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litterature francaise

2025-03-18T10:31:03+01:00

Ketchup À Molière

Publié par Althéa

De mes jours, les parents élevaient leurs enfants. Mais de vos jours, ils se contentent de les garder.

Après Molière, c'est Charles l'écrivain des gémeaux se moque des travers de notre société avec le sourire et ça marche !

L'auteur mélange culture classique, culture africaine et culture "actuelle".

Eugène veut cuisiner un plat de pâtes et oubli d'acheter le ketchup en rentrant du travail, c'est normal, il vient recevoir une bien mauvaise nouvelle.

Du coup le voilà parti en quête de son Graal. 

Nous allons assister à tout ce qui anime un quartier de banlieue de nos jours et de l'action, il y en a.

Eugène et Charles vont avoir une discussion d'auteur à personnage.

C'est une nouvelle très courte : 80 pages, qui m'a fait dire tout çà pour çà mais la chute est excellente, tout à fait révélatrice de l'ensauvagement de notre société.

En conclusion pas un coup de cœur mais une bonne lecture, à vous de voir.

Je tiens à remercier Charles l'écrivain des gémeaux de sa confiance pour ce service de presse lu via Simplementpro.

_ Que de belles paroles, pour un bossu qui ne voit même pas sa propre bosse, ajouta enfin le nouvel Arès.
_ Un quoi ?
_ Je n'ai rien dit. Ma langue s'est mise toute seule à dire la vérité. Excusez-la, elle souffre de véritémanie. C'est quand vous ne pouvez pas vous empêcher de dire la vérité quoi, finit-il en esquissant un petit sourire moqueur.

De l'auteur j'ai déjà lu : Le prix de l'espoir, tome 1 : L'Eveil que j'ai énormément apprécié et dont j'attends la suite.

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2025-03-02T19:58:08+01:00

Hypocrite (Hippocrate)

Publié par Althéa

Depuis le début de cette « fin du monde », jour après jour, je perdais un peu plus de mon humanité. J'avais honte... mais je ne pouvais pas faire autrement... peut-être était-ce là une façon de me protéger.

Un texte d'une très grande noirceur qui donne à penser que seul les nantis préparés et survivalistes échapperont à cet ensauvagement total qui s'est emparé du monde.

Un effondrement économique va provoquer le chaos en Europe (l'auteur  nous laissera gamberger sur les suites, à chacun ses hypothèses).

 Jean est médecin au Portland hospital. Seul survivant du massacre qui s'y est produit il devra faire de nombreux choix.

Bien entendu Jean n'a rien d'un héros c'est un homme intelligent. Pris de panique face au chaos ambiant il tuera par pur réflexe de survie.

Quand on a prêté le serment d'Hippocrate et jurer de préserver la vie à tout prix. Se parjurer est un sacré dilemme !

Parfois je songe encore à ces mots - « Je donnerai mes soins à  l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. » - et je me dis quelles foutaises.

D'autres fois, j'ai honte de mon incapacité à tenir ce serment contraint par un monde où tout s'achète et se vend.

Partir de Londres traverser la Manche et rejoindre une maison toute équipée par un grand-père survivaliste au milieu de la France profonde est un sacré challenge. Et la maison lui réservera quelques surprises.

En chemin, il aidera quelques personnes mais la méfiance est la clé de la survie et la solution du repli sur soi, loin des autres, semble être la seule solution viable.

J'ai beaucoup aimé ce récit parce que Alex Speri est un de ces auteurs que je suis avec le plus grand des plaisirs. Le style, l'humour, beaucoup de connaissances sur les thèmes traités rendent ces récits passionnants.

Malgré l'horreur, une note d'espoir finale illumine ce roman...

Et encore un coup de cœur !

Merci à Alex Speri pour ce SP via Simplementpro.

Certes, je faisais partie de ces bourgeois, mais mon grand-père avait su m'inculquer le respect des « petites gens » comme on les appelait de son temps. Le respect... voilà ce qui avait disparu... voilà ce qui allait signer la fin de ces profiteurs qui commençaient déjà à se bouffer les uns, les autres, tels une horde de loups affamés.

De l'auteur, je vous conseille par ordre chronologique parce que tout est excellent :

Là où tout commença

Là où tout finira

Frumentarius, tome 1 : Espion au service de Rome

Rubis

Frumentarius, tome 2 : Le trésor d'Arganthonios

 

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2025-02-26T11:39:32+01:00

Moorland La triade irlandaise - 2

Publié par Althéa

Markus Noli pousse deux chemises cartonnées vers Ciara et Doyle. Sa gourmette racle la table. Toujours avec son sourire de vendeur de bouquins, il continue :
_ J'ai un autre nom à vous offrir : Bobby McGrath. Ça vous dit quelque chose ? James, son oncle, était bien en relation avec votre père et ses amis ?
Ciara dévisage ce Markus Noli à qui elle a bien envie de coller une bonne grosse baffe des familles. Le drame d'Augrhus Point avait commencé de la même manière : un dossier merdique qui remonte à la surface et tire dans ses filets d'anciennes figures d'un sale passé. C'est comme si le hasard lui servait encore une fois le même plat faisandé.

Merci à Thibaud et M+ COLLECTION NOIRE pour ce fascinant service de presse. Un véritable délice !

Parce que les histoires de guerre en Irlande avec le nord, le sud, les différentes factions, les traîtres, les vengeances lui semblaient un peu léger.

Gérard Coquet s’est amusé à envoyer une horde de tueurs d’Albanie. Ce pays est régi depuis toujours par la loi du Kanun et  quelques vierges qui n’ont absolument rien à voir avec Mère Thérésa mais c’est avant tout une vieille histoire qui va refaire surface.

Des années plus tôt, une jeune journaliste irlandaise a fui le régime d’Enver Hoxha avec son jeune fils, devenu Bobby le fou ce dernier est très demandé mais il cherche toujours à en découdre en Albanie comme en Irlande.

Quand elle va trouver Sparfel en bien étrange compagnie, Ciara est loin de se douter que sa prochaine affaire concerne Bobby le fou et Sparfel.

Ciara voit venir une tempête force 6 bien sûr avec l’aide de Bryan Doyle, toutes les pièces trouveront leur place et le dénouement sera à la hauteur de l’intrigue mais pas sans perte et fracas.

Avec cette  loi du kanun, Gérard Coquet prend un malin plaisir à nous entraîner dans un très bon thriller où l’humour, l’action, l’hémoglobine ne manquent pas après une fuite palpitante et sanglante (déjà) d’Albanie. C’est aussi l’occasion de découvrir Ciara fine pédagogue avec les plus jeunes et d’apprécier sa bonne humeur légendaire.

Et encore un coup de cœur qui ne dément pas le premier à la lecture d’Augrhus Point.

Des tarés, Ciara en a croisé quelques-uns , mais tous ne sont que des brouillons en face d'un tel chef-d'œuvre.

Très bientôt : Inishbofin La triade irlandaise - 3

Je m'en délecte à l'avance.

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2025-02-24T08:35:15+01:00

Aughrus point La triade irlandaise - 1

Publié par Althéa

Elle ouvre les yeux. C'est Sparfel. Une plaie lui raye le front. «Ça va ? répète -t-il
_ L'épaule... »
Un craquement sinistre lui résonne dans les oreilles en lui arrachant un cri de bête blessée.
_ Remise en place... Vous êtes douillette ?
_ Vous êtes cinglé !
_ C'est une de mes caractéristiques ! Vous pouvez marcher ?

_ Où veux-tu en venir, Zack ?
_ Je veux t'expliquer que je me suis battu avec, et contre, une structure que j'ai créée. J'ai participé à la gestion du système en espérant le voir évoluer vers la négociation, pas vers la violence. J'ai échoué. Après le cessez-le-feu de 1997, j'espérais pourtant que les choses rentreraient dans l'ordre...
_ L'ordre ? Quel ordre ?Vous n'avez su gérer les conflits qu'à coup de flingues ! Vos actions ? Vos exploits ? Des réponses merdiques à des provocations merdiques !
_ C'est pas faux.
_ Tu as raison, McCoy... L'histoire se répète et ta fille est morte, elle aussi, pour ces raisons merdiques.

Un polar tout en finesse et un grand nettoyage de printemps.

La pêche est ouverte, vu la quantité d’appâts de nombreuses touches devraient mordre à l’hameçon.

Ciaran McMurphy est de retour au pays entre les vate, son redoutable ex mari, les fantômes du pays et quelques policiers pas très malins, ce n’est pas la joie mais notre Garda a du répondant.

C’est une enquête bien particulière où de nombreuses histoires s’entremêlent entre vengeance, retour sur les indépendantistes et recherche d’un livre mystique mystérieux de nombreuses fausses pistes et surprises nous attendent.

C’est un polar ou l’humour, les légendes, la magie, l’appât du gain et la violence dominent avec quelques cuites (redoutables pubs irlandais).

Une autre vedette de « Triade Irlandaise » est la pluie et quelle qu’elle soit les descriptions de l’auteur sont diverses et variées mais toujours belles car l’auteur possède une jolie plume poétique.

«  Le ciel dessine un ventre de mouton, rempli d’herbe et de flotte, très bas, comme souvent début mai quand la pluie vient de l’ouest. Le vent s’évertue à limiter les dégâts et pousse de brusques rafales qui nettoient l’horizon. Un crachin dégouline des nuages. Puis, comme souvent en cette saison, le ciel s’éclaircit. Ici, le temps décide de tout : de la lumière, de la tristesse ou de la profondeur du vert des prés. »

C’est aussi la découverte de Gérard Coquet, un auteur à suivre. Son roman m’a apporté tout ce que j’aime.

Comme vous devez vous en douter j’ai adoré cette balade très mouvementée en Irlande et suis prête à repartir pour la suite. À votre tour de découvrir Aughrus Point.

_ MERDE ! Bon Dieu, Mat ! Qu'est-ce qui t'a pris ?
_ Désolé, je voulais l'impressionner, pas le tuer.
_ Bordel ! Tout ce que tu touches se transforme en nature morte ! Fouillez-moi l'appartement ! Trouvez-moi ce putain de bouquin et on se tire.

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2025-02-09T12:21:15+01:00

Camille muse de Claude Monet

Publié par Althéa

Elle était très belle Camille ; petit nez droit, traits fins, visage pâle, presque hautain, moue enfantine. Cette jolie jeune femme brune ne semble nous parler qu'à travers les coups de pinceaux de Claude Monet.

Et me voici partie une nouvelle fois au pays des peintres et de leurs œuvres grâce à Alain Yvars.

Alain possède cette sensibilité, cette connaissance de la peinture (peintre amateur lui-même) qui lui permet cette empathie et cette compréhension des œuvres et des peintres. Ainsi son intérêt pour ce modèle, Camille Doncieux, muse et femme de Monet donne lieu à une biographie romancée.

Camille qui se promène, Camille qui lit, Camille au jardin, Camille et Jean, Camille, Camille… Elle est sa muse et Monet la peint encore et toujours pour notre plus grand bonheur. Le moindre de ses gestes est un tableau.

Renoir qui le connaissait bien disait de lui : « Son seul maître, c’est l’amour, l’amour de ce qu’il a sous les yeux et qui est beau. »

Parfois il sera infidèle à la douce Camille pour peindre d’autres sujets : nature, Hollande, gares, etc…

« La sensation. Elle est essentielle dans la peinture, loin devant la forme, la matière, la description, que les maîtres nous apprennent. Un tableau doit reproduire tes émotions, ta scène intérieure, ton ressenti visuel face au spectacle qui s’offre à toi. La touche hachée, épaisse ou mince, ne doit pas être léchée. »

 Monet explique sa passion à  sa muse qui deviendra sa femme Camile.

Monet et Camille connaitront une vie difficile car leurs familles respectives ne les aident pas, bien souvent il fera appel au peintre Bazille de temps à autres.

Le contexte historique français (une guerre, la commune, une crise économique…) est loin d’être propice aux artistes, de plus Monet et ses amis sont les précurseurs de l’Impressionnisme.

«En ce mois de Juillet 1870, pendant qu’ils sont en vacances, la France a déclaré la guerre à la Prusse. Les amis, Manet, Degas, Renoir et Bazille sont aux armées. Napoléon III, très impopulaire, croyait son armée supérieure à celle des Prussiens. L’aventure allait tourner court dans un affrontement éclair voyant la capitale rapidement encerclée. Le désastre de Sedan défait l’empereur et c’était bientôt la capitulation suivie de la proclamation de la République. »

Malgré leurs ennuis financiers, la famille Monet s’exile en Angleterre ce qui ne sera pas si mal car elle y rencontrera Sisley et un marchand d’art Durand-Ruel qui leur permettra de subvenir à leurs besoins. Monet visitera les musées, retrouvera Daubigny et Pissaro. Le pauvre Bazille mourra au front.

Puis c’est le retour en France, toute la famille s’installe à Argenteuil Monet peint, Camille pose et s’occupe de son petit Jean. Et l’argent manque à nouveau. Il va renconter Ernest Hoshédé qui achète ses toiles et la femme de ce dernier. 

Le 5 septembre 1879, Camille meurt d’un cancer à trente deux ans, laissant deux petits garçons. 

 Monet sait qu’il ne peindra plus jamais de personnages avec la même tendresse.

Alice Hoshédé fera disparaître tout ce qui concerne sa rivale à ses yeux .

Il est dit que ce qui doit être révélé finit toujours par se savoir, grâce à Alain , Camille a pris vie à mes yeux et peut-être bientôt aux vôtres.

Voir tous les magnifiques  portraits de cette  jeune femme est un beau cadeau car Alain a apporté un soin tout particulier au choix des tableaux afin que nous puissions les apprécier. Certains sont très connus d’autre moins. Manet et Renoir sont de la partie aussi.

J’aime beaucoup Camille sur la plage de Trouville et La femme à l’ombrelle.

« Depuis ses débuts en peinture et son apprentissage avec Boudin et Jongkind l’éphémérité des choses interroge Monet : ce moment imperceptible qui passe et s’efface. Sa peinture capte les infimes modifications de la lumière qu’il poursuit sans cesse. »

Ces deux tableaux me font ressentir particulièrement ressentir cette éphémérité.

 

 

Nombre des toiles de Claude Monet dans lesquels sa femme est représentée sont des chefs-d'œuvre. après sa mort, il ne peindra jamais plus de personnage avec le même intérêt, le même plaisir, le même amour. Plus tard, les personnages insérés dans ses toiles ne sembleront servir que de contrepoint à son travail entièrement tourné vers le paysage. Le sourire de Camille surgira parfois, inattendu, dans une touche de lumière.

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