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litterature francaise

2026-06-10T08:11:36+02:00

La seconde norme

Publié par Althéa

Ce projet Arboris, cet arbre, tout cela avait un lien direct avec les propres origines de Médéric.

L'humanité, née dans l'étreinte bienveillante d'un écosystème fragile, a pourtant choisi de l'oublier, de l'effacer de sa mémoire collective, comme si ses racines n'avaient jamais existé. Dans notre quête de confort et de progrès, nous avons sacrifié l'essentiel : le respect de notre environnement, le respect des autres, le respect de notre propre avenir.

Un texte court (un peu trop à mon goût). J’ai bien aimé ces personnages passionnés, curieux qui se posent énormément de questions.

Une bonne histoire où des personnes neuroatypiques tiennent le premier rôle avec une signification particulière à mes yeux puisque je côtoie des DYS et des TSA.

La triade est une entité composée : de DYS, TSA, TDHA et handicapés ainsi que quelques neurotypiques qui leur apportent un cadre afin de changer un monde post-apocalyptique en un lieu hospitalier où survivre toutes espèces confondues.

Quand la diversité n’est plus exclusion mais acceptation des autres. Parce que la curiosité sans borne, des centres d’intérêts en perpétuelle évolution, une hyperfocalisation et une pensée en arborescence est peut-être ce qui manque au commun des mortels ?

J’aime beaucoup ce récit qui donne l’espoir et peut-être la clé d’un monde meilleur dans une planète en complète harmonie. N’attendons pas la fin du monde…

Un très bon roman ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Un service de presse lu via Simplementpro.

Leur pensée ne connaît pas de cadre rigide. Elle explore, elle détourne, reconstruit, créeant une richesse intellecuelle qui brille par son originalité.

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2026-06-06T10:47:20+02:00

Là où naissent les ouragans

Publié par Althéa

L'automne sait mentir à merveille, dans son abandon coruscant où coule l'ambre sur chaque plante, il parvient à nous faire croire en un éternel été. Mais la couleur des feuillages ne peut tromper l'œil aguerri.

Elle adorait bien entendu la danse, mais aussi la littérature. Elle aimait la vie, et n'en perdait aucune miette. Volontiers provocatrice, au risque de passer pour une audacieuse et même pire, elle se moquait du qu'en dira-t-on. Elle aimait chez Gatien cette fraîcheur d'âme nuancée d'étonnement et de pureté. Il y avait chez lui une fougue tout en intelligence, une retenue qui se libérait à son contact.

Merci à Anne-Lise Wittwer de 5 Sens éditions qui a eu la gentillesse de me faire parvenir ce service de presse.

 Cette fois-ci, Gilles la Carbona nous entraîne en Indochine et à Cuba avec des êtres au caractère bien trempé.

Entre Armand et Eléonore le torchon brûle, ce dernier est resté l’aventurier, le soldat  dont elle est tombée amoureuse. Fidèle à ses convictions et à son amour pour la France, il veut servir en Indochine bien que cette dernière souhaite le voir travailler dans l’entreprise paternelle.

Les frictions ne vont pas manquer, les rancunes aussi car Eléonore est prête à tout. Elle sait ce qu’elle veut et est manipulatrice, ses manigances n’auront pas l’effet prévu. Armand  reviendra blessé et meurtri.

Un nouveau départ destination Cuba, avec leur fils Gatien, semble une bonne idée. Là-bas aussi,  la tempête n’est pas loin. Musique, danse, sensualité ambiante, jeu de séduction pour Armand et Eléonore. Gatien quant à lui s’intéresse aux idées révolutionnaires et tombe amoureux. Face à l’imminence du danger la famille retourne en France à nouveau déchirée. Quels seront leurs choix ?

Valeurs perdues, guerres perdues, amours perdues et pourtant l’espoir demeure.

Cette fresque m’a permis de découvrir l’aspect historique mouvementé de l'Indochine dont je ne connaissais que peu de détails. Cuba est vivante et vibrante, on y est. Encore une occasion de constater à quel point les guerres et les extrémismes sont mortifères pour le peuple qui les subit.

Gilles la Carbona est un auteur que je suis depuis quelques années : son style, ses histoires et ses réflexions en font un incontournable. De plus partageant les mêmes racines,  je retrouve toujours avec plaisir cette Provence qu’il dépeint à merveille.

Sans oublier la superbe couverture de sa fille, Pauline qui nous fait entrer dans le récit.

À lire absolument, mais vous vous en doutiez.

Tu es d'un manichéisme navrant. Si on ne va pas dans ton sens, on est contre toi.

