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2026-06-05T08:24:14+02:00

Hommage aux lecteurs de Bernard Pivot

Publié par Althéa

Texte trouvé par un ami sur Facebook que je souhaitais partager avec vous.

"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans. Technologie nulle, simplicité du contact avec les mots (à condition, bien sûr, de continuer de préférer le papier à la tablette).
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."

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2026-06-02T18:55:38+02:00

Le reflet du soleil dans un morceau d'enfance

Publié par Althéa

Jouer était un art et comédienne, une vocation. Quand on montait sur scène, on glissait ses pas dans ceux d’Edwige Feuillère ou de Sarah Bernhardt, pour mériter cette place, il fallait à tout le moins mourir sur scène. Autant dire que les blagues salaces de Shaynna et les mimiques grotesques de Marguerite n’avaient pas reçu le succès escompté.
– Mesdemoiselles, les avait sermonnées la directrice, si vous voulez rire ou faire rire, allez sur les boulevards jouer Mon cul sur la commode, mais laissez les vrais âââârtistes travailler.

Euphorique, elle avait accepté une première invitation de ses collègues égyptologues pour modéliser le sous-sol de la Vallée des Rois : trente-trois cavités inconnues étaient apparues sur l’écran. Les types étaient devenus hystériques, des diabétiques lâchés dans un magasin de bonbon. Les perspectives offertes par cette invention étaient sidérantes.

Mon deuxième recueil de nouvelles d’Axel Sénéquier, après « Le bruit du rêve contre la vitre », j’ai lu « Le reflet du soleil dans un morceau d’enfance ».

Ma préférée est : La forêt des suicidés qui mêle une bonne dose d’humour noir et un suspense soutenu. Un petit bijou.

Mais il y a des nouvelles sur des situations bien plus délicates avec Carnet de grossesse quand l’enfance brisée, détruite bien trop tôt remonte soudainement à la surface ou Le Prince de Guilvinec quand l’innocence et la candeur d’un enfant vous laisse entrevoir le pire par une envie de faire plaisir. J’étais tellement stupéfaite que j’ai du relire la ligne. Toute l’horreur traitée avec sobriété, presque banale et par conséquent très dérangeante.

Dans Capacités divinatoires, nous assistons à une joute verbale entre une serveuse qui tient le premier rôle et son client, et d’un coup les rôles s’inversent. Elle est redevenue cette jeune fille qui rêvait d’être actrice.

Arbitrage vidéo, la non-communication et l’incompréhension entre père et fils, c’est touchant !

Je me suis bien amusée avec Conservation du littoral, assez inattendu là aussi.

Un recueil qui laisse place à la fragilité de l’adulte, lorsqu’un morceau d’enfance l’assaille et que diverses émotions prennent le dessus.

De très bonnes nouvelles, écrites avec soin qui mettent en scène des personnages et des situations actuelles. De la poésie, de belles expressions.

Un recueil à lire absolument !

La mélancolie est un répulsif naturel puissant.

Face à l’apocalypse culturelle, alors que le monde s’ensevelissait sous des monceaux de bêtises et de renoncements, seule, juchée sur une montagne d’écrivains, de philosophes et de poétesses, Aliénor brandissait les livres comme les tables des commandements et prétendait repousser la vague d’imbécilité crasse qui déferlait sur ce siècle.

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2026-05-30T10:29:27+02:00

Les oiseaux

Publié par Althéa

L'hirondelle a fabriqué un nid avec de la paille et de la boue pour accueillir ses bébés.

Akiko va observer et découvrir les oiseaux au fil des saisons.

Faire la différence entre ceux du jardin, de la mer et les migrateurs.

Chaque espèce à ses particularités, notre petite amie va apprendre leurs noms et le mode de vie spécifique à chacun.

Mes tout premiers docs est une collection des éditions Milan aux nombreux titres, ici il s'agit du monde des oiseaux.

Il n'est jamais trop tôt pour initier les enfants à la vie de nos amis ailés et susciter des vocations d'ornithologue. Le langage est simple, facile d'accès pour les plus jeunes.

Conseillé de deux à quatre ans, une bonne lecture toute en douceur.

C'est la fin de l'été. Akiko voit le ciel se remplir de cigognes.

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2026-05-27T10:29:13+02:00

Titou va à la plage

Publié par Althéa

_ Oh ! J'ai attrapé un petit crabe ! s'écrie Titou.

 

Une jolie petite histoire où trois cousins, Titou, Tim et Zoë partent pour une journée à la mer pendant les vacances.

 Entre baignades, châteaux de sable et découverte de la mer pas le temps de s’ennuyer.

À travers des illustrations toutes en douceur, une façon bien agréable  pour les enfants de retrouver ou de découvrir le vocabulaire de la plage avec le seau, la pelle, les vagues, les algues, le crabe, les mouettes, etc…

Le tout est agrémenté de conseils utiles pour les parents.

Un album a prix tout doux avec en bonus un QR-code qui permet d’écouter cette histoire.

Merci aux éditions Fleurus.

#Titouvaàlaplage #NetGalleyFrance

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2026-05-20T10:28:18+02:00

2145 - sous l'œil d'Atek

Publié par Althéa

_ J'avais peur qu'elle t'ait convaincu, avoua-t-elle.
_ Elle est forte, très forte. Mais je suis quelqu'un de simple. Si tu peux faire quelque chose pour éviter un massacre et que tu ne fais rien, tu es coupable.

Je refuse d'être condamnée pour des fautes commises il y a plus d'un siècle.

En Angleterre, dans un monde où les survivants vivent isolés dans des villages éloignés les uns des autres.

Hope, la bien nommée, a décidé de quitter Woodcote destination la France via Folkestone. Elle s’y prépare depuis des années dans le plus grand secret. Pourtant une rencontre avec James et des révélations sur Atek vont tout changer. Et nous nous retrouvons avec le rat des villes et le rat des champs, deux modes de vie aux antipodes. Personne ne sait quand tout a commencé : pour les uns, il s’agit de l’Ultime rébellion, pour d’autres, du Parricide de Londres.

C’est un texte qui bien que très sérieux ne manque pas d’humour. Comment en arriver à une dictature ? Comment manipuler, petit à petit,  toute une population en lui faisant croire que mourir à 20 ans est un bien pour la société sans que personne ne fasse rien où du moins se donne bonne conscience au nom de l’autodétermination des peuples mais peut-on en parler quand un peuple n’a pas son libre arbitre et se retrouve prisonnier d’un mensonge.

Un livre qui nous fait découvrir que les véritables raisons sont bien loin de ce que l’on peut imaginer tout au long du récit. Dès le début, tout comme Hope et d’autres protagonistes, on sent que ce Dieu tout puissant Atek, cet espionnage au quotidien qui rend toute discussion impossible, cette peur des monstres, les dévoreurs, qui leur est infligée éveille les soupçons et la curiosité de certains.

Sandrine Clément nous mène où elle le souhaite avec une histoire aux multiples rebondissements. Un récit qui pose de nombreuses questions, où différents points de vue sont échangés mais sans réponse car comme pour Hope et ses amis c’est à nous de réfléchir mais aussi de douter sur ce qui nous arrive car toute ressemblance avec certaines situations n’est pas fortuite. À vous de voir.

Et encore un excellent livre où l’on ouvre les yeux au fur et à mesure tout en s’identifiant avec les personnages, nous oscillons entre les divers avis, que choisirions-nous à leur place ?

Merci aux éditions Scrineo.

# 2145SouslœildAtek # NetGalleyFrance

 

Hawk leva la main.
_ Je crois que j'aurais préféré ne rien savoir, lâcha-t-il. La vérité... fait mal. Ce matin, tout ça avait un sens.

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