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2025-10-19T16:22:09+02:00

Le sourire de Caterina

Publié par Althéa

À en croire Zuaneto, elle posséderait un talent inné, fort étrange chez une tête vide de cette espèce, puisqu'il est bien connu que les esclaves n'ont pas d'âme : elle est capable d'exécut er de splendides dessins d'ornement, des plantes, des fleurs, des animaux fantastiques, des nœuds et autre entrelacs en tout genre. Elle pourrait dessiner les modèles sur lesquels fabriquer des tissus inédits à Venise, ce qui serait une bonne chose maintenant que les dames se sont lassées des motifs syriens et des arabesques.

Je ne veux pas la perdre.
Le cheval apparaît et disparaît parmi les bouleaux.
Je ne peux la suivre que du regard.
Mes yeux sont des mains, des mains tendues, s'efforçant d'attraper ce qui s'enfuit à jamais.
La vie, un éclair de lumière, une trouble intermittence de souvenirs et d'images, ce rien que nous avons vécu ensemble.

Après la Joconde et son sourire énigmatique, Léonard de Vinci nous offre une autre énigme : la vie de sa mère.

De princesse circassienne, Caterina deviendra esclave.

Un fabuleux roman historique, un grand voyage de la Circassie jusqu’à l’Italie.

Considérée comme un bien, invisible, elle sera protégée par certains.

Un homme tuera pour la sauver, un autre l’affranchira.

 La partie historique est dense, certains passages sont longs, mais petit-à-petit, Caterine devient omniprésente et l’on a envie de savoir ce qu’il adviendra d’elle.

Carlo Vecce a découvert Caterina dans des actes notariés et nous offre une œuvre romancée de qualité. Une vision de la société italienne et de l’esclavage au quinzième siècle très détaillée.

Laissez-vous séduire par la mère de Leonard de Vinci.

« Elle est simple, pure, solaire. Son âme est libre comme le vent. »

Merci aux éditions du Seuil et à Babelio pour cette masse critique privilégiée.

Surtout, disait maître Zorzi, le monde des nombres nous rapproche de Dieu, qui a créé l'univers pondere et mensura. Mieux, la Création entière est une sorte de livre, rédigé au moyen de termes mathématiques, que nous avons pour devoir de déchiffrer pour le lire et le comprendre. Les nombres sont le langage de Dieu, ainsi que du bon et honnête gain. Mais si l'on n'y prend pas garde, ils se changent en langage du diable, parce qu'ils constituent le langage de l'argent acquis par la tromperie, la méchanceté, l'usure, la fraude, la cupidité ; alors ils nous conduisent tout droit dans les flammes de l'enfer.

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2025-10-17T09:38:41+02:00

Boutis Paradis

Publié par Althéa

Au début, on ne l'aimait pas.
Elle nous faisait même un peu peur.
Elle n'était pas de chez nous. Elle n'était pas comme nous.

La jolie couverture de cet album jeunesse ainsi que le titre m'ont attirée.

La curiosité et la magie d'un boutis vont donner naissance à une belle amitié.

Pour Noël Tiziri a reçu une couverture qui raconte des histoires. Toute la classe est étonnée. Mathilde veut connaître le secret de cette mystérieuse couverture.

Une invitation à découvrir les autres, leur culture.

Une histoire courte sur une autre façon d'honorer ces ancêtres et de ne pas oublier ses racines lorsque l'on est loin de chez soi.

Peut-être ce livre vous donnera-t-il envie de découvrir l'art du boutis...

Boutis Paradis sort le 05 novembre 2025

Merci aux éditions Actes Sud jeunesse.

# Boutisparadis # NetGalleyFrance

 

_ Tu veux dire que ta couverture parle vraiment ? poursuivit Sophia.
_ C'est pas la couverture, c'est... les esprits qui racontent.
_ Genre des fantômes, tu veux dire ? s'enquit Bernie, devenue blême.
_ Oui, c'est ça, confirma Tiziri.

