Bienvenue à toutes et tous.
Je me love entre les pages et une fois le livre fermé, je partage mes joies, mon ressenti, mon enthousiasme.
Vous trouverez mes coups de cœur lecture qui ne sont pas forcément les livres les plus connus. Des citations.
Faites comme moi élargissez vos horizons.
La religion c'est ce qui relie et rien n'est plus religieux que la haine : elle rassemble les hommes en foule sous la puissance d'une idée ou d'un nom quand l'amour les délivre un à un par la faiblesse d'un visage ou d'une voix.
Le vrai père c'est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancoeur.
L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit. La fleur n'est pas certitude du fruit.
Une petite critique pour un grand livre.
1°)C'est trop court, on voudrait prolonger ce moment de grâce.
2°)Est-ce de l'hypnose ou une transe, je ne sais pas, mais j'ai lu ce livre sans sentir le repas qui brûlait, ni voir le chien à mes pieds avec sa laisse.
3°)Cette Terre-Mère nous aime d'un amour insensé, de cet amour bienveillant qui fait de tous les êtres vivants ses enfants. C'est cet amour que François a reçu et qu'il donne en abondance. P. 38 " François, le serviteur et l'ami du Très-Bas, vécut dans la douceur jusqu'à l'âge de près de vingt ans."
4°)François son enfance, sa vie, le choix qu'il a fait de fuir l'amour des siens pour aimer encore et toujours plus Dieu et la Création.
5°) Les phrases de Chrstian Bobin sont toutes plus belles, les unes que les autres et il y aurait tant de choses à dire mais c'est à chacun de suivre l'ange, l'enfant et le chien.
Il est certain que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin et je vais continuer à découvrir cet auteur et son monde. Et voici un très bel extrait : "Je reviens à Dieu dont tu n'es qu'une image - décevante comme toutes les images. Celui-là fait un père bien plus léger que toi. Il me regarde aller aller et venir. Il est dans ces absences, bien moins meurtrier que toi.Il me laisse, dans sa présence, bien plus de jeu. Il ne croit pas comme toi à l'argent, au devoir, au sérieux. D'ailleurs il passe tout son temps dans la compagnie futile des enfants, des chiens et des ânes." p. 106-107
Elle planait sur le vide des terres et sur le vide des coeurs, elle rôdait avec le vent dans les déserts. Elle était première. Elle avait toujours été là. La parole d'amour est antérieure à tout, même à l'amour. Au début il n'y avait qu'elle, la voix sans mots, le souffle d'or enveloppant Dieu, François d'Assise et le chien de Tobie, serrés ensemble, leurs haleines confondues.
L'amour est une intelligence unique qui s'engendre sans fin.
La sensibilité s'est retirée du monde. Elle a laissé la place à la précision. Si j'étais la lune, je commencerais à faire mes valises...
C’est le chant du cygne, l’adieu à la vie du poète.
Tout doucement sur la pointe des pieds, juste un murmure.
Un livre émouvant qui se lit à fleur de peau.
Était-il poète, prophète, ange, amant fidèle ou rayon de soleil ? Je ne sais. Il était Christian Bobin, cet homme qui chantait la légèreté, la beauté et l’émerveillement de notre monde.
La voix des arbres, des oiseaux, des fleurs, des enfants, les bonheurs simples dont on ne ressent l’absence que par leur silence.
Lui aussi nous a laissé son absence pour retrouver sa maison et ceux qu’il aime.
« Tu es ma femme comme aucune femme ne le fut jamais pour un homme. Je suis ton compagnon du Moyen Âge et des siècles à venir.
On est en train de triompher hors du monde, grâce à cette bande d’assassins qui nous ont battus comme du métal chauffé à blanc – et qui du coup nous ont donné une épée impossible à rompre.
On va sauter par-dessus ce siècle-ci, car il est trop horrible. J’ai fait la liste des miracles qu’on a accomplis ensemble. Ils sont innombrables mais celui-là est le plus grand. »
Ne crains rien : nous avons depuis toujours dans notre jeu une carte que les autres n'ont pas : c'est la carte du Fou. Il est rare qu'un fou dise la vérité, mais il la dit, même rarement. Un homme sensé jamais.
