Nous ne troublerons pas l'âme du lecteur par le tableau de tortures infernales dont la seule pensée ferait dresser les cheveux sur la tête. C'était le produit de temps grossiers et barbares, alors que l'homme menait encore une vie sanglante, consacrée aux exploits guerriers, et qu'il y avait endurci toute son âme sans nulle idée d'humanité. En vain quelques hommes isolés, faisant exception à leur siècle, se montraient les adversaires de ces horribles coutumes ; en vain le roi et plusieurs chevaliers d'intelligence et de cœur représentaient qu'une semblable cruauté dans les châtiments ne servait qu'à enflammer la vengeance de la nation cosaque.
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Pour poursuivre ma découverte de la littérature Russe, je me suis plongée dans la lecture de Taras Boulba de Nicolaï Gogol. C'est un texte violent et sans états d'âmes, les cosaques sont avant tout des guerriers, l'esprit de corps règne.
J'y ai découvert toute une organisation et une façon de penser qu'il m'a été difficile d'admettre mais autre temps, autres mœurs. J'ai été sidérée par cet homme qui fier de ses fils part avec eux rejoindre les troupes cosaques. Voir la malice qu'il met à créer une opportunité pour ses fils de combattre, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. L'un d'eux commettra une faute et mourra de bien triste façon. Quand à l'autre, son triste destin ne provoquera qu'un surplus de haine des polonais, une envie d'en découdre et un désir de vengeance qui mènera Tarass à sa propre perte, jamais il ne se sentira coupable de tout ce gâchis.
J'ai bien aimé la plume de Gogol et ses descriptions, par contre je ne me suis pas attachée à ses personnages, j'ai tendance à penser que par son style l'auteur voulait surtout nous montrer des guerriers purs et durs qui font ce qu'ils ont à faire : se battre sans se poser de questions.
À cette heure, Balaban inclina sa tête, sentant les poignantes approches de la mort, et dit d'une voix faible :
"Il me semble, seigneurs frères, que je meurs, d'une bonne mort. J'en ai sabré sept, j'en ai traversé neufs de ma lance, j'en ai suffisamment écrasé sous les pieds de mon cheval, et je ne sais combien j'en ai atteint de mes balles. Fleurisse donc éternellement la terre russe !"
Et son âme s'envola.
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