échelle mondiale.

 Hugo Nazarenko-Sas ne manque pas d’humour et ses chapitres sur les travellers (gens du voyage) ne manquent pas d’humour, c’est un peu un jeu de gendarmes et de voleurs, ils ont trouvé une opportunité de faire bouillir la marmite pour certains.

 Malheureusement l’enjeu est tout autre et en Afrique les pauvres rhinocéros paient de leur vie les modes et cette volonté d’afficher un statut social.

Comme d’habitude l’argent pourrit tout et détruit la beauté du monde.

Hugo Nazarenko-Sas ne se fait pas d’illusion :

« Depuis le début, cette histoire de cornes navigue à la frontière du réel et du mythe. Un remède fabuleux, un peuple sur la brèche, des voleurs célestes, des animaux sans futur et surtout la mythologie la plus puissante de ce siècle, le culte de l’argent. Pourtant, le réel s’accommode souvent mal du légendaire. Ce dernier se fracasse souvent sur la bassesse, futile et tristement matérielle, de la vraie vie. »

Quant à moi, je reste profondément marquée non pas par des chiffres mais par des êtres vivants massacrés, une espèce décimée et cette dernière phrase :

« Certaines sources évoquent le cri déchirant de l’animal quand il s’effondre pareil à une complainte. La brousse sud-africaine est devenue une longue litanie. »

Merci aux éditions Marchialy de leur confiance.

# Legangdesvoleursdecornes #NetGalleyFrance

En France, les enquêteurs de la douane, épaulés par Europol , et John Reid sont sur le point de faire une découverte exceptionnelle.

Une vie de traveller se marie à merveille avec une vie d'antiquaire. Sammy Buckshot a ainsi traîné son flair et son sens des affaires à travers toute l'Europe, taillant la route pour aller assister à une vente aux enchères ou rencontrer un châtelain désargenté qui devait se séparer de ses effets. Pour lui, ce n'est pas un gagne-pain ni même une profession : c'est une quête incessante.

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2026-08-26T11:28:12+02:00

Smarh

Publié par Althéa

 Si je n'avais pas lu Gustave Flaubert, Victor Hugo, George Sand, Emile Zola, Guy de Mauppassant, Albert Camus, Jean Giono, Anatole France, Michel Déon et bien d'autres, beaucoup d'autres...

Sans eux, je ne serais pas ici avec vous à partager mon amour de la lecture, je ne saurais ni choisir, ni parler des livres.

Lire est un éternel apprentissage.

Lire fait parti de votre développement personnel.

Lire vous élève.

Alors lisez ces auteurs et tous ceux que vous rencontrerez au fil du temps, aimez-les, détestez-les, ils vous aideront à mettre des mots sur vos émotions, certains deviendront vos amis.

Mais ne rejetez pas les livres classiques vous serez surpris de voir à quel point les situations, les personnages, les sentiments sont toujours d'actualité.

Smarh

Les oeuvres de l'homme ont changé la face du globe.

Satan

Oui, la terre avait des forêts et tu les as coupées, les prairies avaient de l'herbe et tes troupeaux l'ont mangée, elle renfermait un principe de création et tu l'as épuisée par la culture. Tu crois que tes moyens artificiels et le misérable fumier que tu répands feront une création quelconque, une fécondité, non, non, te dis-je ; jeté sur le monde, tu as voulu, dans ton orgueil immense, dompter cette nature qui t'environne , tu as voulu être grand auprès de cette grandeur, tu as cru être immortel auprès de la vie, et tu n'as que la faiblesse et le néant.

L'archange Michel avait vaincu Satan lors de la venue du Christ.
Le Christ était venu sur la terre, comme une oasis dans le désert, comme une lueur dans l'ombre, et l'oasis s'était tarie, et la lueur n'était plus, et tout n'était que ténèbres.

 

Un titre pareil ne pouvait qu'aiguiser ma curiosité. C'est une œuvre de jeunesse mais on y sent déjà beaucoup d'observation, de réflexion et une grande habitude de l'écriture avec un style agréable.

C'est le combat du bien contre le mal. Satan décide de faire perdre la foi à un saint homme qui vit en hermite, en lui faisant découvrir l'univers et l'infini.

Si le début du livre, l'univers, les hommes et leurs péchés m'a plu ; j'ai moins aimé la fin (la critique est aisée pour une simple lectrice) trop rapide, voire un peu bâclée mais d'un autre côté comment s'en sortir avec un sujet aussi ardu lorsque l'on est très jeune. Tout est permis, rien n'est impossible à chacun sa vision.