Quand je suis devant La Petite Châtelaine, l'enfant est si sensible que le marbre de ses joues frémit sous le soufle de mon regard.
J'ai faim de légèreté, sans doute parce que je vis sur un astre dont la densité d'indifférence de jour en jour s'accroît.
Un arbre s'est arraché un bras pour donner une porte à l'abbatiale. Une montagne ou une carrière ont donné des vertèbres pour que naissent les piliers. Le sable des rivières s'est dépouillé de sa blondeur pour colorer les murs. Des abeilles ont travaillé sans salaire pour qu'il y ait des bougies. La grâce est le fruit de milliers d'effacements.
Dans la clarté lunaire, entourée d’anges, assise sur une étoile, j’ai lu La nuit du cœur.
C’est une nuit lumineuse, un passage vers un univers parallèle.
Une prose douce, légère, un brin de fantaisie
Une promenade entre passé et présent
Un hommage aux bâtisseurs du XI ème siècle qui se laissaient guider, suivaient leur cœur.
C’est une approche de notre monde auquel il manque une dimension.
Lire Christian Bobin c’est être en apesanteur, s’élever, atteindre le merveilleux.
A lire absolument.
Les troubadouurs étaient ces guerriers qui avaient pour armure un poème. J'ai pris leur armure, j'ai adopté leur chant. C'est très simple, la morale des troubadours. Il suffit d'aimer et de mourir dans son amour inaccessible. Des christs à cheval, avec les pierres très nues des chapelles pour tombeau et pour livre.
Un pélerin, c'est quelqu'un qui tire son diable sur les chemins pour le faire maigrir.
Un silence envoûtant,
Un calme enivrant,
Une portée silencieuse, calme, musicale,
Une vibration infinie, entre zoreys, subliminale.
Un recueil touchant, simple et beau
Une célébration du vivant et du spirituel.
« Oh oui, Tu le sais…
Le Bonheur t’emplit, t’envahit,
La joie rayonne, rit,
Le Rire s’éclate, se communique,
Eh ta vie sans fin est unique.
Oh oui, Tu le sais… »
René-Louis Pestel a répondu à l’appel de La Réunion, pays de ses ancêtres.
Ses méditations du matin sur des thèmes divers deviennent poèmes.
Métissage, beauté de la nature, écriture, spiritualité.
René-Louis Pestel dévoile ce qui le fait vibrer avec ses mots et son rythme.
Ce poète puise dans l’expérience d’une vie, sa vie pour ajouter une pierre à l’édifice de l’humanité et apporter sa vision d’un monde apaisé en pleine évolution. Ce sont quelques pages d’une grande sagesse, une réflexion à poursuivre.
Et puis, vient, ce petit rappel si important de ce que l’homme peut faire à l’homme et qu’il faut garder en mémoire :
« En cette célébration du 170ème anniversaire de l’Abolition de l’esclavage, mes premières pensées vont naturellement vers ma bisaïeule Marie-Estelle, ma trisaïeule Uranie, mes quatri-saïeul-le Gilles et Olivette qui ont tous eu la chance de survivre au système esclavagiste, abominable par nature et inhumain par essence. Elles et il ont eu le bonheur de vivre, comme tant d’autres, cet instant de liesse populaire de ce 20 désanm 1848, de l’annonce d’un nouveau monde enfin accessible à tou-tes où les Hommes et les Femmes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Inscrit sur la pierre mas pas dans tous les cœurs. Sauf Marguerite, la première arrivée de l’est Africain, Tanzanie, Kenya, certainement Masai Mara aujourd’hui, nos origines paternelles, quel parcours de vie en nous. »
Merci aux éditions Librinova pour ce service de presse.
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L'Être humain vaut donc plus qu'une œuvre d'art, puisqu'il la crée. Il est donc lui-même la Richesse primordiale, c'est lui qui est à l'origine de sa propre évolution depuis la nuit des temps, où la lumière vint, puisque les ténèbres sont l'absence de lumière, et apparurent alors la Lumière et l'Être.