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litterature francaise

2025-02-24T08:35:15+01:00

Aughrus point La triade irlandaise - 1

Publié par Althéa

Elle ouvre les yeux. C'est Sparfel. Une plaie lui raye le front. «Ça va ? répète -t-il
_ L'épaule... »
Un craquement sinistre lui résonne dans les oreilles en lui arrachant un cri de bête blessée.
_ Remise en place... Vous êtes douillette ?
_ Vous êtes cinglé !
_ C'est une de mes caractéristiques ! Vous pouvez marcher ?

_ Où veux-tu en venir, Zack ?
_ Je veux t'expliquer que je me suis battu avec, et contre, une structure que j'ai créée. J'ai participé à la gestion du système en espérant le voir évoluer vers la négociation, pas vers la violence. J'ai échoué. Après le cessez-le-feu de 1997, j'espérais pourtant que les choses rentreraient dans l'ordre...
_ L'ordre ? Quel ordre ?Vous n'avez su gérer les conflits qu'à coup de flingues ! Vos actions ? Vos exploits ? Des réponses merdiques à des provocations merdiques !
_ C'est pas faux.
_ Tu as raison, McCoy... L'histoire se répète et ta fille est morte, elle aussi, pour ces raisons merdiques.

Un polar tout en finesse et un grand nettoyage de printemps.

La pêche est ouverte, vu la quantité d’appâts de nombreuses touches devraient mordre à l’hameçon.

Ciaran McMurphy est de retour au pays entre les vate, son redoutable ex mari, les fantômes du pays et quelques policiers pas très malins, ce n’est pas la joie mais notre Garda a du répondant.

C’est une enquête bien particulière où de nombreuses histoires s’entremêlent entre vengeance, retour sur les indépendantistes et recherche d’un livre mystique mystérieux de nombreuses fausses pistes et surprises nous attendent.

C’est un polar ou l’humour, les légendes, la magie, l’appât du gain et la violence dominent avec quelques cuites (redoutables pubs irlandais).

Une autre vedette de « Triade Irlandaise » est la pluie et quelle qu’elle soit les descriptions de l’auteur sont diverses et variées mais toujours belles car l’auteur possède une jolie plume poétique.

«  Le ciel dessine un ventre de mouton, rempli d’herbe et de flotte, très bas, comme souvent début mai quand la pluie vient de l’ouest. Le vent s’évertue à limiter les dégâts et pousse de brusques rafales qui nettoient l’horizon. Un crachin dégouline des nuages. Puis, comme souvent en cette saison, le ciel s’éclaircit. Ici, le temps décide de tout : de la lumière, de la tristesse ou de la profondeur du vert des prés. »

C’est aussi la découverte de Gérard Coquet, un auteur à suivre. Son roman m’a apporté tout ce que j’aime.

Comme vous devez vous en douter j’ai adoré cette balade très mouvementée en Irlande et suis prête à repartir pour la suite. À votre tour de découvrir Aughrus Point.

_ MERDE ! Bon Dieu, Mat ! Qu'est-ce qui t'a pris ?
_ Désolé, je voulais l'impressionner, pas le tuer.
_ Bordel ! Tout ce que tu touches se transforme en nature morte ! Fouillez-moi l'appartement ! Trouvez-moi ce putain de bouquin et on se tire.

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2025-02-09T12:21:15+01:00

Camille muse de Claude Monet

Publié par Althéa

Elle était très belle Camille ; petit nez droit, traits fins, visage pâle, presque hautain, moue enfantine. Cette jolie jeune femme brune ne semble nous parler qu'à travers les coups de pinceaux de Claude Monet.

Et me voici partie une nouvelle fois au pays des peintres et de leurs œuvres grâce à Alain Yvars.

Alain possède cette sensibilité, cette connaissance de la peinture (peintre amateur lui-même) qui lui permet cette empathie et cette compréhension des œuvres et des peintres. Ainsi son intérêt pour ce modèle, Camille Doncieux, muse et femme de Monet donne lieu à une biographie romancée.

Camille qui se promène, Camille qui lit, Camille au jardin, Camille et Jean, Camille, Camille… Elle est sa muse et Monet la peint encore et toujours pour notre plus grand bonheur. Le moindre de ses gestes est un tableau.

Renoir qui le connaissait bien disait de lui : « Son seul maître, c’est l’amour, l’amour de ce qu’il a sous les yeux et qui est beau. »

Parfois il sera infidèle à la douce Camille pour peindre d’autres sujets : nature, Hollande, gares, etc…

« La sensation. Elle est essentielle dans la peinture, loin devant la forme, la matière, la description, que les maîtres nous apprennent. Un tableau doit reproduire tes émotions, ta scène intérieure, ton ressenti visuel face au spectacle qui s’offre à toi. La touche hachée, épaisse ou mince, ne doit pas être léchée. »

 Monet explique sa passion à  sa muse qui deviendra sa femme Camile.

Monet et Camille connaitront une vie difficile car leurs familles respectives ne les aident pas, bien souvent il fera appel au peintre Bazille de temps à autres.

Le contexte historique français (une guerre, la commune, une crise économique…) est loin d’être propice aux artistes, de plus Monet et ses amis sont les précurseurs de l’Impressionnisme.

«En ce mois de Juillet 1870, pendant qu’ils sont en vacances, la France a déclaré la guerre à la Prusse. Les amis, Manet, Degas, Renoir et Bazille sont aux armées. Napoléon III, très impopulaire, croyait son armée supérieure à celle des Prussiens. L’aventure allait tourner court dans un affrontement éclair voyant la capitale rapidement encerclée. Le désastre de Sedan défait l’empereur et c’était bientôt la capitulation suivie de la proclamation de la République. »

Malgré leurs ennuis financiers, la famille Monet s’exile en Angleterre ce qui ne sera pas si mal car elle y rencontrera Sisley et un marchand d’art Durand-Ruel qui leur permettra de subvenir à leurs besoins. Monet visitera les musées, retrouvera Daubigny et Pissaro. Le pauvre Bazille mourra au front.

Puis c’est le retour en France, toute la famille s’installe à Argenteuil Monet peint, Camille pose et s’occupe de son petit Jean. Et l’argent manque à nouveau. Il va renconter Ernest Hoshédé qui achète ses toiles et la femme de ce dernier. 

Le 5 septembre 1879, Camille meurt d’un cancer à trente deux ans, laissant deux petits garçons. 

 Monet sait qu’il ne peindra plus jamais de personnages avec la même tendresse.

Alice Hoshédé fera disparaître tout ce qui concerne sa rivale à ses yeux .

Il est dit que ce qui doit être révélé finit toujours par se savoir, grâce à Alain , Camille a pris vie à mes yeux et peut-être bientôt aux vôtres.

Voir tous les magnifiques  portraits de cette  jeune femme est un beau cadeau car Alain a apporté un soin tout particulier au choix des tableaux afin que nous puissions les apprécier. Certains sont très connus d’autre moins. Manet et Renoir sont de la partie aussi.

J’aime beaucoup Camille sur la plage de Trouville et La femme à l’ombrelle.

« Depuis ses débuts en peinture et son apprentissage avec Boudin et Jongkind l’éphémérité des choses interroge Monet : ce moment imperceptible qui passe et s’efface. Sa peinture capte les infimes modifications de la lumière qu’il poursuit sans cesse. »

Ces deux tableaux me font ressentir particulièrement ressentir cette éphémérité.

 

 

Nombre des toiles de Claude Monet dans lesquels sa femme est représentée sont des chefs-d'œuvre. après sa mort, il ne peindra jamais plus de personnage avec le même intérêt, le même plaisir, le même amour. Plus tard, les personnages insérés dans ses toiles ne sembleront servir que de contrepoint à son travail entièrement tourné vers le paysage. Le sourire de Camille surgira parfois, inattendu, dans une touche de lumière.

