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seconde guerre mondiale

2026-09-23T10:34:03+02:00

Base Toundra

Publié par Althéa

_ Tu ne sais rien, le Français. Nos rennes, ils ont sauvé bien des militaires pendant la Seconde Guerre mondiale ici, des Français même, alors ils ont le droit à un peu de respect. Et ce que les Sami ont fait à l'époque, ça n'a jamais été reconnu, et ça, c'est encore mal digéré par les vieux, mais on ne demande plus rien pour nous, juste qu'on respecte les rennes, parce que tout ça, dit-il en faisant un large geste de la main tenant la cigarette, toutes ces montagnes, c'est à eux.

_ Et ces histoires d'usines allemandes en URSS et en Suède avant-guerre dont parle le carnet, tu étais au courant, alors ?
_ Ça va peut-être te surprendre, mais j'en ignorais tout. Comme, je pense, 99 % des Suédois. Je vais devoir faire des recherches.

Stig resta songeur, à observer l'obscurité. Depuis la veille, ils étaient soumis à la nuit polaire. Elle durerait des semaines, des semaines sans le soleil, à n'espérer que la pleine lune pour élargir son horizon. Ce soir, il ne pouvait compter que sur un très maigre quartier de la nouvelle lune, juste suffisant pour rappeler qu'elle n'avait pas disparu dans un trou noir.

Base Toundra nous emmène dans un aéroport imaginaire en Suède pendant la seconde guerre mondiale et en 2023 quand un groupe de parachutistes français vient apprendre à combattre en conditions extrêmes.

La grand-mère Sami d’un des officiers suédois Maria Pia bouleversée par la venue du parachutiste français Guy Puech  va leur donner trois cahiers, le journal de bord tenu par Blumfors  à partir de 1940.

Un huis-clos oppressant, entre le capitaine Stig Blumfors,  homme d’honneur et un officier sympathisant nazi, le major Trulsson

C’est aussi l’occasion de se poser des questions sur la neutralité, le secret d’état et l’opportunisme.

En parallèle, le journal de bord de l’officier mènera de nos jours nos deux officiers à vivre une brève idylle, découvrir les évènements passés, enquêter sur le meurtre d’un aviateur français.

Normalement la littérature scandinave ne m’attire pas du tout mais grâce à Olivier Truc, j’ai réussi à aborder la Suède, les Sami, un contexte historique passionnant dont j’ignorais tout. Et puis  le thème de la neutralité donne de quoi réfléchir surtout dans le contexte actuel.

L’histoire du soldat kurde m’a permis de mieux comprendre « Ça peut-être borné et sournois, le Suédois. » qui m’avait surprise mais une fois le livre lu, on comprend de quoi il retourne.

Je retournerai certainement en Laponie avec la série « La Police des rennes ».

Lisez Base Toundra un roman d’une grande qualité, un coup de cœur pour moi.

Merci aux éditions Métailié.

# BaseToundra # NetGalleyFrance

Et voilà comment on me traite ici. Je vois à votre air que vous ignorez tout de ces histoires. Tous les anciens volontaires des Brigades internationales sont dans des camps, comme moi. Catalogués dangereux communistes, risques à la sécurité du royaume, depuis que Hitler s'est décidé à envahir l'URSS. Mais vous croyez qu'ils ont incarcéré les nazis qui pullulent dans ce pays ? On leur fiche la paix à ces salauds de nazis, et on enferme les communistes ! C'est ça, votre neutralité ?

En fait vous savez quoi, les Suédois, vous avez franchement sale réputation dans mon pays, à force d'avoir fait votre business avec les Boches.

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2025-07-12T11:31:17+02:00

Vis et souviens-toi

Publié par Althéa

« C'est encore la guerre, c'est toujours elle, recommença-t-il à se justifier et à maudire, ele n'en a pas assez avec tous les tués, les estropiés, il lui faut encore des types comme moi ? D'où nous vient, à tous à la fois, cet horrible, horrible châtiment ?...

Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai pensé de suite à la chanson de Boris Vian  « Le déserteur » :

Je ne suis pas sur terre

Pour tuer des pauvres gens

Mais hélas il n’en est rien. Je m’attendais à un être qui a le courage de dire non à la guerre même si cela risque de lui coûter la vie.

Mais non ! Andreï Gouskov est parti en haïssant ceux qui restait, revient en ayant trop honte pour se montrer et menace sa pauvre femme, Nastiona qui prendra beaucoup de risques pour lui. Sans parler de  l’épisode du veau qui m’est resté en travers de la gorge. Comme vous pouvez le deviner je n’ai pas aimé ce personnage.

À l’examen clinique, ce roman présente un électro-encéphalogramme plat. Il est monotone et m’a semblé bien long malgré ses deux cent quatre vingt huit pages.

Je suis restée sur ma faim, ce n’est ni une charge ni une apologie envers les déserteurs qui furent assez nombreux somme toute en Russie lors de la seconde guerre mondiale.

Et en fait, la guerre sert de toile de fond, ce serait plutôt la chronique d’un village même si le texte est minimaliste.

Par contre Nastiona est une belle personne qui relève cette histoire même si son comportement est étonnant, car bien qu’elle ne comprenne pas toujours AndreÏ et qu’elle ait des doutes :

« Bon dieu, que les sentiments humains sont capricieux et confus, qu’ils sont exigeants et inconstants. Était-ce bien vers cet homme qu’elle avait ramé, pour lui qu’elle souffrait, était-ce lui qui possédait sur elle cette emprise épouvantable et tant souhaitée ? Elle avait du mal à y croire. »

Elle lui restera fidèle jusqu’au bout et subira l’opprobre des villageois.

Mon avis quand à Valentin Raspoutine est mitigé, je souhaitais découvrir un nouvel auteur russe. Je ressors déçue de cette lecture donc il ne vous reste plus qu’à le lire et à vous forger votre propre opinion.

Merci aux éditions Noir sur Blanc. Cet avis ne concerne que moi.

# Visetsouvienstoi # NetGalleyFrance

Et l'homme prétend encore que l'âme d'autrui est ténèbre, comme s'il avait une idée de ce qui se passe dans la sienne.

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2024-09-01T19:04:51+02:00

Le cheval rouge

Publié par Althéa

Une gigantesque fresque historique de mille cinq cent pages. La seconde guerre mondiale vécue par les italiens.
En 1940, la classe 1921 du petit village de Nomana s'apprête à partir en guerre, la majeure partie n'est pas fasciste et certains ne croient pas à cette éventualité, les étudiants partent les derniers. Certains partiront en Afrique et d'autres en Russie qui deviendra la Bérézina des italiens. Nous allons aussi découvrir la guerre en Italie qui va se retrouver divisée à la fin du fascisme, envahie par les allemands et les alliés.
Ce livre dénonce la guerre, les idéaux politiques : fascisme, nazisme, communisme qui menés par une poignée d'hommes persuadés d'avoir raison ont mis la terre à feu et à sang. Il dénonce le communisme qui petit à petit détruit toutes les couches sociales pour n'en obtenir qu'une.
Eugenio Corti nous livre une immense réflexion sur les hommes qui deviennent pire que des bêtes, torturent, massacrent, deviennent haineux alors que d'autres s'entraident, ont un sens de l'honneur, aident les plus faibles donnant à se demander s'il n'ya pas deux sortes d'hommes. Pour l'auteur la religion est ce qui retient les hommes de toutes ces abominations. Je croyais en avoir vu beaucoup mais non, cette guerre n'a pas fini de me surprendre avec cette surenchère dans l'horreur, indicible, l'inimaginable, personne n'est épargné ni les civils, ni les soldats.
Il faut absolument lire ce roman ne serait-ce que pour réaliser à quel point ce ne fut que de la souffrance de tous côtés. de nos jours la religion a ses failles et ne trouve guère preneurs mais une spiritualité, une éthique ou la volonté de préserver la vie sont indispensables.
Ce qui me restera de la classe 1921, c'est leur désir de reconstruction du pays un peu comme si ils se reconstruisaient eux-mêmes après tout ce qu'ils ont vécus.
Une découverte de la seconde guerre mondiale sur le front est que je ne connais que très peu.

#Le cheval rouge #NetGalleyFrance

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