Il y a des pensées qui une fois émises donnent la voie, guide l’action. On ne tergiverse pas avec la patrie. La France, cette terre, cette âme, il l’a dans ses gènes, il la déteste autant qu’il l’aime. Elle sait se montrer fière et rebelle, autant que veule et lâche. Elle possède tous les visages, des plus beaux aux plus monstrueux, seul pays capable d’engendrer des héros pour la liberté, ou des collabos prêts à la souiller, la détruire de l’intérieur pour quelques prébendes.
Elle ne s’agite vraiment que face au gouffre, et trouve sur sa route la masse inerte de ceux qui ne savent qu’obéir, et la fange nauséeuse des traitres. Devant ce pitoyable tableau, se dressent les résistants, toujours…

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2026-06-02T18:55:38+02:00

Le reflet du soleil dans un morceau d'enfance

Publié par Althéa

Jouer était un art et comédienne, une vocation. Quand on montait sur scène, on glissait ses pas dans ceux d’Edwige Feuillère ou de Sarah Bernhardt, pour mériter cette place, il fallait à tout le moins mourir sur scène. Autant dire que les blagues salaces de Shaynna et les mimiques grotesques de Marguerite n’avaient pas reçu le succès escompté.
– Mesdemoiselles, les avait sermonnées la directrice, si vous voulez rire ou faire rire, allez sur les boulevards jouer Mon cul sur la commode, mais laissez les vrais âââârtistes travailler.

Euphorique, elle avait accepté une première invitation de ses collègues égyptologues pour modéliser le sous-sol de la Vallée des Rois : trente-trois cavités inconnues étaient apparues sur l’écran. Les types étaient devenus hystériques, des diabétiques lâchés dans un magasin de bonbon. Les perspectives offertes par cette invention étaient sidérantes.

Mon deuxième recueil de nouvelles d’Axel Sénéquier, après « Le bruit du rêve contre la vitre », j’ai lu « Le reflet du soleil dans un morceau d’enfance ».

Ma préférée est : La forêt des suicidés qui mêle une bonne dose d’humour noir et un suspense soutenu. Un petit bijou.

Mais il y a des nouvelles sur des situations bien plus délicates avec Carnet de grossesse quand l’enfance brisée, détruite bien trop tôt remonte soudainement à la surface ou Le Prince de Guilvinec quand l’innocence et la candeur d’un enfant vous laisse entrevoir le pire par une envie de faire plaisir. J’étais tellement stupéfaite que j’ai du relire la ligne. Toute l’horreur traitée avec sobriété, presque banale et par conséquent très dérangeante.

Dans Capacités divinatoires, nous assistons à une joute verbale entre une serveuse qui tient le premier rôle et son client, et d’un coup les rôles s’inversent. Elle est redevenue cette jeune fille qui rêvait d’être actrice.

Arbitrage vidéo, la non-communication et l’incompréhension entre père et fils, c’est touchant !

Je me suis bien amusée avec Conservation du littoral, assez inattendu là aussi.

Un recueil qui laisse place à la fragilité de l’adulte, lorsqu’un morceau d’enfance l’assaille et que diverses émotions prennent le dessus.

De très bonnes nouvelles, écrites avec soin qui mettent en scène des personnages et des situations actuelles. De la poésie, de belles expressions.

Un recueil à lire absolument !

La mélancolie est un répulsif naturel puissant.

Face à l’apocalypse culturelle, alors que le monde s’ensevelissait sous des monceaux de bêtises et de renoncements, seule, juchée sur une montagne d’écrivains, de philosophes et de poétesses, Aliénor brandissait les livres comme les tables des commandements et prétendait repousser la vague d’imbécilité crasse qui déferlait sur ce siècle.

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2026-05-05T19:04:08+02:00

La Terre des Ombres, tome 1 : Cycle des Tempêtes

Publié par Althéa

— Mon enfant, les peuplades du Nord m’ont surnommée la Semeuse de Rêves. Dans notre famille, les femmes naissent avec des dons. Pour certaines, comme moi, c’est la télépathie. J’ai pu communiquer avec toi durant tes songes. Je ne pouvais révéler mon existence sans te mettre en danger. Mais toi… tu possèdes tous les dons.

Trois hommes surgissent de derrière les fourrés alors que ses compagnons brandissent leurs armes, mais le batelier et le chef de bande s’immobilisent, déconcertés par la vision des inconnus : leur peau brille dans la pénombre, pareille à un feu intérieur. La Semeuse réagit en premier ; elle caresse la tête de Shania qui gronde, puis s’avance sans crainte vers les étrangers :
— Bienvenue aux Veilleurs ! C’est un honneur de rencontrer les hôtes de la nuit.

Trois romans, trois genres différents et toujours le même plaisir de lecture. Cette fois-ci, Brice Milan nous entraîne dans un univers de fantasy.

