Le personnage principal de ce récit mouvementé est le capitaine Höök. C'est la première fois que je lis son nom. Voici comment l'auteur le présente : «Le Finlandais Fabian Fritiof (Fridolf) Höök, 43 ans, capitaine réputé, chasseur de baleines et explorateur, qui a conduit une première colonie d'émigrés finlandais depuis son pays jusqu'en Amour.»
Mon cœur s'emballe, comme toujours quand il est question de voyage ou d'exploration en mer. Ce patronyme et cette courte description exhalent un parfum entêtant d'aventure.
Ma première expérience de navigation a été courte, moins de quarante-huit heures. Nick m'a appris à hisser la grand-voile, à ouvrir et à enrouler le génois, cette voile triangulaire située à la proue. Il m'a montré comment en serrant ou en relâchant les cordages on fait prendre aux focs la forme la plus propice pour que le vent nous porte au mieux.
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Leurs empreintes se sont croisées dans l’océan à plus d’un siècle d’intervalle. Est-ce la raison pour laquelle Katariina s’est amourachée de Fridolf Höök ?
Où ne veut-il pas sombrer dans l’oubli ?
« Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font si lourds les morts dans leur cercueils », disait Montherlant.
Et nous voici partis en peine introspection car tout en poursuivant ses recherches sur Fridolf, Katariina va revivre sa vie avec Nick, le regretté Kisu sur le Zest of Hong Kong.
En parallèle, elle se questionne sur les utopies, ce qui les motivent et les raisons de leur échec pour la plupart.
C’est un livre au rythme lent, où l’on découvre de belles pages sur la mer.
L’histoire du capitaine pose beaucoup de questions et ne trouve que peu de réponses finalement.
L’auteure a passé beaucoup de temps à chercher.
« Je ne veux pas qu’un archiviste me livre mon Fridolf dans un paquet joliment emballé, avec des dates, des noms et tout. J’ai choisi de le chercher et de le retrouver en amoureuse et en voyageuse : lentement, en chérissant les touts premiers moments. »
Une lecture qui m’a laissée sur ma faim.
Merci aux éditions Marchialy.
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La famine dure depuis bientôt dix ans, et le pire est à venir. En mai 1867, la température ne dépasse pas deux degrés, y compris dans le sud de la Finlande, et en juin, les lacs sont encore gelés et les champs couverts de neige. L'hiver suivant est terrible, les maladies s'ajoutant à la faim et à la malnutrition.
La situation ne fait qu'empirer au printemps 1868. En janvier, 8 000 meurent de faim et de maladies. En février, ils sont 9400, en mars 14 500, en avril 20 600 et en mai 25 200. Cette année d'horreur, on enregistre en Finlande 137 700 décès - la famine fait plus de victimes que la guerre civile de 1918, la guerre d'Hiver en 1939 ou la guerre de Continuation entre 1941 et 1944.
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