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corruption

2026-02-03T10:36:11+01:00

Ceux qui ne sont rien

Publié par Althéa

Il y avait de tout dans la rue. Top model, poupée, accro de la galette, bandit, femme au foyer. Le caniveau, il le savait, reçoit tout le monde comme une mère généreuse.

Il s'assit sur le petit banc devant la porte et reprit sa navigation sur l'internet de son téléphone, à la recherche d'autres offres d'emploi. Certaines annonces concernaient des professions qu'il ne connaissait même pas : opérateur en télésurveillance, analyste de support technique, formateur en gestion de la communication numérique. Il se doutait depuis longtemps que ses compétences n'étaient plus très adaptées à ce marché de plus en plus dominé par la technologie.

« Tous ici vivent dans la rue. Tous sont au chômage. Profession : marché de réserve. »

Ceux qui ne sont rien : les pauvres, les invisibles, les drogués, ceux dont on détourne le regard, ceux que certains humilient, comme si vivre dans la rue n'était pas suffisant. 

Nous sommes à Sao Paulo, au Brésil et sur une place se côtoient les nombreux personnages de ce roman choral unis par la misère.

Ils n'ont pas choisi la rue mais les circonstances les y ont condamnés.

Sans emplois, émigrés, drogués, enfants abandonnés, prostituées, travestis, écrivain, émigré tout ce petit monde vit sur la place de la Matrice, ou squattent l’immeuble Makan. Leur préoccupation manger ou se droguer car beaucoup sont asservis par la drogue.

On est vite oppressé par toute cette misère. Ils n’ont pas de travail : les nouvelles technologies, ont pris leur place, les petits boulots disparaissent, c’est une société inhumaine qui ne laisse aucune place à l’homme. On a l’impression que la drogue et les larcins sont une suite logique et ça me gêne énormément.

Pourtant certains cherchent à s’en sortir où à aider, Chilves ouvrira les yeux pendant son séjour en prison et tentera de rallier les autres à sa cause.

Douglas fatigué par la corruption de flics pourris jusqu’à la moëlle, les injustices et la misère s’est forgé sa propre religion ;

« … croire au pouvoir de la bonté. Faites ce que vous pouvez, tel était le seul et unique commandement. Faites quelque chose. Bougez votre putain de cul. Le bien, croyait-il, était comme une batterie qui s’auto-rechargeait, générant plus de bonté… »

Glenda paiera cher sa particularité et Seno Chacoy l’immigré assistera à la déliquessence du Brésil, après avoir fuit le Vénézuéla pour les même raisons et en deviendra fou.

Que de misérabilisme et d’inertie dans ce récit car beaucoup sont abrutis par la drogue incapable de réagir et au final, l’aide des institutions est bien peu face au problème de la drogue, de l’insécurité et de l’illétrisme que le gouvernement devrait résoudre. En fait la place de la Matrice est juste génitrice des nouveaux esclaves de la société.

De Patricia Melo, j’avais déjà lu : Celle qu’on tue que je vous conseille de lire et dont j’avais préféré la forme.

 Ceux qui ne sont rien est un texte sombre, démoralisant, un avant goût de ce qui pourrait nous arriver aussi.

Merci aux éditions Buchet Chastel

# Ceuxquinesontrien # NetGalleyFrance

 

Si on se loge on ne peut ni manger ni se déplacer. On doit mourir. De faim. Si on se déplace et s'habille on ne peut pas manger. Ni se loger. Si on mange on ne pas se loger ni se déplacer. On doit survivre. De sorte que personne ne s'habille, personne ne se loge, et les déplacements sont faits à pied. La faim ne donne pas le choix. La faim a un effet domino. La machine humaine doit fonctionner. Le sang doit couler. Le cerveau doit réfléchir aux moyens de trouver de la nourriture.

Tula, Glenda, Clarc et tous les autres détestaient le juge qui avait rejeté le recours. « Il s'en branle complètement de nous », disait-il lors des réunions. Ou bien : « Notre ennemi c'est le Pouvoir Judiciaire. » Ils parlaient du juge comme on parle du diable.

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2025-11-23T10:06:11+01:00

Astérix en Lusitanie

Publié par Althéa

_ une petite ode aux vagues ?
Vas-y, je m'occupe des clapotis...

Un incontournable ?

Il y a toujours un membre de la famille pour l'acheter.

Je n'ai pas esquissé l'ombre d'un sourire.

Cette histoire de garum et de corruption m'a trop rappelé notre société.

Je n'y ai pas retrouvé l'esprit, le légèreté, l'humour et la dérision, la finesse des allusions des précédents opus.

Quand à la célèbre formule de 9 à 99 ans, je ne pense pas que les plus jeunes y trouve leur compte.

L'année dernière je n'ai pas fini L'iris blanc et en fait je pense que Fabcaro et moi ne sommes pas sur la même longueur d'onde.

Après une semaine plus que morose et bien, Astérix en Lusitanie ne m'a pas remonté le moral.

Mais comme ce qui fait rire les uns fait pleurer les autres. Allez-y, voyez par vous même.

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