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2025-02-07T08:21:01+01:00

Frumentarius espion au service de Rome

Publié par Althéa

Le texte commençait par la locution suivante : Ego can dico quod non est mortuorum.
Je traduisis à haute voix : « Je raconte ce que les morts ne peuvent pas. » Puis, me penchant de nouveau sur le codex, je lus : mon nom est Quintus Lepidus Ælius, je suis né en l'an 893 après la fondation de Rome, la troisième année du règne de l'Empereur Antonin. Les chrétiens, eux, se réfèrent à l'année 140 après la naissance de leur Christ. Ces mêmes chrétiens qui refusent d'honorer les Dieux et l'Impérator. Je ne leur fais pas confiance ! Puisse Jupiter les foudroyer tous !

Et c‘est encore le vent de l'aventure qui souffle chez Alex Speri.
Lorsque des archéologues découvrent un manuscrit d'une facture inhabituelle, ils sont à mille lieues de la découverte qui les attend.
C'est un récit en trois parties : le travail des historiens, une jolie romance, la vie de Quintus Lupus au IIème siècle ap. J.C. et ses fameuses notes qu'il prendra tout au long de son périple.
La route de la soie et l'Empire Céleste racontés à travers les yeux d'un espion romain.
Lorsque le mère de Quintus Lepidus Aelius, ancienne esclave lui apprit en secret sa langue maternelle le suève (germain), elle était loin de se douter de l'opportunité que se secret jouerait dans sa vie et des honneurs qui en découleraient.
Si la civilisation romaine et chinoise vous intéresse ce roman est pour vous.
La formation d'un espion est particulièrement passionnante.
Alex Speri est également un auteur passionné de géographie et de routes. Les via romaines, les pays et les villes légendaires de la route de la soie sont tous nommés. L'auteur à le souci du détail : noms romains, noms chinois expliqués en bas de page car nous entrons dans deux mondes différents. Une cartographie est jointe en fin de texte. Une route longue, pleine de surprises, tempête, froid, attaques, complots, une route qui leur prendra une année.
Quintus Lupus va devoir escorter un sénateur en Chine. Bien que soldat avant tout, il évite les morts inutiles et est loin de considérer les autres comme des barbares, il se montre respectueux et tolérant des autres peuples peut-être est-ce du à ses origines, à sa curiosité pour les autres. En chemin, il apprendra le grec, puis arrivé au Tianxia, le chinois, la calligraphie, le combat et restera de longues années en tant qu'ambassadeur.
Une lecture passionnante, porteuse d'une certaine vision des autres.
C'est mon troisième roman d'Alex Speri et dès le départ s onécriture m'emporte dans ses univers, le style est fluide, agréable et ses histoires toujours prenantes. Y aura-t-il une suite comme le laisse espérer l'épilogue ?
Merci pour ce SP via Simplementpro.

En me regardant, il lança alors : « Qui es ? » Tandis que je réfléchissais à ce qu'il voulait dire, il commença à répondre : « Tu n'est rien, tu es tout. Tu n'es personne et tout le monde. Tu es l'alpha et l'oméga, la vie et la mort... Tu es un loup noir ! »

Ce premier opus est en vente aujourd'hui à un prix tout doux. N'hésitez pas

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2024-12-27T09:15:59+01:00

Fière comme une batelière

Publié par Althéa

_ Il n'y pas que l'amour cru qui appartienne aux pauvres, il y a souvent, en plus, leur bonté inépuisable, leur générosité, que les enfants gâtés ne possèdent pas. Et surtout, il demeure leur faculté d'être heureux avec si peu... Je m'aperçois qu'il y a d'autres « ailes » que celles de la création... »

Maryna est multiple, étonnante, toujours autre. Je connais la poète, la peintre, la musicienne et l’auteure. Et là j’ai découvert un conteur et une historienne qui nous offre une jolie fresque familliale.

Fière comme une batelière est l’histoire d’une lignée de femmes qui choisissent l’amour, qui quitteront tout : famille, pays, confort pour les hommes de leur vie.

Elles sont fortes, tenaces, fidèles, au premier regard elles l’ont choisi, le suivront jusqu’au bout du monde, quelles que soient les difficultés et elles ne manqueront pas. L’amour leur donne des ailes, rend tout possible.

J’ai découvert l’histoire tumultueuse des italiens durant la seconde guerre mondiale à travers les aventures d’Irina qui va suivre son beau calabrais.

C'est aussi l’occasion de découvrir la vie des bateliers, des mineurs, d’aller en Calabre pendant la guerre et par-dessus tout d’apprécier l’incomparable plume de Maryna Uzun.

Dommage que ce texte soit si court, c’est son seul défaut.

J'apprends par moi-même à écrire, très jeune, en traçant mille fois mon prénom avec une encre violette sur la toile cirée qui sera lavée et relavée. Par la suite, je recopie des mots qui me plaisent, sélectionnés dans la gazette : « Le nous deux », « Le Hoplà », « L'aventureux ». J'achète des revues, les cache et les utilise pour me former, ainsi que du papier pour mon journal.Ma volonté de m'élever au-dessus du matériel m'a rendue heureuse, m'a illuminée au seuil de mon adolescence. J'ai en permanence brûlé de me cultiver !
Aussitôt Alicia me signale : « Mon autodidacte chérie, Chagall au début des années 1910 que son célèbre Violoniste, en train de danser sur le toit, a été peint également sur une nappe ! À cette époque, il n'était qu'un obscur immigré juif à Paris !

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2024-12-17T09:25:20+01:00

L'éconduit

Publié par Althéa

Il sent encore son parfum, vertige incessant d'une fragrance inoubliable, il chancèle à ce précieux souvenir, s'y attache, frémit à l'idée de le perdre, secoue sa mémoire, s'insurge de ces pertes insignifiantes qu'il croit définitives.

_ Mon Dieu comme tu deviens adorable, serait-ce là une demande en mariage ?
_ Cela y ressemble en effet, mais il me faut m'assurer que madame convienne à mes exigences.
_ Goujat, viens donc par ici que je t'apprenne les bonnes manières.

L’amour, ses délices et ses souffrances.

Adélaïde est veuve depuis quelques années. et la solitude lui pèse.

Aurélien qui a connu quelques aventures est tombé sous le charme d’Adélaïde au premier regard et est bien décidé à tout faire pour gagner son cœur ainsi il accepte de devenir l’ami de Maxence et veiller sur lui.

De son côté Maxence est attirée par Cléore mystérieuse jeune femme. Ce jeune neveu idéaliste d’Adélaïde est revenu déçu des Amériques. Il fera fi des avertissements d’Aurélien.

Séduction, sensualité, vengeance, secrets, révélations tout est mis en place pour la plus grande joie des lecteurs.

En auteur éclectique qu’il est, Gilles La Carbona nous offre une très belle histoire d’amour qui se passe au dix-huitième siècle. Nous ne sommes pas loin de Benjamin Constant, Crébillon et Marivaux grâce à la plume de l’auteur.

Quelques belles tirades dignes d’une pièce de théâtre.

Encore un de ces romans dont Gilles a le secret.

Un beau cadeau à offrir où à s’offrir pour les fêtes.

Mille mercis à l’auteur pour cette lecture avant-première.

_ Tu décris cette femme comme certaines araignées que l'on trouve dans les contrées les plus éloignées. De ces monstres velus qui, tapis dans un trou, guettent leur proie. Celle-ci finit toujours par arriver. Insouciante, confiante, elle en meurt.
_ Oh elle se serait plus le genre mante religieuse.

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