Erina  pressent des menaces ou un danger concernant son frère, le roi Éric, ce dernier trahi par un de ses proches est fait prisonnier mais il est trop tard et cette dernière doit échapper à l’ennemi. Face à l’adversité, tout deux feront preuve d’une grande force de caractère et se feront de nombreux alliés fidèles.

Une histoire où les personnages, sont pléthore, se rencontrent, se perdent et parfois se retrouvent, ce qui donne une impression de lenteur au récit un peu long à certains moments, mais maintient le suspense et apporte de belles surprises car certains sont attachants.

Une histoire où les éléments, la magie, les rebondissements, les complots, les trahisons, l’ambition font bouger le monde.

Brice Milan est un auteur qui ne ménage pas ses effets et tout en nous amenant à une fin prévisible, je l’avais vu venir… mais attention une chute peut en cacher une autre !

Merci à Brice Milan pour ce SP via Simplementpro.

Presque aussitôt, des grondements sourds, suivis de craquements sinistres font écho à l’onde de choc. Le duc Dambre comprend enfin : dans un geste désespéré, les défenseurs ont volontairement déclenché des avalanches. De sa position privilégiée, l’impitoyable conquérant assiste, impuissant, à la débandade de ses troupes face aux coulées dévastatrices de neige. Dans un chaos indescriptible, ses hommes aguerris fuient, affolés par la terreur de l’ensevelissement. D’énormes plaques se détachent, écrasent tout sur leur passage et entraînent matériel et soldats postés sur les hauteurs. Refluant dans un désordre indescriptible, l’armée d’invasion tente de s’arracher au piège montagneux dans une retraite éperdue.

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2026-04-01T10:10:01+02:00

De le dignité des pauvres et des devoirs des riches

Publié par Althéa

Vous raconterai-je ici tous les maux que ce maudit désir des richesses a apportés au genre humain ? les fraudes, les voleries, les usures, les injustices, les oppressions, les inimitiés, les parjures, les perfidies, c'est le désir des richesses qui les a ordinairement amenés sur la terre. Aussi l'Apôtre a-t-il raison de dire, que « le désir des richesses est la racine de tous les maux :» Radix omnium malorum est cupiditas.

Les mauvais riches sont des « pauvres intérieurs (...) toujours avides, toujours affamés dans la profusion et dans l'excès même ». Dans leur âme et dans celle de leurs imitateurs, « où la raison a perdu l'empire, où les lois n'ont plus de vigueur, l'ambition, l'avarice, la délicatesse, toutes les passions, troupe mutine et emportée, font repartir de toutes parts un cri séditieux, où l'on n'entend que ces mots : "Apporte, apporte"». Toute sa vie, l'homme cupide a dit en son cœur : «Je suis : il n'y a que moi ; toute cette multitude, ce des têtes de nul prix, et, comme on parle, des gens de néant.«À l'approche de la mort, il sera seul et sans secours face à son propre néant.

Attention petit bijou, madeleine de Proust.

Jacques Bégnine Bossuet met beaucoup  de malice dans ses sermons. Il interpelle :

Ô pauvres ! que vous êtes riches ! mais ô riches ! que vous êtes pauvres !

Il intrigue, il inquiète :

Voici, messieurs, un grand spectacle : venez considérer les saints anges dans la chambre d’un mauvais riche mourant.

Bien sûr, ce texte date d’une époque, le dix-septième siècle, où l’homme croyait en Dieu et en la justice divine mais où, déjà, certains cherchaient à s’en émanciper.

Bossuet a écrit de nombreux sermons et prêchait à la cour. C’était la conscience des grands, il les ramenait sur terre leur montrant la vacuité de la richesse utilisée à mauvais escient au fil de ses deux sermons et de son panégyrique sur Saint François d’Assise.

Il se sert de textes de Tertullien, d’arguments tirés de la bible pour que les riches aident les pauvres.

Il (Dieu) a voulu que vous eussiez l’honneur de faire vivre vos semblables.

Eloquence, effet de manche, argumentation, ses sermons ont tout de plaidoyers. C’est du grand art. Le texte est très agréable à lire mais je n’en attendais pas moins après avoir lu « Les oraisons funèbres » qui remet les hommes même les plus grands à leur juste place.

Avant le texte, une préface d’une soixantaine de pages, d’Alain Supiot de connaître les différentes théories sur la pauvreté à travers les âges.

 Las, les siècles ont passé, ce qui est dit sur les pauvres et les riches est toujours d’actualité même si la loi divine et la mort sont de plus en plus rejetées de nos jours, à de rares exceptions.

Un texte à lire absolument, tant pour le fond que pour la forme.



 

L'orgueil, comme vous savez, chrétiens, a cela de propre, qu'il prend son accroissement de lui-même, si petits que puissent être ses commencements, parce qu'il enchérit toujours sur ces premières complaisances par ses flatteuses réflexions.

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