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2025-10-12T06:48:23+02:00

J'ai perdu un bédouin dans Paris

Publié par Althéa

Golda Meir a dit :
« Nous pouvons pardonner aux Arabes d'avoir tué nos enfants. Nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous avoir forcés à tuer les leurs. La paix viendra quand ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous haïssent. »

_ Tu sais... je n'ai pas fait ça pour Israël. Je n'ai pas fait ça non plus contre les Palestiniens.
Son regard se durcit un instant.
_ J'ai fait ça contre la barbarie. Quand tu grandis dans une société où l'on célèbre la mort plus que la vie, où l'on appelle héros ceux qui sacrifient des innocents, une société qui inaugure des rues et des parcs pour enfants au noms de ceux qui tuent des Juifs, arrive un moment où tu dois choisir. Choisir d'être complice. Ou choisir d'être libre. Le Hamas a détruit notre peuple de l'intérieur. Je n'ai pas trahi mon père. J'ai trahi leur mensonge.

 

Des phrases courtes.

Les mots font feu et ça fait mouche. On est touché.

Un homme stupéfait, sidéré, profondément touché en son cœur par le 7 octobre.

Arthur Essebag nous confie quelques souvenirs : ses parents, leur vie, la naissance de son fils et la promesse qu’il s’est faite ainsi que son amour pour son filleul, Noam. Puis on passe à l’essentiel, le 7 octobre et ses suites, son désir d’aider.

On y découvre une belle personne, un homme de cœur qui se sert des moyens dont il dispose pour aider, servir, tenir debout.

Un homme qui malgré la peur, les insultes, les coups bas, les désertions, continue.

Arthur  nous livre ses réflexions qui font appel au bon sens, à l’humanité, à la compassion.

 « Et tant pis pour les morts. Tant pis pour les enfants.

L’essentiel,  c’est que les caméras tournent.

Pendant ce temps, les images continuent de nous arriver.

Et moi, elles me déchirent.

Je ne m’habitue pas. Je refuse de m’y habituer.

Car celui qui les regarde sans trembler a perdu sa raison d’être.

Car celui qui détourne le regard, ou cherche à justifier, a renoncé à la compassion.

Car la souffrance d’un enfant n’a pas de drapeau.

Un enfant israélien tué dans sa maison, un enfant palestinien sous les ruines : ce sont les mêmes larmes.

La même innocence trahie.

La même humanité blessée.

Ils méritent tout autre chose.

Des cerfs-volants, pas des drapeaux en feu.

Des promesses d’avenir, pas des funérailles en martyrs.

Des deux côtés, l’enfance est prise en otage. Volée. »

Merci aux éditions Grasset de leur confiance.

# JaiperduunbédouindansParis # NetGalleyFrance

La vérité et l'empathie ne s'opposent pas.
Elles s'éclairent mutuellement.
Et le monde ?
Que fait-il le monde ?
Il regarde.
Il pleure.
Il débat.
Il scrolle.
Il s'indigne, parfois, à heure fixe.
Puis il passe à autre chose.
Et c'est peut-être, là, li pire.

Ce livre n'en est pas vraiment un.
C'est une blessure ouverte qui ne cicatrise pas.

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2025-10-11T12:20:14+02:00

L'instant où les jours s'effacèrent

Publié par Althéa

RENCONTRE : GILLES LA CARBONA

 

Au 13ème Salon du livre de Morières-Les-Avignons.

Espace Culturel Folard :

samedi 11 octobre et dimanche 12 octobre de 10H-12H30/14H-18H

 

Dans nos solitudes forcées, combien d'impressions seront restées ineffables, préservant ainsi la magie du tendre tourment rencontré. Puisse ce confinement nous avoir permis de jouir de cette ivresse secrète. Il y aura deux sortes d'hommes qui émergeront de cette aventure : ceux qui auront gagné en humanité et sensibilité, et les autres... La confrontation des deux ne sera pas simple.

J'ai laissé le vent parler, je n'ai plus osé l'interrompre, ni même le critiquer. Autour de moi, volaient en une pluie de soie silencieuse, les pétales du cerisier. Elles filaient vers un autre destin, joyeuses d'avoir bercé mon regard durant ces quelques jours. Dans une dernière parade, une danse improvisée avec pour seul partenaire le vent, elles me régalaient de ce balai muet, pour se poser avec toujours autant de délicatesse sur le sol, entrer dans cette terre qui les avaient appelées dès le premier regard.

 

Si Gilles La Carbona m'a habituée à ses changements de registre. Je dois admettre qu'à chaque fois je suis surprise par la qualité de son travail.
Avec «L'instant où les jours s'effacèrent », en dehors de son style dont je suis une inconditionnelle. Gilles nous offre un bouquet de pensées et de réflexions parsemées de poésies et de citations particulièrement bien choisies.

C'est presque un one man show, son texte du neuf avril m'a bien fait rire mais il y a aussi de l'humour, de la tendresse, de belles méditations dans son jardin à contempler le ciel, les étoiles.

 Il partage aussi avec nous son inquiétude, ses coups de gueule, son regard sur notre monde, ses incertitudes face à l'avenir.
Avec une jolie couverture symbolique, crée par sa fille, Pauline, qui nous montre à quel point comme les fleurs au printemps tout est éphémère comme ces jours qui s'effacèrent.

Un texte à lire et à relire.

« Tranquillement établi, je bois le soleil à la fin d'après-midi. J'aime l'ambre qui coule sur chaque chose à ce moment de la journée, il y a une paix qui ne ressemble à rien d'autre. Le calme règne, et chaque être, chaque buisson, reçoit cette tendre lumière, comme une coulée de miel. »

J'ai oublié l'instant, le confinement, la lassitude qui s'immisce, et l'avenir qui ne trouve plus ses crayons pour se dessiner.

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2025-10-09T10:53:12+02:00

Terres d'Ynuma Tome 1 - samouraï rouge

Publié par Althéa

Rêves perdus
Au fond de l'abîme,
Un ossuaire enfoui,
Dansent les esprits.

Et nous voici partis pour les Terres d'Ynuma.

Avec une magnifique couverture au décor oriental, l'appel à la découverte était lancé.

L'esthétisme et la beauté des graphismes se retrouvent à chaque pages.

Ici quatre histoires commençant par des haïkaï nous entrainent à la poursuite de fantômes, de démons.

Des scénarios intéressants, intriguants, une ouverture sur la culture orientale pour ceux qui ne la connaissent pas.

Les monstres sont hideux et les combats gores mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier.

Les personnages principaux :

Mei-Jen, la mystérieuse, prêtresse et exorciste.

L'orc Zhao, le samouraï rouge, accompagné de son Yack, qui se dévoile au fur et à mesure

Sans oublier le code kugo, dont Zhao nous abreuve, qui semble diriger notre héros mais ne fait pas toujours l'unanimité.

Tout les conditions sont sont réunies pour que je suive cette saga.

De même que les Terres d'Aran et les Terres d'Ogon, les Terres d'Ynuma font partie du monde d'Aquilon où je m'évade parfois.

De la bonne fantasy, une bande dessinée de qualité. Avec du beau monde : Nicolas Jarry, Vax, Vincent Powell.

Merci au Groupe Delcourt Bande dessinée I Le Monde d'Aquilon

# TerresdYnumaT01 # NetGalleyFrance

 

_ Comment ces prêtres ont-ils pu penser que nous étions amants ?
_ Hum, hum !
_ À cette époque, l'ironie pouvait encore m'échapper... Ce genre de tournure avait été banni par le code kugo pour éviter tout risque de malentendu et mon peuple avait fini par en perdre l'usage...

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