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2025-09-09T15:25:14+02:00

Apeirogon

Publié par Althéa

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Pour le huitième anniversaire de la mort de son fils, Gazzawi nota dans son journal : Seule la folie nous a poussés à fêter tes vingt-quatre ans. Le gâteau était aussi grand que le grand absent. Personne n'en a mangé. Comme si c'était une offrande au silence..

Apeirogon est une prouesse littéraire à mes yeux qui retient l’attention du lecteur d’un bout à l’autre du roman. Colum McCann est un auteur surprenant.

Un roman fragmenté, un pays morcelé, des vies brisées en mille éclats.

Une histoire qui se reconstitue au fur et à mesure. Deux petites filles mortes Abir- Smadar, deux pères effondrés Rami-Bassam qui ne laissent pas la fatalité s’installer, racontent et demandent la paix à travers leur mouvement et leurs témoignages.

Un pays survolé par quatre cent espèces d’oiseaux libres qui  se partagent le ciel alors qu’en bas, un pays est divisé en de nombreuses zones et ses habitants : israéliens et palestiniens n’arrivent pas à s’entendre…

Un livre passionnant qui  montre les multiples facettes d’un pays avec son histoire, un livre qui ne juge pas mais qui donne à réfléchir. Un livre bouleversant.

# Apeirogon # NetGalleyFrance

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Cinq cent millions d'oiseaux survolent les collines de Beit Jala chaque année. Ils voyagent depuis la nuit des temps : huppes, grives, gobe-mouches, fauvettes, coucous, étourneaux,pies-grièches, combattants variés, traquets motteux, pluviers, souimangas, marrtinets, moineaux, engoulevents, hiboux, mouettes, faucons....
C'est la deuxième autauroute migratoire la plus empruntée au monde : au moins quatre cents espèces différentes y déferlent en circulant à des altitudes différentes.

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2025-09-06T14:17:24+02:00

Pourquoi étudier le latin et le grec (n') est (pas) inutile

Publié par Althéa

Consolez-vous, consolons-nous : vous n'êtes pas les premiers, pas pas plus que je ne l'étais, à étudier le grec et le latin dans un monde où un certain conformisme superficiel, nourri par de tristes préjugés économiques, se plaît à dévaloriser les lettres et le savoir antique.

 

« Enrichis d’un héritage millénaire, prenez le chemin suivi patiemment à travers les siècles par ceux qui vous ont précédés.

Et transmettez-le à votre tour.»

Apprendre le grec et le latin permet d’accéder à la connaissance de deux brillantes civilisations, de les comprendre et d'acquérir une ouverture d'esprit non négligeable.

Les bienfait de cet apprentissage sont multiples. Dans ce court essai, Andrea Marcolongo choisi de mentionner la liberté, l’esprit critique et le gain de temps.

L’auteure nous mitonne aussi comme quoi le passé mène à tout, un chapitre d’anticipation, imaginons un monde sans grec, sans latin et tout ce qui en découlerait ou pas.

« Pensez à ce que deviendrait notre civilisation si, un beau jour, la Grèce et Rome reprenaient ce qu’elles nous ont si généreusement donné, de la philosophie à la géométrie, de l’ingénierie à l’astronomie, de la politique (la démocratie !) à la poésie, en passant par des dizaines d’autres arts et sciences.»

C’est un appel à apprendre deux magnifiques langues, je ne suis pas à convaincre. Si vous avez des doutes, prenez quelques heures pour lire ce texte.

Il y a longtemps que j’avais envie de lire Andrea Marcolongo mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Je n’ai plus qu’à lire ses autres écrits auxquels je rajouterai les quelques livres conseillés par Andrea Marcolongo.

« Fiez-vous à ceux qui ont pensé et créé avant vous.

Fiez-vous à leurs efforts, leurs erreurs, leurs larmes et leur tenacité.

Mettez à profit leurs enseignements, leurs joies, leurs échecs

Si les Anciens se sont obstinés à tenter de donner un sens à la vie, ils l’ont fait avant tout pour vous le transmettre.»

Merci aux éditions Le livre de Poche

# Pourquoiétudierlelatinetlegrecnestpasinutile # NetGalleyFrance

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2025-09-01T07:10:29+02:00

Sur les rives du Djoliba

Publié par Althéa

N'insultez pas le crocodile lorsque vos pieds sont encore dans l'eau.
Proverbe bamiléké

Nous étions perdus au centre du désert.
Nous étions ainsi au cœur du monde, là où il nous semblait que jamais personne n'avait encore vécu, sur une planète inviolée, partageant les balbutiements sinueux du commencement de la création. Une répétition de terre ocre, à en perdre la vue, nous plaçait au centre de ce rien où nous marchions sans but. Au milieu de cette extase océanique, nage vers nous un Touareg surgi du néant.

Je me suis empressée de lire Sur les rives du Djoliba afin de retrouver la jolie plume de Francine et surtout de découvrir la suite de ses mésaventures en Afrique.

Troublantes racines, son premier roman, en plus d’être passionnant, était le reflet de certains ressentis lors de mes voyages.

Même si la colonisation et l’esclavage ne sont pas oubliés, tout débute et se termine par l’histoire de deux horribles personnages qui : « envoyés par l’armée française  pour « pacifier », étaient devenus au fur et à mesure des meurtriers au passe-temps de plus en plus prenant ».

Francine Romero a choisit de nous montrer ce qu’elle aime.