En tout cas Gustave Flaubert fait preuve  e maturité, de sagesse et dès le départ le style est là.

Je vous conseille les œuvres complètes car l'auteur n'a pas écrit que Madame Bovary. J'aime beaucoup aussi ses correspondances et ses récits de voyage.

Satan

Ah ! Ton ignorance te pèse et les ténèbres te font horreur ? Tu l'as voulu !

Smarh

Qu'ais-je voulu ?

Satan

La science. Eh bien la science, c'est le doute, c'est le néant, c'est le mensonge, c'est la vanité.

Smarh

Mieux vaudrait le néant !

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2026-08-24T09:24:43+02:00

Les mystères dévoilés

Publié par Althéa

La sagesse est l'usage juste de tout ce qui existe ; et celui qui prend conscience de cette immuable Vérité, évidente en elle-même, devient une porte ouverte pour tout le bien que renferme la création.

Alors vous comprendrez pourquoi la Vérité est plus étrange que la fiction, car même la plus extraordinaire fiction n'est que l'empreinte d'une Vérité qui existe quelque part dans l'Univers.

Encore un livre trouvé par hasard ou pas…

Pour ceux qui ont entendu parler des maîtres ascensionnés et ont envie d’en apprendre plus.

Mais ce peut aussi être une histoire fantastique aux yeux de certains.

Ce livre apporte des conseils judicieux pour une humanité bienveillante.

Une incitation à conserver la paix, l’harmonie et la sérénité en soi et autour de soi.

Et surtout : Aimer et Bénir la vie.

À vous de découvrir ce roman ou pas.

« La Grande Loi Cosmique est infaillible. Nous ne pouvons pas recevoir sans donner et nous ne pouvons pas donner sans recevoir. C'est ainsi qu'est maintenu le Grand Équilibre de la Vie. »

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2026-08-21T10:44:39+02:00

Chronique d'un royaume perdu

Publié par Althéa

Le premier février 1835, les esclaves sont libres. Une liberté qui durera une demi-journée.
En tout et pour tout.
Seul changement : vous ne vous appelez plus esclaves, vous êtes maintenant des zapranti, leur annonce-t-on.

Ne souscris surtout pas aux règles des hommes. Elles ne servent qu'à les rendre plus petits.

Chaque coup de fouet était une manière de perpétuer les crimes du passé, non de les racheter.
La vengeance, je te le dis, et ce sera là peut-être mon unique message, n'a jamais été une consolation ni une réparation. Juste la continuité de ce cycle de violence qui a fait de nous tous, humains, les esclaves de notre nature.

« Le Vieux Bouc était arrivé sur la propriété Dumontais à l’âge de vingt ans, enchaîné. Il n’en est reparti, libre, que pour rejoindre les montagnes. Entre-temps, il a donné naissance à une légende. »

C’est une bien jolie chronique que nous offre Ananda Devi.

J’aime beaucoup cette écriture empreinte de réalisme magique, d’humanité, parfois un brin triviale et fantaisiste aussi.

Pendant que l’île Maurice se débat pour conserver pouvoir, argent à la fin de l’esclavage, un petit morceau de terre « le Bouchon » deviendra le domaine de deux fratries bien particulières les Dumontais et les Félicité.

Ces derniers vivront d’amour et d’eau fraîche (c’est presque ça) mais ils garderont la mémoire de qui ils sont. Sur des générations ils subiront les tempêtes, la violence mais vivront simplement de ce qu’ils produisent. Quelle sagesse dans ces vies.

C’est l’occasion pour l’auteure d’une grande réflexion sur le métissage, la vengeance, l’esclavage,  la transmission et la mémoire.

 « Il faut la patience de fourmi du chroniqueur pour reconnaître les évènements qui comptent. Les véritables causes et les véritables conséquences. Ne pas non plus laisser de côté les ombres et les fantômes, qui ont aussi leur rôle à jouer, tu le sais mieux que moi. »

N’hésitez pas partez à la rencontre des habitants du Bouchon et de leur histoire.

Mon deuxième coup de cœur pour Ananda Devi après « Le jour du caméléon ».

Merci aux éditions Grasset.

# ChroniquedunRoyaumeperdu #NetGalleyFrance

Ils ne comprenaient pas la signification ni la beauté des gestes du quotidien, comme autant de veilleuses qu'on allume sans se rendre compte qu'on écarte ainsi, d'un geste magique, le sortilège des ténèbres.

Aucun paradis ne peut exister sans la possibilité de la chute. Le Bouchon le savait.

Eh oui. Petite, l'île, mais tumultueuse, acérée, volcanique. Grande, au fond.

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2026-08-11T15:53:29+02:00

Rappelle-moi, ma belle

Publié par Althéa

Je suis happée par le vortex Bogdanoff, et dans ce tourbillon mon besoin d'écrire rejoint celui de mon père : la fiction, pour oublier la douleur.

Dans l'angle de la cave, une porte en bois, jamais ouverte. Le souvenir de sa voix de conteur suinte des murs : « Anna ma belle, si tu ouvres cette porte à une heure bien précise de la nuit... tu te retrouveras alors transportée directement dans l'ancienne cuisine d'Esclignac ! Avec Youra, le cheval à la fenêtre, les carreaux blancs et bleus... On essaiera un jour, tu verras. » Je tourne la poignée de la porte temporelle, un espoir ridicule dans la main.

Je replie le papier où se trouve, tapée à la machine, la violence d'Istenne. Cette lettre atteste de la nature intrusive, aliénante, du lien qui lie Istenne à Maya. Une appartenance des êtres les uns aux autres.

« Je le revois en santiags , mon père, en blouson Avirex, mon père. Je le revois en hors-la-loi, en paysan, en cow-boy, en pilote d’hélicoptère, en prince russe, en escroc, en troubadour, en extraterrestre, en amuseur, en star, en contour. En héros.

Chaque famille a sa legende, entrons dans celle des frères Bogdanoff.

Un livre d’une grande sensibilité, une écriture touchante.

Un récit pudique, sans faux-semblants avec parfois l’impression d’être dans un temps parallèle face à certaines situations.

Des frères Bogdanoff,  je connaissais  leur combinaison blanche « aseptisée », un de leur livre qui m’est tombé des mains je ne suis pas scientifique et ce mariage de rêve à Chambord vu à la télé une nuit d’insomnie.

Les sentiments d’une fille de jumeaux vis-à-vis de cette entité à deux têtes, Igor et Grischka, sont criants de vérité. Je m’y suis retrouvée pour avoir une maman fille de jumelles.

Une famille et une vie dont j’ignorais tout. Quelle surprise ! Des personnages de légende réfugiés dans le futur, le rêve qui laissent de quoi alimenter toute une vie en questions. Mensonge ou vérité !

Finalement je me suis attachée à ces jumeaux, à Igor sa poésie, son univers merveilleux, ses faiblesses, ses secrets, cet homme-enfant.

Je vous conseille de rencontrer Istenne qui suivait ses pulsions en les justifiants d’une grande pureté d’intentions.

Maya, sa fille, partagée entre une mère abusive et ses propres désirs mais qui connaissait si bien ses jumeaux.

Et puis, Youra, le père taiseux, sa fuite de Russie en Espagne pendant la seconde guerre mondiale.

Reste l’histoire familiale reconstituée à travers des correspondances, des histoires, des membres de la famille encore vivants qui se souviennent et par-dessus tout Anna qui restitue ce puzzle avec certains moment de sa vie, à Saint-Lary avec son étrange cour, à Esclignac dans le gers. Plus tard, la petite maison , reproduction à petit échelle de Saint-Lary.

Reconstituer sa famille, démêler le vrai du faux ou pas.

De très belles page sur un père et une famille insaisissable.

« D’après la legende». « Paraît-il ». « Je sens que le romanesque m’emporte , m’écarte d’une certain vérité – qui ne restera jamais que la mienne.»

Au final un coup de cœur pour cette histoire d’Igor écrite avec sensibilité, emotion. Un grand talent de conteur, une plume qui m’a séduite par sa fraîcheur et sa spontanéité.

« Temps de refermer ce robinet de souvenirs, sensations, images qui s’écoulent de la nuit, du jour, d’une rue, d’un regard, d’une odeur, d’un bruissement.»

Sort le 19.08.2026

Merci aux editions JC Lattès

#Rappellemoimabelle #NetGalleyFrance

Je retrouve chez mon père mon effroi pour ce qu'il se passe à l'intérieur de la chair. Le corps contient la première science-fiction. Dans le sens où, malgré la science qui le définit, il comporte un tas de fiction, dans ce qui pourrait lui arriver, et qui serait incompréhensible, intolérable , effrayant, tout autant qu'une attaque soudaine de forme extraterrestre.

Depuis le premier mot de ce livre, toutes les nuits - et parfois le jour - je sens la terreur de trahir, déformer, dérober, piller, déranger, extorquer, soulever, creuser, exhumer, assumer, dire. Pourtant, je continue d'écrire mot après mot, à tâtons, depuis l'intérieur de moi-même. J'écris pour recracher toutes ces terreurs.

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