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21eme siecle

2025-11-14T11:12:26+01:00

Le murmure

Publié par Althéa

L'amour est une intelligence unique qui s'engendre sans fin.

La sensibilité s'est retirée du monde. Elle a laissé la place à la précision. Si j'étais la lune, je commencerais à faire mes valises...

C’est le chant du cygne, l’adieu à la vie du poète.

Tout doucement sur la pointe des pieds, juste un murmure.

Un livre émouvant qui se lit à fleur de peau.

Était-il poète, prophète, ange, amant fidèle ou rayon de soleil ? Je ne sais. Il était Christian Bobin, cet homme qui chantait la légèreté, la beauté et l’émerveillement de notre monde.

La voix des arbres, des oiseaux, des fleurs, des enfants, les bonheurs simples dont on ne ressent l’absence que par leur silence.

Lui aussi nous a laissé son absence pour retrouver sa maison et ceux qu’il aime.

« Tu es ma femme comme aucune femme ne le fut jamais pour un homme. Je suis ton compagnon du Moyen Âge et des siècles à venir.

On est en train de triompher hors du monde, grâce à cette bande d’assassins qui nous ont battus comme du métal chauffé à blanc – et qui du coup nous ont donné une épée impossible à rompre.

On va sauter par-dessus ce siècle-ci, car il est trop horrible. J’ai fait la liste des miracles qu’on a accomplis ensemble. Ils sont innombrables mais celui-là est le plus grand. »

Ne crains rien : nous avons depuis toujours dans notre jeu une carte que les autres n'ont pas : c'est la carte du Fou. Il est rare qu'un fou dise la vérité, mais il la dit, même rarement. Un homme sensé jamais.

Quand je suis devant La Petite Châtelaine, l'enfant est si sensible que le marbre de ses joues frémit sous le soufle de mon regard.

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2025-10-12T06:48:23+02:00

J'ai perdu un bédouin dans Paris

Publié par Althéa

Golda Meir a dit :
« Nous pouvons pardonner aux Arabes d'avoir tué nos enfants. Nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous avoir forcés à tuer les leurs. La paix viendra quand ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous haïssent. »

_ Tu sais... je n'ai pas fait ça pour Israël. Je n'ai pas fait ça non plus contre les Palestiniens.
Son regard se durcit un instant.
_ J'ai fait ça contre la barbarie. Quand tu grandis dans une société où l'on célèbre la mort plus que la vie, où l'on appelle héros ceux qui sacrifient des innocents, une société qui inaugure des rues et des parcs pour enfants au noms de ceux qui tuent des Juifs, arrive un moment où tu dois choisir. Choisir d'être complice. Ou choisir d'être libre. Le Hamas a détruit notre peuple de l'intérieur. Je n'ai pas trahi mon père. J'ai trahi leur mensonge.

 

Des phrases courtes.

Les mots font feu et ça fait mouche. On est touché.

Un homme stupéfait, sidéré, profondément touché en son cœur par le 7 octobre.

Arthur Essebag nous confie quelques souvenirs : ses parents, leur vie, la naissance de son fils et la promesse qu’il s’est faite ainsi que son amour pour son filleul, Noam. Puis on passe à l’essentiel, le 7 octobre et ses suites, son désir d’aider.

On y découvre une belle personne, un homme de cœur qui se sert des moyens dont il dispose pour aider, servir, tenir debout.

Un homme qui malgré la peur, les insultes, les coups bas, les désertions, continue.

Arthur  nous livre ses réflexions qui font appel au bon sens, à l’humanité, à la compassion.

 « Et tant pis pour les morts. Tant pis pour les enfants.

L’essentiel,  c’est que les caméras tournent.

Pendant ce temps, les images continuent de nous arriver.

Et moi, elles me déchirent.

Je ne m’habitue pas. Je refuse de m’y habituer.

Car celui qui les regarde sans trembler a perdu sa raison d’être.

Car celui qui détourne le regard, ou cherche à justifier, a renoncé à la compassion.

Car la souffrance d’un enfant n’a pas de drapeau.

Un enfant israélien tué dans sa maison, un enfant palestinien sous les ruines : ce sont les mêmes larmes.

La même innocence trahie.

La même humanité blessée.

Ils méritent tout autre chose.

Des cerfs-volants, pas des drapeaux en feu.

Des promesses d’avenir, pas des funérailles en martyrs.

Des deux côtés, l’enfance est prise en otage. Volée. »

Merci aux éditions Grasset de leur confiance.

# JaiperduunbédouindansParis # NetGalleyFrance

La vérité et l'empathie ne s'opposent pas.
Elles s'éclairent mutuellement.
Et le monde ?
Que fait-il le monde ?
Il regarde.
Il pleure.
Il débat.
Il scrolle.
Il s'indigne, parfois, à heure fixe.
Puis il passe à autre chose.
Et c'est peut-être, là, li pire.

Ce livre n'en est pas vraiment un.
C'est une blessure ouverte qui ne cicatrise pas.

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