Bienvenue à toutes et tous.
Je me love entre les pages et une fois le livre fermé, je partage mes joies, mon ressenti, mon enthousiasme.
Vous trouverez mes coups de cœur lecture qui ne sont pas forcément les livres les plus connus. Des citations.
Faites comme moi élargissez vos horizons.
La sagesse est l'usage juste de tout ce qui existe ; et celui qui prend conscience de cette immuable Vérité, évidente en elle-même, devient une porte ouverte pour tout le bien que renferme la création.
Alors vous comprendrez pourquoi la Vérité est plus étrange que la fiction, car même la plus extraordinaire fiction n'est que l'empreinte d'une Vérité qui existe quelque part dans l'Univers.
Encore un livre trouvé par hasard ou pas…
Pour ceux qui ont entendu parler des maîtres ascensionnés et ont envie d’en apprendre plus.
Mais ce peut aussi être une histoire fantastique aux yeux de certains.
Ce livre apporte des conseils judicieux pour une humanité bienveillante.
Une incitation à conserver la paix, l’harmonie et la sérénité en soi et autour de soi.
Et surtout : Aimer et Bénir la vie.
À vous de découvrir ce roman ou pas.
« La Grande Loi Cosmique est infaillible. Nous ne pouvons pas recevoir sans donner et nous ne pouvons pas donner sans recevoir. C'est ainsi qu'est maintenu le Grand Équilibre de la Vie. »
Le premier février 1835, les esclaves sont libres. Une liberté qui durera une demi-journée.
En tout et pour tout.
Seul changement : vous ne vous appelez plus esclaves, vous êtes maintenant des zapranti, leur annonce-t-on.
Ne souscris surtout pas aux règles des hommes. Elles ne servent qu'à les rendre plus petits.
Chaque coup de fouet était une manière de perpétuer les crimes du passé, non de les racheter.
La vengeance, je te le dis, et ce sera là peut-être mon unique message, n'a jamais été une consolation ni une réparation. Juste la continuité de ce cycle de violence qui a fait de nous tous, humains, les esclaves de notre nature.
« Le Vieux Bouc était arrivé sur la propriété Dumontais à l’âge de vingt ans, enchaîné. Il n’en est reparti, libre, que pour rejoindre les montagnes. Entre-temps, il a donné naissance à une légende. »
C’est une bien jolie chronique que nous offre Ananda Devi.
J’aime beaucoup cette écriture empreinte de réalisme magique, d’humanité, parfois un brin triviale et fantaisiste aussi.
Pendant que l’île Maurice se débat pour conserver pouvoir, argent à la fin de l’esclavage, un petit morceau de terre « le Bouchon » deviendra le domaine de deux fratries bien particulières les Dumontais et les Félicité.
Ces derniers vivront d’amour et d’eau fraîche (c’est presque ça) mais ils garderont la mémoire de qui ils sont. Sur des générations ils subiront les tempêtes, la violence mais vivront simplement de ce qu’ils produisent. Quelle sagesse dans ces vies.
C’est l’occasion pour l’auteure d’une grande réflexion sur le métissage, la vengeance, l’esclavage, la transmission et la mémoire.
« Il faut la patience de fourmi du chroniqueur pour reconnaître les évènements qui comptent. Les véritables causes et les véritables conséquences. Ne pas non plus laisser de côté les ombres et les fantômes, qui ont aussi leur rôle à jouer, tu le sais mieux que moi. »
N’hésitez pas partez à la rencontre des habitants du Bouchon et de leur histoire.
Mon deuxième coup de cœur pour Ananda Devi après « Le jour du caméléon ».
Merci aux éditions Grasset.
# ChroniquedunRoyaumeperdu #NetGalleyFrance
Ils ne comprenaient pas la signification ni la beauté des gestes du quotidien, comme autant de veilleuses qu'on allume sans se rendre compte qu'on écarte ainsi, d'un geste magique, le sortilège des ténèbres.
Aucun paradis ne peut exister sans la possibilité de la chute. Le Bouchon le savait.
Eh oui. Petite, l'île, mais tumultueuse, acérée, volcanique. Grande, au fond.
Je suis happée par le vortex Bogdanoff, et dans ce tourbillon mon besoin d'écrire rejoint celui de mon père : la fiction, pour oublier la douleur.
Dans l'angle de la cave, une porte en bois, jamais ouverte. Le souvenir de sa voix de conteur suinte des murs : « Anna ma belle, si tu ouvres cette porte à une heure bien précise de la nuit... tu te retrouveras alors transportée directement dans l'ancienne cuisine d'Esclignac ! Avec Youra, le cheval à la fenêtre, les carreaux blancs et bleus... On essaiera un jour, tu verras. » Je tourne la poignée de la porte temporelle, un espoir ridicule dans la main.
Je replie le papier où se trouve, tapée à la machine, la violence d'Istenne. Cette lettre atteste de la nature intrusive, aliénante, du lien qui lie Istenne à Maya. Une appartenance des êtres les uns aux autres.
« Je le revois en santiags , mon père, en blouson Avirex, mon père. Je le revois en hors-la-loi, en paysan, en cow-boy, en pilote d’hélicoptère, en prince russe, en escroc, en troubadour, en extraterrestre, en amuseur, en star, en contour. En héros.
Chaque famille a sa legende, entrons dans celle des frères Bogdanoff.
Un livre d’une grande sensibilité, une écriture touchante.
Un récit pudique, sans faux-semblants avec parfois l’impression d’être dans un temps parallèle face à certaines situations.
Des frères Bogdanoff, je connaissais leur combinaison blanche « aseptisée », un de leur livre qui m’est tombé des mains je ne suis pas scientifique et ce mariage de rêve à Chambord vu à la télé une nuit d’insomnie.
Les sentiments d’une fille de jumeaux vis-à-vis de cette entité à deux têtes, Igor et Grischka, sont criants de vérité. Je m’y suis retrouvée pour avoir une maman fille de jumelles.
Une famille et une vie dont j’ignorais tout. Quelle surprise ! Des personnages de légende réfugiés dans le futur, le rêve qui laissent de quoi alimenter toute une vie en questions. Mensonge ou vérité !
Finalement je me suis attachée à ces jumeaux, à Igor sa poésie, son univers merveilleux, ses faiblesses, ses secrets, cet homme-enfant.
Je vous conseille de rencontrer Istenne qui suivait ses pulsions en les justifiants d’une grande pureté d’intentions.
Maya, sa fille, partagée entre une mère abusive et ses propres désirs mais qui connaissait si bien ses jumeaux.
Et puis, Youra, le père taiseux, sa fuite de Russie en Espagne pendant la seconde guerre mondiale.
Reste l’histoire familiale reconstituée à travers des correspondances, des histoires, des membres de la famille encore vivants qui se souviennent et par-dessus tout Anna qui restitue ce puzzle avec certains moment de sa vie, à Saint-Lary avec son étrange cour, à Esclignac dans le gers. Plus tard, la petite maison , reproduction à petit échelle de Saint-Lary.
Reconstituer sa famille, démêler le vrai du faux ou pas.
De très belles page sur un père et une famille insaisissable.
« D’après la legende». « Paraît-il ». « Je sens que le romanesque m’emporte , m’écarte d’une certain vérité – qui ne restera jamais que la mienne.»
Au final un coup de cœur pour cette histoire d’Igor écrite avec sensibilité, emotion. Un grand talent de conteur, une plume qui m’a séduite par sa fraîcheur et sa spontanéité.
« Temps de refermer ce robinet de souvenirs, sensations, images qui s’écoulent de la nuit, du jour, d’une rue, d’un regard, d’une odeur, d’un bruissement.»
Sort le 19.08.2026
Merci aux editions JC Lattès
#Rappellemoimabelle #NetGalleyFrance
Je retrouve chez mon père mon effroi pour ce qu'il se passe à l'intérieur de la chair. Le corps contient la première science-fiction. Dans le sens où, malgré la science qui le définit, il comporte un tas de fiction, dans ce qui pourrait lui arriver, et qui serait incompréhensible, intolérable , effrayant, tout autant qu'une attaque soudaine de forme extraterrestre.
Depuis le premier mot de ce livre, toutes les nuits - et parfois le jour - je sens la terreur de trahir, déformer, dérober, piller, déranger, extorquer, soulever, creuser, exhumer, assumer, dire. Pourtant, je continue d'écrire mot après mot, à tâtons, depuis l'intérieur de moi-même. J'écris pour recracher toutes ces terreurs.
Les entrelacs de tiges épineuses
deviennent un labyrinthe
où elle s'imagine minuscule
Sautant de feuille en feuille,
elle rencontre toutes sortes
d'insectes étranges
Puis elle glisse sur les pétales
multicolores au gré de son imagination.
Et dans un coin de son esprit,
une petite voix souffle que même
les plus belles fleurs finissent par faner.
Tous les jours la même partition
monotone.
Roxanne se lève, se lave.
Le riff est là
Le riff s’en va
De grands moments de joie et des manques, des vides que Roxanne tentera de combler avec la drogue.
D’une petite fille affectée par une blessure à la bouche, par la perte de sa maman, à une jeune femme qui trouve grâce à son amour de la musique et de la guitare sa véritable voix, mais aussi la voie à suivre.
C’est un premier roman prometteur de Romain Aguila avec une structure en forme de poème faite de flashback sur différents moments clefs de sa vie. De très beaux passages, des idées originales : La libellule, La mort d’Amy qui nous élèvent.
Puis du très sombre avec la drogue, cette marque indélébile sur la bouche de Roxanne, Romain Aguila est infirmier et sait mettre les mots justes sur ces situations.
Petit à petit, la musique sauvera Roxane de l’addiction, donnera un sens à sa vie et lui offrira son riff.
Je n’ai pu m’empêcher de repenser à la chanson de The Police : Roxanne
Roxanne you don’t have to…
Merci aux éditions Buchet.Chastel et à Babelio pour cette masse critique privilégiée.
En librairie le 20.08.2026
« Tu sais, transmettre, c'est parfois plus
difficile que briller... Derrière chaque musicien, il y a un professeur. »
La chaleur avait été effroyable : à 500 mètres les visages étaient si abîmés qu’on ne pouvait les reconnaître. A un kilomètre, les brûlures atomiques avaient lacéré la peau qui pendait en lambeaux, la colorant en brun-rouge. La première impression n’avait pas été semble-t-il, celle de chaleur, mais la douleur intense suivie d’un froid extrême. La peau soulevée était fragile et s’enlevait facilement. La plupart des victimes mouraient rapidement.
À une distance de un à trois kilomètres, on ne sentait pas tous la chaleur dès l’abord ; la sensation d’extrême chaleur et de douleur ne venait que plus tard, quand après une heure ou plus tard, quand après une heure ou plus, la peau rougissait et se couvrait d’ampoules. Mais les effets ultérieurs de ces brûlures restaient au moment même impossible à prévoir.
Les fragments de bombe variaient en volume : d’une bille à une tête d’enfant. Ils répandaient une lumière d’un blanc verdâtre et tombaient en sifflant, causant des blessures extrêmement sérieuses.
Quant aux cas d’écrasement sous les ruines, de blessures par des débris, de mort par le feu, ils ressemblaient aux cas similaires des raids habituels.
Les radiations produisaient outre une faiblesse générale, la diminution des sécrétions, salivaire, urinaire, etc…
Dans l’abri étroit, morts et blessés étaient étendus côte à côte. Les survivants ne pouvaient faire un mouvement. Quand un patient cessait de gémir, c’est qu’il avait trépassé…
Parce que certains évènements ne doivent pas être oubliés.
Lecture conseillées : Les cloches de Nagasaki Paul Nagaï