Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

seconde guerre mondiale

2025-07-12T11:31:17+02:00

Vis et souviens-toi

Publié par Althéa

« C'est encore la guerre, c'est toujours elle, recommença-t-il à se justifier et à maudire, ele n'en a pas assez avec tous les tués, les estropiés, il lui faut encore des types comme moi ? D'où nous vient, à tous à la fois, cet horrible, horrible châtiment ?...

Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai pensé de suite à la chanson de Boris Vian  « Le déserteur » :

Je ne suis pas sur terre

Pour tuer des pauvres gens

Mais hélas il n’en est rien. Je m’attendais à un être qui a le courage de dire non à la guerre même si cela risque de lui coûter la vie.

Mais non ! Andreï Gouskov est parti en haïssant ceux qui restait, revient en ayant trop honte pour se montrer et menace sa pauvre femme, Nastiona qui prendra beaucoup de risques pour lui. Sans parler de  l’épisode du veau qui m’est resté en travers de la gorge. Comme vous pouvez le deviner je n’ai pas aimé ce personnage.

À l’examen clinique, ce roman présente un électro-encéphalogramme plat. Il est monotone et m’a semblé bien long malgré ses deux cent quatre vingt huit pages.

Je suis restée sur ma faim, ce n’est ni une charge ni une apologie envers les déserteurs qui furent assez nombreux somme toute en Russie lors de la seconde guerre mondiale.

Et en fait, la guerre sert de toile de fond, ce serait plutôt la chronique d’un village même si le texte est minimaliste.

Par contre Nastiona est une belle personne qui relève cette histoire même si son comportement est étonnant, car bien qu’elle ne comprenne pas toujours AndreÏ et qu’elle ait des doutes :

« Bon dieu, que les sentiments humains sont capricieux et confus, qu’ils sont exigeants et inconstants. Était-ce bien vers cet homme qu’elle avait ramé, pour lui qu’elle souffrait, était-ce lui qui possédait sur elle cette emprise épouvantable et tant souhaitée ? Elle avait du mal à y croire. »

Elle lui restera fidèle jusqu’au bout et subira l’opprobre des villageois.

Mon avis quand à Valentin Raspoutine est mitigé, je souhaitais découvrir un nouvel auteur russe. Je ressors déçue de cette lecture donc il ne vous reste plus qu’à le lire et à vous forger votre propre opinion.

Merci aux éditions Noir sur Blanc. Cet avis ne concerne que moi.

# Visetsouvienstoi # NetGalleyFrance

Et l'homme prétend encore que l'âme d'autrui est ténèbre, comme s'il avait une idée de ce qui se passe dans la sienne.

Voir les commentaires

2024-09-01T19:04:51+02:00

Le cheval rouge

Publié par Althéa

Une gigantesque fresque historique de mille cinq cent pages. La seconde guerre mondiale vécue par les italiens.
En 1940, la classe 1921 du petit village de Nomana s'apprête à partir en guerre, la majeure partie n'est pas fasciste et certains ne croient pas à cette éventualité, les étudiants partent les derniers. Certains partiront en Afrique et d'autres en Russie qui deviendra la Bérézina des italiens. Nous allons aussi découvrir la guerre en Italie qui va se retrouver divisée à la fin du fascisme, envahie par les allemands et les alliés.
Ce livre dénonce la guerre, les idéaux politiques : fascisme, nazisme, communisme qui menés par une poignée d'hommes persuadés d'avoir raison ont mis la terre à feu et à sang. Il dénonce le communisme qui petit à petit détruit toutes les couches sociales pour n'en obtenir qu'une.
Eugenio Corti nous livre une immense réflexion sur les hommes qui deviennent pire que des bêtes, torturent, massacrent, deviennent haineux alors que d'autres s'entraident, ont un sens de l'honneur, aident les plus faibles donnant à se demander s'il n'ya pas deux sortes d'hommes. Pour l'auteur la religion est ce qui retient les hommes de toutes ces abominations. Je croyais en avoir vu beaucoup mais non, cette guerre n'a pas fini de me surprendre avec cette surenchère dans l'horreur, indicible, l'inimaginable, personne n'est épargné ni les civils, ni les soldats.
Il faut absolument lire ce roman ne serait-ce que pour réaliser à quel point ce ne fut que de la souffrance de tous côtés. de nos jours la religion a ses failles et ne trouve guère preneurs mais une spiritualité, une éthique ou la volonté de préserver la vie sont indispensables.
Ce qui me restera de la classe 1921, c'est leur désir de reconstruction du pays un peu comme si ils se reconstruisaient eux-mêmes après tout ce qu'ils ont vécus.
Une découverte de la seconde guerre mondiale sur le front est que je ne connais que très peu.

#Le cheval rouge #NetGalleyFrance

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog