Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

2024-10-05T11:15:05+02:00

Arboria, le monde entre les arbres

Publié par Althéa

À l'enfance ce lieu où nous sommes tous allés et où nous avons tous vécu nos plus belles aventures.

La nature a crée cet endroit magnifique et inviolé jusqu'à présent... Je faisais partie des premiers humains à avoir découvert cet endroit, nous avons établi un petit village au pied d'un étrange rocher. Nous l'avons baptisé Aramunt Vel. Au début tout était paisible, mais petit à petit la nature de l'homme a pris le dessus, nous avons commencé à tuer des animaux plutôt que de nous nourrir de la terre, nous avons brûlé des arbres afin d'alimenter nos feux.

 

En poursuivant un écureuil, quatre enfants vont franchir le portail qui mène à Arboria.

De la fantasy classique pour les plus jeunes qui n'est pas sans rappeler Les chroniques de Narnia. 

Descendre au fond de grottes habitées par les nains, emprunter les entrées secrètes du château pour sauver les prisonniers, participer à de grandes batailles.

Découvrir tout les habitants d'Arboria, nains, gnomes, arbres et plantes qui parlent, vieilles histoires du temps jadis.

Un monde où la nature est respectée par tous sauf les humains, la méchante reine et ses sbires "tiens donc !"

Une grande aventure que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire avec de l'humour et du suspense, les enfants réussiront-ils à rentrer chez eux ?

De très belles illustrations ponctuent la lecture.

De par son format court c'est une invitation à découvrir la fantasy pour les plus jeunes à partir de neuf ans.

Anthony Stefano possède une belle plume et ne manque pas d'imagination, son intérêt pour la nature nous offre un magnifique univers.

Un seul bémol à signaler : on ne donne pas de tartines de chocolat à son chien.

Merci à l'auteur pour ce service de presse via Simplementpro

_ Arrêtez, s'il vous plaît, arrêtez ça,dit la petite créature.
_ Par le haut rocher de Rocaille, c'est un gnome. Le deuxième rocher se transforma également.
_ Bien joué Geum, nous sommes repérés, dit-il.
_ Ce n'est pas ma faute Gom, cet Elwing me faisait chatouille.
_ C'est ça un gnome ? demanda Alexander.

Voir les commentaires

2024-10-03T15:18:27+02:00

Une cuillerée de miel

Publié par Althéa

Si vous vous sentez une envie d'escapade dans le Lubéron, ce roman est pour vous. Gilles La Carbona excelle dans les descritions du midi.

Ensemble ils allèrent sur le plateau de Valensole, une étendue de calcaire cultivée essentiellement de lavandes. Une marée bleue unique à perte de vue. Un spectacle de carte postale où tous les tons se mélangent du clair pastel à l'indigo, toutes les nuances dansent sous le ciel céruléen. La chevelure hérissée des pieds de lavandes dressant fièrement au ciel leurs épis colorés, embaumant l'atmosphère, régalant les abeilles et les yeux du promeneur nonchalant. Dans le bourdonnement des insectes, à la faveur d'un vent léger balayant les fleurs.

Tout à la fois roman contemporain et roman régional.

Ça pulse les senteurs, les teintes et la douceur de vivre du midi.

Le Mas de Lauzet est un gite tenu par Honorine, une sacrée bonne femme au franc-parler et au lourd secret. Se voyant vieillir celle-ci cherche un gérant qui l'aidera et s'occupera de son trésor, ses abeilles…

Thomas que son amie vient de quitter éprouve le besoin d'un grand changement et répond à l'annonce d'Honorine.

Éva, pianiste de renom, vient au Mas en quête des origines de sa maman. Depuis peu elle a repris sa vie en main.

Le onzième roman de Gilles La Carbona m'a charmé par ses thèmes : changer de vie, choisir sa fin de vie, connaître ses origines. Comme toujours l'auteur fait preuve d'une grande justesse de ton dans les rapports des différents personnages.

Une histoire douce comme une cuillerée de miel, à savourer sans modération.

Et un coup de coeur pour Honorine.

Elle l'entraina sur la terrasse. De ce promontoire ils dominaient toute la plaie de la Durance.
Au fond un timide et scintillant ruban bleu serpentait à travers un lit blanc de galets. Au loin les sommets des Alpes enneigées se détachaient sous un ciel céruléen.
_ Regardez, écoutez. Ça fait plus de 60 ans que mes yeux se posent sur ces paysages, sans jamais se lasser ni trouver de laideur dans ces courbes, ces couleurs, ces impressions. Toute cette solitude me parle, elle en fera autant avec vous.

Voir les commentaires

2024-10-02T11:02:20+02:00

Seule restait la forêt

Publié par Althéa

Elle répondit immédiatement à Robert, lui décrivit la beauté des bois. Elle avait suspendu du suif dans le cerisier, et ils recevaient la visite de mésanges et de cardinaux. Le soir, une chouette rayée hululait, quand reviens tu. Même les cerfs attendaient semblaient s'attarder davantage, come s'ils attendaient son retour.

Ce livre est une merveille.

Un changement de temporalité, j’ai vécu ma lecture au rythme de la nature.

Quatre cent ans de la vie de quelques familles, d’une maison, d’une forêt et de fantômes.

Une leçon d’humilité pour les hommes qui finalement ont une vie très courte et règnent en maîtres imposants leur volonté à tous ceux qui les approchent.

La cabane sera agrandie, transformée, inoccupée, se délabrera et finira envahie par la nature mais conservera toujours les secrets des habitants.

J’ai beaucoup aimé Osgood et ses merveilles, le peintre amoureux et sa passion pour cette nature qu’il peindra jusqu’à la fin donnant lieu à de très belles descriptions.

Viennent aussi des êtres plus sensibles qui ressentiront les émotions laissées : amour, haine, envie …  cadavres aussi.

Patrick Modiano a écrit : « Je crois qu’on entend encore l’écho [… ] de ceux qui ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l’on capte si l’on est attentif. […] tous ses échos épars qui flottaient dans l’air se cristallisaient.»

Finalement ce qui disparaît est toujours là sous d’autres formes, la forêt fait face aux hommes et à leurs caprices. Elle change, évolue subit les hommes, les insectes, les changements climatiques mais tient fermement sur ses racines.

C’est une histoire étonnante avec une fin surprenante.

Daniel Mason possède une très belle plume. Le texte est bien documenté, de jolies photographies de l’époque l’agrémentent ainsi que les chants des jumelles Osgood.

« … je suis parvenu à la conclusion générale que celui qui fait du bien à la terre sera protégé, tandis que celui qui la viole subira le plus vif des retours de bâton. »

À lire absolument.

Merci aux éditions Buchet Chastel pour ce service de presse. Cette chronique n’engage que moi.

#Seulerestaitlaforêt #NetGalleyFrance

Quatre toits, dix cheminées, dix-huit pièces, toutes abandonnées sauf trois. Le reste encombré par une vie à glaner. Des lambeaux d'écorce et des touffes flétries de champignons. Des os d'animaux. Des épines de porcs-épics entassées. Des plumeaux gris séchés de gerbes d'or,, des gousses fendues d'asclépiades, des frondes de fougères, des bocaux contenant des spécimens d'insectes.

Voir les commentaires

2024-09-24T16:42:36+02:00

Le Pays de Nulle part

Publié par Althéa

Mes filles sont en moi. Mes trois filles, les vivantes et la morte. La morte m'a laissé son souvenir, mais aussi un petit bout d'elle, dans mes veines, dans ma lymphe, dans mes os. Dans nos corps de femmes, ces cellules chimériques perdurent, une toile d'araignée qui s'étend à l'infini, de mère en fille, de fille en mère.

Le ventre vide, les mains vides et la tête pleine de ce qu’aurait du être Mê-Linh si elle avait  vécu.

Un livre que j’ai lu avec mon cœur et mes tripes qui raconte la solitude et ce deuil inacceptable, l’incompréhension et la culpabilité, une mère avec ses mots, sa souffrance.

 « La mère dont l’enfant meurt est son propre geôlier. Sa cellule est fermée à clé, une clé qu’elle a jetée au fond d’un puits.»

Il y a aussi cette surenchère sur les réseaux sociaux avec des classifications hallucinantes. Il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Les psychologues sont rafraichissantes aussi.

Avec une approche culturelle et linguistique très intéressante. Et une évocation du deuil dans différents pays.

«Certains temples au Japon organisent des cérémonies mémorielles pour les mizuko (enfants invisibles – enfants qu’on ne voit pas), les enfants- eaux. Les bébés morts, les bébés jamais nés, les bébés avortés, les bébés fausses-couches, les bébés morts trop jeunes.»

Le récit traite du Pays de Nulle part et des enfants de l’exil (petits corps échoué sur des plages), des enfants victimes du changement climatique ou de la guerre. De la difficulté à supporter cette misère au quotidien quand on est journaliste mais aussi du manque de compassion, d’intérêt de certains pour ces victimes innocentes.

Ce fut une lecture difficile, j’ai souvent eu les larmes aux yeux mais c’est aussi très beau cet amour d’une maman blessée à vie et l’histoire de cette petite fille si belle, si fragile.

« Mes filles sont en moi. Mes trois filles, les vivantes et la morte.»

Un roman de femmes fort, puissant, une quête douloureuse vers l’apaisement. Doan Bui touche à cette intimité qui nous lie toutes.

Merci aux éditions Grasset de leur confiance pour ce service de presse. Cet avis n’engage que moi.

# LepaysdeNullepart #NetGalleyFrance

 

Maman se souvient de l'enfant. Enfant manque à Maman.
Se souvenir parce qu'il nous manque quelque chose, parce qu'on est amputé.

Voir les commentaires

2024-09-20T08:12:07+02:00

Noces d'Hiver : La Nuit du Golem

Publié par Althéa

Flavia garda précieusement la lunette astronomique, cachée sous le plancher de sa chambre en attendant le moment propice pour enquêter davantage sur le mystère qu'elle renfermait. En examinant l'intérieur de l'étui, elle avait découvert une inscription gravée au fer rouge dans le cuir : «L'Hydre affole la sixième partie de la circonférence quand se remplit la coupe que le corbeau renverse sous notre très pure invitée ». La gravure énigmatique en lettres romaines continuait de la hanter, mais elle savait qu'elle ne pourrait résoudre cette énigme qu'avec le temps et la patience.

Un roman de cape et d’épée avec Flavia, une jeune comédienne pour héroïne.

Une histoire inspirée du jeu de rôle « Le masque et l’épée » et qui nous parle d’une troupe de comédiens portant le masque de Brighella pour rendre la justice.

Chaque chapitre est agrémenté d’une carte de tarot qui annonce les événements à venir. C’est fort à propos puisqu’il est question de prophétie, de secrets, d’un golem et que Cosimo Ruggieri l’astrologue du Roi se retrouvera mêlé à cette intrigue.

Paris, 17 ème siècle,  Henri IV et Marie de Médicis ont convolé en juste noces. Le théâtre de la troupe de Flavia a pris feu. Qui étaient les deux personnages aperçus ?

 À la cour du Louvre, complots, intrigues, chantages, extorsions ne manquent pas. Notre héroïne est bourrée de talent et l’art du déguisement n’a pas de secret pour elle. Elle sait aussi se battre, va se montrer très perspicace, découvrir la vérité. Toute cette histoire lui permettra de trouver sa voie et nous laisse espérer (?) suivant le bon vouloir de l’auteur de nouvelles aventures.

C’est pour le lecteur, l’occasion de découvrir Paris au dix-septième siècle, la commedia dell’arte et de participer à une enquête captivante.

François Vanhille excelle aussi dans le roman historique, le texte est agréable à lire, quelques personnages de l’époque agrémentent l’histoire, une aventure qui n’est pas sans rappeler les romans de Dumas ou de Zévaco.

Si comme moi vous êtes très attiré par les romans de cape et d’épée, alors n’hésitez pas.

Merci à François Vanhille pour ce service de presse via Simplementpro.

Brighella est un valet rusé, surpassant Arlequin en astuce, disposant de nombreuses cordes à son arc. Il est à la fois agile, habile, rusé, et discret, tout en ayant la capacité d'être fanfaron. Voilà notre personnage, tel qu'il doit être interprété.

De l'auteur j'ai déjà lu et chroniqué :

Konrad le barbare : La vouivre dévoilée 

La Baronnie du Dragon Noir

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog