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2026-01-14T15:43:16+01:00

Abracadabra !

Publié par Althéa

Loup tape sur son chapeau et ABRACADABRA !
Une pie en sort.

Comme vous le savez, j’ai un faible pour les loups. Alors un loup magicien !

Voir les tours que notre ami nous réserve a de quoi éveiller l’intérêt d’un lecteur débutant ou d’un enfant qui n’est pas féru de lecture.

Des conseils pour les parents.

Une méthode de lecture simple et ludique pour le lecteur.

Et des questions afin de savoir si le texte est compris.

Cette collection propose deux niveaux de CP.

Une série qui permet de travailler, de s'amuser, de discuter et de suivre les progrès de son enfant.

De nombreux thèmes sont abordés. J'ai choisi plusieurs albums avec des thèmes festifs pour une lecture ludique.

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2026-01-11T20:08:03+01:00

Olympus

Publié par Althéa

« Ceci est un don à l'humanité », disait le message. « Les bienfaits de ce composé sont innombrables : régénération cellulaire accélérée, amélioration du sommeil, ralentissement du vieillissement, cicatrisation miraculeuse. Les laboratoires pharmaceutiques empêchezront ce produit d'être vendu car il rend obsolète la moitié de leurs médicaments. Mais vous vous pouvez le synthétiser. Partagez cette connaissance avant qu'ils ne la suppriment.»
Le post avait été supprimé au bout de six heures, mais c'était déjà trop tard. Des centaines d'apprentis chimistes, d'étudiants en pharmacie et de biohackers l'avaient téléchargé, copié, partagé sur d'autres plateformes. La formule était devenue virale dans la communauté scientifique underground.

_ Soixante-quinze mille ans. Aller simple. Soixante-quinze mille ans. C'est tout bonnement impossible. Toutes les théories sur l'hibernation, sur les trous de vers, sur des passages dans des trous noirs, rien ne peut marcher, c'est physiquement impossible, je le sais, c'est pour en être certain que j'ai fait de l'astrophysique. L'humanité est coincée, Joaquim, et elle s'en rend compte. C'est pour cela que depuis cinquante ans les gens deviennent dingues. L'humanité n'a jamais eu de cesse de se déplacer pour explorer. Il y a une partie de la population qui a cela en elle, qui a un besoin irrépressible et inexplicable d'aller voir plus loin, de l'autre côté de la colline, de l'autre côté de la mer. D'aller « là-bas ».

Après Uluru, voici Olympus, deuxième partie de la trilogie « Le prix des étoiles », Gabriel Kerguelen vise vers l’infini et au-delà.

Le temps a passé, la drogue a été synthétisée et est distribuée presque partout. Si nous suivons les aléas du sereinox en toile de fond et dans un contexte mondial. Le récit se concentre sur différents laboratoires où ont lieux les sauts quantiques.

Les survivants suivent chacun leur route. Certains sont devenus des pionniers du saut quantique et d’autres s’occupent de préserver Uluru et la planète.

Les américains, les russes et les chinois utilisent la soie des « Blue Bellies » à des fins scientifiques : faire des sauts quantiques de plus en plus loin, c’est une compétition acharnée. D’autant que les japonais et les indiens veulent être de la partie et ont élaboré des théories dérangeantes.

Les aborigènes quant à eux ont décidé de protéger Uluru en monnayant  la soie avec les grandes puissances.

Avec cette histoire, rien ne nous est épargné ni les meurtres, ni les trahisons, ni les attaques. Nous alternons entre science-fiction et thriller, la tension est à son maximum.

Gabriel Kerguelen nous a entrainés  très loin, où ira-t-il dans son troisième opus ? Afin d’alimenter  un peu plus le suspense,  l’histoire s’achève avec un objet manquant et une révélation de taille.

Une suite qui ne démérite pas de la première partie et où l’auteur fait preuve de maestria.

Merci à l’auteur pour ce SP via Simplementpro.

Elle était faite pour diriger. Et pour la première fois de sa vie, elle oubliait sa condition sociale, son enfance en HLM, les bourses d'études arrachées de haute lutte, les regards condescendants des professeurs d'université qui ne voyaient en elle qu'une fille des cités. Pour la première fois, elle se disait : ce n'est pas seulement pour les autres, pour l'humanité, pour réparer mes erreurs. Moi aussi, j'y ai droit. J'ai le droit àç la reconnaissance, au pouvoir, au respect. J'ai le droit d'être admirée, écoutée, applaudie.

Pour les Anangu, Uluru n'était pas seulement une montagne mais le cœur spirituel de le cœur spirituel de leur cosmogonie, le lieu où leurs ancêtres totémiques avaient créé le paysage lors du Tjukurpa, le Temps du Rêve. Chaque fissure, chaque grotte, chaque couleur de la roche racontait une histoire sacrée que seuls les initiés pouvaient connaître.

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2026-01-08T14:09:58+01:00

Morgane, reine des brumes

Publié par Althéa

Waroch déposa sa lame, ferma le cercle.
_ Rassemblez vos hommes. Armez même les femmes , les vieillards et les enfants. Peu importe avec quoi. Chacun doit pouvoir défendre sa vie, sa terre tandis que nous fondrons sur l'ennemi sans pitié.
Un à un, les chefs frappèrent leur poitrine, puis le fer de leur épée. Le fracas roula comme un tonnerre entre les immenses menhirs.
Alors seulement Waroch hurla, réveillant en lui ce loup qui y dormait.

Vivre, mourir, a peu de sens si la lumière cesse de briller.

« Parce que la vérité d’une légende n’existe que dans sa valeur affective. Dans ce qu’elle apporte à chacun de lumière, d’espoir, de rêve.

Parce que la magie, la vraie, n’est pas dans ce que l’on veut croire, mais dans ce que l’on a besoin de croire. »

Mireille Calmel nous offre sa version de ces magnifiques  légendes  Arthuriennes qui peuplent notre imaginaire.

Un récit écrit d’une plume sensible qui nous emporte dans une grande épopée. C’est frais, c’est vif, de courts chapitres permettent de suivre les différents personnages,  de connaître leur passé et de s’attacher à eux, tout en suivant l’avancée des ténèbres.

Morgane est une jeune femme soupe au lait, impulsive. Face à son impétuosité Viviane ne se laisse pas désarmer et à toujours confiance en elle. Pourtant un geste de colère va bouleverser la sécurité des druidesses d’Aval.

Et c’est ainsi que nous allons découvrir Arthur, Ké, Soriot, Merzhin et bien d’autres personnages qui vont combattre par amour des autres, pour sauver des vies.

Dans cet univers tout n’est qu’harmonie entre les mages, les hommes, les animaux, les arbres : c’est beau, c’est doux.

« Paix et sérénité… se troubla Morgane.

Quelques brindilles chutèrent sur son front l’obligeant à lever la tête. Un lynx achevait de se coucher sur une grosse branche transversale, près d’une couleuvre.

Une bouffée d’amour emporta son cœur. Elle sentit celui de Soriot tambouriner contre sa nuque. Il s’était collé à elle, partageant son émerveillement.

Les auras des végétaux, des roches et des animaux s’ouvraient comme des roses au petit matin. Ils les voyaient se mélanger, fondre leurs rouges, jaunes, bleus, verts, mauves, orangés en une palette miraculeuse  pétillante d’or.

_ As-tu déjà vu quelque chose de si beau ? souffla-t-elle à Soriot. »

Heureusement pour nos amis, les ténèbres ont aussi leurs failles (un médaillon et une petite lueur qui résiste), je n’en dirai pas plus.

En tout cas, cette histoire nous malmène : on a peur, on tremble, on espère envers et contre tout une fin heureuse jusqu’à la dernière page.

Magique, féerique, pour ma part, cet ouvrage est un immense coup de cœur.

Merci à XO éditions

#MorganeReinedesBrumes  #NetGalleyFrance

_ Assez ! cria presque Soriot... Ma pauvre tête va exploser. Es-tu sûre de cela ?
_ Ah ! Oui, c'est le hibou qui l'a répété au rossignol qui l'a répété à...
_ Oui... Oui... Oui, l'interrompit de nouveau Soriot.
Cornepoisse, il était tombé sur la taupe la plus babillarde qui soit.

Un long et lugubre gémissement jaillit de la gorge épouvantée de Lilwenn. L'îlot avait disparu. À sa place se trouvait une demeure lacustre au bout d'un ponton de chêne.
Trop tard.
Trop tard pour revenir en arrière.
Elle allait devoir affronter ça.
Une nouvelle fois.

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2026-01-05T09:49:18+01:00

Le Très-Bas

Publié par Althéa

La religion c'est ce qui relie et rien n'est plus religieux que la haine : elle rassemble les hommes en foule sous la puissance d'une idée ou d'un nom quand l'amour les délivre un à un par la faiblesse d'un visage ou d'une voix.

Le vrai père c'est celui qui ouvre les chemins par sa parole, pas celui qui retient dans les filets de sa rancoeur.

L'enfant est à l'adulte ce que la fleur est au fruit. La fleur n'est pas certitude du fruit.

Une petite critique pour un grand livre.
 

1°)C'est trop court, on voudrait prolonger ce moment de grâce.
 

2°)Est-ce de l'hypnose ou une transe, je ne sais pas, mais j'ai lu ce livre sans sentir le repas qui brûlait, ni voir le chien à mes pieds avec sa laisse.
 

3°)Cette Terre-Mère nous aime d'un amour insensé, de cet amour bienveillant qui fait de tous les êtres vivants ses enfants. C'est cet amour que François a reçu et qu'il donne en abondance. P. 38 " François, le serviteur et l'ami du Très-Bas, vécut dans la douceur jusqu'à l'âge de près de vingt ans."
 

4°)François son enfance, sa vie, le choix qu'il a fait de fuir l'amour des siens pour aimer encore et toujours plus Dieu et la Création.
 

5°) Les phrases de Chrstian Bobin sont toutes plus belles, les unes que les autres et il y aurait tant de choses à dire mais c'est à chacun de suivre l'ange, l'enfant et le chien.
 

Il est certain que je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin et je vais continuer à découvrir cet auteur et son monde. Et voici un très bel extrait :
"Je reviens à Dieu dont tu n'es qu'une image - décevante comme toutes les images. Celui-là fait un père bien plus léger que toi. Il me regarde aller aller et venir. Il est dans ces absences, bien moins meurtrier que toi.Il me laisse, dans sa présence, bien plus de jeu. Il ne croit pas comme toi à l'argent, au devoir, au sérieux. D'ailleurs il passe tout son temps dans la compagnie futile des enfants, des chiens et des ânes." p. 106-107

Elle planait sur le vide des terres et sur le vide des coeurs, elle rôdait avec le vent dans les déserts. Elle était première. Elle avait toujours été là. La parole d'amour est antérieure à tout, même à l'amour. Au début il n'y avait qu'elle, la voix sans mots, le souffle d'or enveloppant Dieu, François d'Assise et le chien de Tobie, serrés ensemble, leurs haleines confondues.

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2026-01-02T10:28:14+01:00

Le voyage impaisible de Pauline

Publié par Althéa

La mariée jeta un coup d'œil par la fenêtre : la pluie agitait les flaques grises du trottoir, les caniveaux rappelant une casserole qui bout.
Puis elle s'écria :
_ Regardez, dans mon pays, quand le soleil apparaît alors qu'il pleut encore, on dit que c'est le diable qui se marie !

Les deux parents avaient la voix enrouée : Alexandra, à force de crier et son mari, par de trop longs silences.

Pauline est un rayon de soleil.

Rêveuse,  légère, pétillante, enthousiaste, c’est une bulle de champagne. Pauline trouve de la beauté partout.

Son départ pour Paris c’est un monde de tous les possibles qui s’ouvre à elle.

Si elle ne réussit pas son concours de danse, Pauline trouve l’amour dans les bras de Tom.

Elle aime Paris

Elle aime l’art.

Elle aime le français et s’extasie de ce langage exquis.

D’une enfant aimée, elle devient une femme aimante.

En femme fidèle, elle s’imposera un énorme sacrifice quand l’impensable se produira.

Mais comment résister à Pauline ? Le destin lui offrira une seconde chance.

J’ai beaucoup aimé ses parents qui la connaissant bien se doute qu’elle enjolive sa vie avec Tom, un moment amusant du roman mais notre impaisible Pauline apporte beaucoup de joie et de bonne humeur.

On découvre l’Ukraine par bribes. J’ai un peu moins aimé l’attitude des amis de Pauline et Tom vis-à-vis de sa maman, j’espère que ce n’est pas autobiographique.

Maryna Uzun a adopté et embellie notre langue lire son roman m’a fait ouvrir les yeux sur le fait que nous sommes blasés et ne l’apprécions pas à sa juste valeur dans toute sa richesse. J’ai été séduite par son style, elle cuisine avec les mots et nous offre de ravissantes formules :

Elle parcourut la nappe blanche, parsemée maintenant de paillettes de la croûte du pain,…

Le voyage impaisible de Pauline est un roman lumineux à lire absolument. Merci Maryna !

Le potager était sur une longue pente, et elle imaginait déjà y foisonner des capucines et la chicorée frisée pour les salades. Il y avait des arbustes d'églantiers, aux baies éclatantes, qu'elle connaissait comme plante médicinale Malheureusement le jardin se situait sous les lignes de haute tension, ces araignées géantes, reliées entre elles squelettess de la civilisation. Mais avec une brochette de moineaux, les fils électriques paraissaient moins affreux.

Elle arrivait à Paris avec une confusion de tout, et avec l'idée que cette ville l'accueillerait à bras ouvert, étant la capitale des Artistes.

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