Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

2026-06-17T09:05:31+02:00

Un, deux, trois dragons : Danger au royaume

Publié par Althéa

_ À ton tour Uzo. Soutiens ton aile et vole haut !
_ Mais je vais m'écraser, s'inquiète le dragon vert depuis la tourelle où il est perché.
_ Uzo est un trouillard, se moque celui aux écailles noires. T'es sûr que tu n'es pas un lézard ?

Une grande aventure de fantasy pour les plus jeunes (32 pages)

Rien ne va plus au royaume d’Ufridan, la Reine Alessia a été empoisonnée. Fraxinus, le druide envoie les dragons qui sont à son service chercher un antidote : l’œuf d’or. Comme dans toute bonne aventure, il y a un méchant Bardo, le sorcier et  Follo, son corbeau albinos, l’affrontement sera terrible.

Nous verrons nos trois amis faire preuve de belles qualités mais nous découvrirons que c’est ensemble qu’ils s’en sortent le mieux.

J’ignorais qu’il existait des corbeau albinos (blanc aux yeux rouges) mais décidément quelle que soit leur couleur, ils ont toujours mauvaise réputation.

Avec des titres de chapitres prometteurs : la forêt malfamée, la montagne escarpée, le lac tumultueux… De quoi faire appel à l’imagination.

Si vous aimez la couverture, au fil des pages, c’est un régal de voir Alba, Qaldrus et Uzo à l’action.

Un texte joliment écrit et agréable à lire pour les plus jeunes.

Et comme si l’histoire ne suffisait pas quelques jeux et mots nouveaux en cadeau supplémentaires.

Encore de quoi gâter les plus jeunes vers 5 ans et plus à un prix modique.

Merci aux éditions Playbac et à Babelio pour un bon moment de détente.

Fraxinus feuillette son grimoire et lit cette phrase : Seuls des dragons peuvent sauver une situation désespérée...

Voir les commentaires

2026-06-13T15:52:54+02:00

La Mare au diable

Publié par Althéa

Si vous ne l'avez jamais lu, n'hésitez pas. À ce prix, il serait ridicule de se priver d'une excellente lecture.

C'est durant ces nuits-là, nuits voilées et grisâtres, que le chanvreur raconte ses étranges aventures de follets et de lièvres blancs, d'âmes en peine et de sorciers transformés en loup, de sabbat au carrefour et de chouettes prophétesses au cimetière. Je me souviens d'avoir passé ainsi les premières heures de la nuit autour des broyes* en mouvement, dont la percussion impitoyable, interrompant le récit du chanvreur à l'endroit le plus terrible, nous faisait passer un frisson dans les veines.

Il se disait vaguement que l'amour eût pu le consoler, en venant le surprendre, car l'amour ne console pas autrement. On ne le trouve pas quand on le cherche ; il vient à nous quand nous ne l'attendons pas.

 

 

La mare au diable, un endroit empreint de mystère où Germain et Marie, deux coeurs simples, tomberont amoureux.

C'est une fenêtre ouverte sur la campagne berrichonne, ses paysans et leurs croyances au dix-neuvième siècle. George Sand nous offre un témoignage de cet univers qui lui est cher et dont elle pressent la fin. Une lecture que je conseille, savoir comment nous vivions autrefois ne peut que nous enrichir.

Avec un emploi de la langue française de toute beauté, George Sand était un grand écrivain et je comprends pourquoi l'étude de ses textes nous était imposée en classe : c'est notre patrimoine qu'elle nous transmet à travers ses romans.

L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.

Notice

Je l'ai dit, et je dois le répéter ici, le rêve de la vie champêtre a été de tout temps l'idéal des villes et même celui de cours. Je n'ai rien fait de neuf en suivant la pente qui ramène l'homme civilisé aux charmes de la vie primitive. Je n'ai voulu ni faire une nouvelle langue, ni me chercher une nouvelle manière. [...] J'ai bien vu, j'ai bien senti le beau dans le simple, mais voir et peindre sont deux ! Tout ce que l'artiste peut espérer de mieux, c'est d'engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi. Voyez donc la simplicité, vous autres, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans surtout dans ce qu'ils ont de bon et de vrai : vous les verrez beaucoup mieux dans la nature.
George Sand.
Nohant, 12 avril 1851.

Voir les commentaires

2026-06-10T08:11:36+02:00

La seconde norme

Publié par Althéa

Ce projet Arboris, cet arbre, tout cela avait un lien direct avec les propres origines de Médéric.

L'humanité, née dans l'étreinte bienveillante d'un écosystème fragile, a pourtant choisi de l'oublier, de l'effacer de sa mémoire collective, comme si ses racines n'avaient jamais existé. Dans notre quête de confort et de progrès, nous avons sacrifié l'essentiel : le respect de notre environnement, le respect des autres, le respect de notre propre avenir.

Un texte court (un peu trop à mon goût). J’ai bien aimé ces personnages passionnés, curieux qui se posent énormément de questions.

Une bonne histoire où des personnes neuroatypiques tiennent le premier rôle avec une signification particulière à mes yeux puisque je côtoie des DYS et des TSA.

La triade est une entité composée : de DYS, TSA, TDHA et handicapés ainsi que quelques neurotypiques qui leur apportent un cadre afin de changer un monde post-apocalyptique en un lieu hospitalier où survivre toutes espèces confondues.

Quand la diversité n’est plus exclusion mais acceptation des autres. Parce que la curiosité sans borne, des centres d’intérêts en perpétuelle évolution, une hyperfocalisation et une pensée en arborescence est peut-être ce qui manque au commun des mortels ?

J’aime beaucoup ce récit qui donne l’espoir et peut-être la clé d’un monde meilleur dans une planète en complète harmonie. N’attendons pas la fin du monde…

Un très bon roman ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Un service de presse lu via Simplementpro.

Leur pensée ne connaît pas de cadre rigide. Elle explore, elle détourne, reconstruit, créeant une richesse intellecuelle qui brille par son originalité.

Voir les commentaires

2026-06-06T10:47:20+02:00

Là où naissent les ouragans

Publié par Althéa

L'automne sait mentir à merveille, dans son abandon coruscant où coule l'ambre sur chaque plante, il parvient à nous faire croire en un éternel été. Mais la couleur des feuillages ne peut tromper l'œil aguerri.

Elle adorait bien entendu la danse, mais aussi la littérature. Elle aimait la vie, et n'en perdait aucune miette. Volontiers provocatrice, au risque de passer pour une audacieuse et même pire, elle se moquait du qu'en dira-t-on. Elle aimait chez Gatien cette fraîcheur d'âme nuancée d'étonnement et de pureté. Il y avait chez lui une fougue tout en intelligence, une retenue qui se libérait à son contact.

Merci à Anne-Lise Wittwer de 5 Sens éditions qui a eu la gentillesse de me faire parvenir ce service de presse.

 Cette fois-ci, Gilles la Carbona nous entraîne en Indochine et à Cuba avec des êtres au caractère bien trempé.

Entre Armand et Eléonore le torchon brûle, ce dernier est resté l’aventurier, le soldat  dont elle est tombée amoureuse. Fidèle à ses convictions et à son amour pour la France, il veut servir en Indochine bien que cette dernière souhaite le voir travailler dans l’entreprise paternelle.

Les frictions ne vont pas manquer, les rancunes aussi car Eléonore est prête à tout. Elle sait ce qu’elle veut et est manipulatrice, ses manigances n’auront pas l’effet prévu. Armand  reviendra blessé et meurtri.

Un nouveau départ destination Cuba, avec leur fils Gatien, semble une bonne idée. Là-bas aussi,  la tempête n’est pas loin. Musique, danse, sensualité ambiante, jeu de séduction pour Armand et Eléonore. Gatien quant à lui s’intéresse aux idées révolutionnaires et tombe amoureux. Face à l’imminence du danger la famille retourne en France à nouveau déchirée. Quels seront leurs choix ?

Valeurs perdues, guerres perdues, amours perdues et pourtant l’espoir demeure.

Cette fresque m’a permis de découvrir l’aspect historique mouvementé de l'Indochine dont je ne connaissais que peu de détails. Cuba est vivante et vibrante, on y est. Encore une occasion de constater à quel point les guerres et les extrémismes sont mortifères pour le peuple qui les subit.

Gilles la Carbona est un auteur que je suis depuis quelques années : son style, ses histoires et ses réflexions en font un incontournable. De plus partageant les mêmes racines,  je retrouve toujours avec plaisir cette Provence qu’il dépeint à merveille.

Sans oublier la superbe couverture de sa fille, Pauline qui nous fait entrer dans le récit.

À lire absolument, mais vous vous en doutiez.

Tu es d'un manichéisme navrant. Si on ne va pas dans ton sens, on est contre toi.

Il y a des pensées qui une fois émises donnent la voie, guide l’action. On ne tergiverse pas avec la patrie. La France, cette terre, cette âme, il l’a dans ses gènes, il la déteste autant qu’il l’aime. Elle sait se montrer fière et rebelle, autant que veule et lâche. Elle possède tous les visages, des plus beaux aux plus monstrueux, seul pays capable d’engendrer des héros pour la liberté, ou des collabos prêts à la souiller, la détruire de l’intérieur pour quelques prébendes.
Elle ne s’agite vraiment que face au gouffre, et trouve sur sa route la masse inerte de ceux qui ne savent qu’obéir, et la fange nauséeuse des traitres. Devant ce pitoyable tableau, se dressent les résistants, toujours…

Voir les commentaires

2026-06-05T08:24:14+02:00

Hommage aux lecteurs de Bernard Pivot

Publié par Althéa

Texte trouvé par un ami sur Facebook que je souhaitais partager avec vous.

"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans. Technologie nulle, simplicité du contact avec les mots (à condition, bien sûr, de continuer de préférer le papier à la tablette).
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog