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2025-10-22T18:59:28+02:00

Sous les arbres L'automne de monsieur Grumpf

Publié par Althéa

_ Avant d'aller hiberner, je me disais que c'était le bon moment pour prendre un petit ver avec mon cher voisin !
_ Hein ? Un dernier ver avant l'hiver ?

Parce qu'aujourd'hui avec le vent, il pleut des feuilles, je me suis métamorphosée en monsieur Grumpf afin de les balayer.

Malgré son air bougon, monsieur Grumpf est un blaireau amical et serviable.

A force d'aider les autres, l'entrée de sa tanière est dissimulée sous les feuilles mortes mais tout le monde lui donnera un coup de main.

Les illustrations sont splendides et l'histoire amusante.

Vous trouverez quelques pages de jeu en fin d'album.

Cette histoire est un coup de cœur de saison pour les plus jeunes.

Peut-être aurez-vous envie de découvrir les trois autres albums de la série.

_ Mon cerf-volant est coincé dans un arbre...
Vous pourriez me prêter votre balai pour que j'essaie de l'attraper ?

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2025-10-20T10:54:21+02:00

Mémoires de brume

Publié par Althéa

Un silence épais retomba dans la pièce. La lanterne vibrait doucement comme un cœur nouveau-né. Ellana, encore debout, sentit son épaule brûler à nouveau. Et dans son esprit apparut : sept lanternes, posées sur des autels de pierre, à travers la vallée. Et dans les ombres qui les entouraient... quelque chose d'immense, d'ancien qui attendait.

Les morts erraient à la recherche de souvenirs, de chaleur, ou de vengeance. Et seule la lueur des lanternes noires - bénies et allumées à l'ancienne - pouvait les maintenir à distance. Ce que l'on ne voyait pas pouvait toujours revenir.

Cette nuit-là, l'enfant de marbre revint. Debout au pied de son lit, une main tendue. Et cette fois, ses yeux n'étaient plus de pierre. Ils brillaient.

Trois nouvelles gothiques pour les amateurs du genre. 

Laissez-vous envelopper d'une aura de mystère. 

Une atmosphère automnale, brouillard, vent, nuit. Idéal pour Halloween.

​​​​On se plait à suivre les héroïnes, à frissonner avec elles.

Ethan Ellis a une jolie plume et sort des sentiers battus par l'originalité de ses expressions.

Comme les textes sont courts, pénétrez ces terres étranges sans attendre.

Ma nouvelle préférée est La maison aux murmures. Et vous quelle sera la vôtre ?

Merci pour ce service de presse via Simplement pro.

_ Le deuil ne se contente pas de prendre ce qu'on aime. Il se nourrit aussi de ce qu'on regrette. Il est un banquet où l'on mange avec soi-même.

Le village de Grivenes s'accrochait à la vallée comme une poignée de feuilles mortes à une branche nue.

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2025-10-19T16:22:09+02:00

Le sourire de Caterina

Publié par Althéa

À en croire Zuaneto, elle posséderait un talent inné, fort étrange chez une tête vide de cette espèce, puisqu'il est bien connu que les esclaves n'ont pas d'âme : elle est capable d'exécut er de splendides dessins d'ornement, des plantes, des fleurs, des animaux fantastiques, des nœuds et autre entrelacs en tout genre. Elle pourrait dessiner les modèles sur lesquels fabriquer des tissus inédits à Venise, ce qui serait une bonne chose maintenant que les dames se sont lassées des motifs syriens et des arabesques.

Je ne veux pas la perdre.
Le cheval apparaît et disparaît parmi les bouleaux.
Je ne peux la suivre que du regard.
Mes yeux sont des mains, des mains tendues, s'efforçant d'attraper ce qui s'enfuit à jamais.
La vie, un éclair de lumière, une trouble intermittence de souvenirs et d'images, ce rien que nous avons vécu ensemble.

Après la Joconde et son sourire énigmatique, Léonard de Vinci nous offre une autre énigme : la vie de sa mère.

De princesse circassienne, Caterina deviendra esclave.

Un fabuleux roman historique, un grand voyage de la Circassie jusqu’à l’Italie.

Considérée comme un bien, invisible, elle sera protégée par certains.

Un homme tuera pour la sauver, un autre l’affranchira.

 La partie historique est dense, certains passages sont longs, mais petit-à-petit, Caterine devient omniprésente et l’on a envie de savoir ce qu’il adviendra d’elle.

Carlo Vecce a découvert Caterina dans des actes notariés et nous offre une œuvre romancée de qualité. Une vision de la société italienne et de l’esclavage au quinzième siècle très détaillée.

Laissez-vous séduire par la mère de Leonard de Vinci.

« Elle est simple, pure, solaire. Son âme est libre comme le vent. »

Merci aux éditions du Seuil et à Babelio pour cette masse critique privilégiée.

Surtout, disait maître Zorzi, le monde des nombres nous rapproche de Dieu, qui a créé l'univers pondere et mensura. Mieux, la Création entière est une sorte de livre, rédigé au moyen de termes mathématiques, que nous avons pour devoir de déchiffrer pour le lire et le comprendre. Les nombres sont le langage de Dieu, ainsi que du bon et honnête gain. Mais si l'on n'y prend pas garde, ils se changent en langage du diable, parce qu'ils constituent le langage de l'argent acquis par la tromperie, la méchanceté, l'usure, la fraude, la cupidité ; alors ils nous conduisent tout droit dans les flammes de l'enfer.

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2025-10-17T09:38:41+02:00

Boutis Paradis

Publié par Althéa

Au début, on ne l'aimait pas.
Elle nous faisait même un peu peur.
Elle n'était pas de chez nous. Elle n'était pas comme nous.

La jolie couverture de cet album jeunesse ainsi que le titre m'ont attirée.

La curiosité et la magie d'un boutis vont donner naissance à une belle amitié.

Pour Noël Tiziri a reçu une couverture qui raconte des histoires. Toute la classe est étonnée. Mathilde veut connaître le secret de cette mystérieuse couverture.

Une invitation à découvrir les autres, leur culture.

Une histoire courte sur une autre façon d'honorer ces ancêtres et de ne pas oublier ses racines lorsque l'on est loin de chez soi.

Peut-être ce livre vous donnera-t-il envie de découvrir l'art du boutis...

Boutis Paradis sort le 05 novembre 2025

Merci aux éditions Actes Sud jeunesse.

# Boutisparadis # NetGalleyFrance

 

_ Tu veux dire que ta couverture parle vraiment ? poursuivit Sophia.
_ C'est pas la couverture, c'est... les esprits qui racontent.
_ Genre des fantômes, tu veux dire ? s'enquit Bernie, devenue blême.
_ Oui, c'est ça, confirma Tiziri.

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2025-10-12T06:48:23+02:00

J'ai perdu un bédouin dans Paris

Publié par Althéa

Golda Meir a dit :
« Nous pouvons pardonner aux Arabes d'avoir tué nos enfants. Nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous avoir forcés à tuer les leurs. La paix viendra quand ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous haïssent. »

_ Tu sais... je n'ai pas fait ça pour Israël. Je n'ai pas fait ça non plus contre les Palestiniens.
Son regard se durcit un instant.
_ J'ai fait ça contre la barbarie. Quand tu grandis dans une société où l'on célèbre la mort plus que la vie, où l'on appelle héros ceux qui sacrifient des innocents, une société qui inaugure des rues et des parcs pour enfants au noms de ceux qui tuent des Juifs, arrive un moment où tu dois choisir. Choisir d'être complice. Ou choisir d'être libre. Le Hamas a détruit notre peuple de l'intérieur. Je n'ai pas trahi mon père. J'ai trahi leur mensonge.

 

Des phrases courtes.

Les mots font feu et ça fait mouche. On est touché.

Un homme stupéfait, sidéré, profondément touché en son cœur par le 7 octobre.

Arthur Essebag nous confie quelques souvenirs : ses parents, leur vie, la naissance de son fils et la promesse qu’il s’est faite ainsi que son amour pour son filleul, Noam. Puis on passe à l’essentiel, le 7 octobre et ses suites, son désir d’aider.

On y découvre une belle personne, un homme de cœur qui se sert des moyens dont il dispose pour aider, servir, tenir debout.

Un homme qui malgré la peur, les insultes, les coups bas, les désertions, continue.

Arthur  nous livre ses réflexions qui font appel au bon sens, à l’humanité, à la compassion.

 « Et tant pis pour les morts. Tant pis pour les enfants.

L’essentiel,  c’est que les caméras tournent.

Pendant ce temps, les images continuent de nous arriver.

Et moi, elles me déchirent.

Je ne m’habitue pas. Je refuse de m’y habituer.

Car celui qui les regarde sans trembler a perdu sa raison d’être.

Car celui qui détourne le regard, ou cherche à justifier, a renoncé à la compassion.

Car la souffrance d’un enfant n’a pas de drapeau.

Un enfant israélien tué dans sa maison, un enfant palestinien sous les ruines : ce sont les mêmes larmes.

La même innocence trahie.

La même humanité blessée.

Ils méritent tout autre chose.

Des cerfs-volants, pas des drapeaux en feu.

Des promesses d’avenir, pas des funérailles en martyrs.

Des deux côtés, l’enfance est prise en otage. Volée. »

Merci aux éditions Grasset de leur confiance.

# JaiperduunbédouindansParis # NetGalleyFrance

La vérité et l'empathie ne s'opposent pas.
Elles s'éclairent mutuellement.
Et le monde ?
Que fait-il le monde ?
Il regarde.
Il pleure.
Il débat.
Il scrolle.
Il s'indigne, parfois, à heure fixe.
Puis il passe à autre chose.
Et c'est peut-être, là, li pire.

Ce livre n'en est pas vraiment un.
C'est une blessure ouverte qui ne cicatrise pas.

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