Dès le début, Francine et son bel hidalgo sont gênés par l’éloignement avec la mer, je ne peux qu’apprécier car, oui, vivre quatre ans loin de la mer, c’est vertigineux…  mais son couple  trouvera d’autres occupations.

L’Afrique les attend et leur offrira le meilleur d’elle-même : rencontre avec les grands mammifères, son histoire, sa civilisation, désert et sorties sur le Djoliba.

Bien entendu, il y a les anecdotes et les réflexions qui en résultent bien souvent appuyées par des citations illustrant le propos.

Sa rencontre avec les touaregs verra Francine atteinte de schtroumpfite mais donnera à voir à quel point les frontières et une sédentarisation forcée ont appauvri leur vie.

On y retrouve Pirli, le fameux perroquet qui connaît des démêlés avec des chatons mais en Afrique le respect des anciens est une valeur essentielle. Tout ira bien pour lui.

Bref, encore un bon voyage.

« On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait »

Nicolas Bouvier

 

Les Touaregs du petit marché de Niamey lui ont dit Oui, puisque dire Non n'entre pas dans leur culture, tout en me confiant que jamais ils ne le feraient, puisque ces chaises étaient à l'évidence destinées à la revente, de plus la postulante acheteuse avait furieusement négocié les prix à la baisse.

Il y a de l'or dans la région, cependant sa possession y est vécue comme une malédiction, l'expression « ruée vers l'or » rendant bien compte à la fois de la recherche éperdue du minerai et des conséquences quant au désir de possession qu'il suscite. Chercher de l'or et le posséder rend l'homme avide et prêt à tout.

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2025-08-28T13:29:16+02:00

Le bruit du rêve contre la vitre

Publié par Althéa

«Je ne sais pas si tu es un polyamoureux mais ce qui est sûr, c'est que tu es un mono-connard !».

Le père fabriquait les pipes, la mère s'occupait des finitions et les enfants qui grandissaient dans l'échoppe, tenaient la caisse En ce temps-là, si la vie était plus rude, elle était aussi plus simple : l'école permettait d'apprendre à lire et à compter mais c'est dans l'atelier qu'on découvrait la vie qui nous attendait, patiente, comme une chatte devant le trou d'une souris, certaine que sa proie ne pourrait lui échapper. À quinze ans, on savait confectionner une pipe en intégralité. Les dix années suivantes étaient consacrées au perfectionnement du geste puis les parents mouraient et, à son tour, on prenait la place qui nous revenait naturellement depuis toujours dans l'ordre des choses.

Un recueil de nouvelles, qui raconte le confinement et ceux qui l’ont vécu.

Je l’ai lu en prenant mon temps, en savourant cette écriture fluide, toute en finesse et rafraichissante.

J’ai beaucoup aimé, je me suis même amusée et puis quel talent !

Toutes les nouvelles montrent différentes facettes et nous touchent ou pas. On y voit des êtres perdus, en quête de sens, de reconnaissance, chacun essaie de tirer son épingle du jeu mais on voit aussi que « chassez le naturel, il revient au galop » et nos petits travers sont bien présents. Le confinement passé, ce sera un retour aux habitudes pour beaucoup.

Solitude, apparence, fantaisie, routine, de nombreux thèmes traités avec humour, ironie, cynisme et bienveillance.

Mes préférées :

Les murs porteurs

Le chemin de l’école

Le bruit du rêve contre la vitre

Sauvage

Marée noire

M’ont amusée :

Intégration

Fashion faux pas

Fermentation lente

Je n’ai pas aimé :

Verre solitaire

Axel Sénéquier est un auteur éclectique au style contemporain, aux expressions bien loin des clichés mais si justes et belles. Des dialogues avec des mots du quotidien, d’une grande modernité, Axel Sénéquier a un grand talent d’observateur de la nature humaine. Dans un tout autre registre, j’ai lu « Décrochez les étoiles : Une invitation à se lancer et vivre ses rêves ».

Je ne peux que remercier l’auteur pour un excellent service de presse.

 

« Vous êtes en détresse respiratoire, m'a dit le médecin pendant qu'on me poussait dans le véhicule. Il faut vous transférer d'urgence à l'hôpital. »
J'eu la sensation d'être une baguette qu'on enfournait.

« Pour un relooking, lui avait-il demandé, qu'est-ce que vous me conseilleriez de changer ? La technique d'approche ou le sourire ?
_ Je ne m'occupe que des vêtements.
_ Les vêtements sont du papier cadeau. Chez vous ils mettent en valeur, chez moi ils cachent la misère.
_ Vous n'avez pas l'air particulièrement dans la misère.» Elle avait esquissé un sourire. « Et le plaisir du papier cadeau, c'est qu'on le déchire... »

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2025-08-25T14:56:32+02:00

L'île d'Eilhiagor, tome 1 : Le clan des sorcières

Publié par Althéa

_ Attache-la abruti au lieu de rire comme un benêt !! On doit la livrer avec les autres au château et on doit encore faire trois villages. Allez, grouille-toi ! dit Ténédor en fixant du regard Alhark.
Sélénah se débat comme elle peut encore une fois mais n'arrive pas à leur échapper. Les mains liées dans le dos avec une corde de chanvre, baillonnée pour qu'elle se taise, cagoulée d'un sac de jute pour l'empêcher de voir le trajet, Alhark la porte sur son épaule.
_ Arrêtes de te débattre, ça ne sert à rien, on te tient. Tu iras avec les autres et si tu n'obéis pas tu subiras le même sort que le pitoyable moucheron qu'était ton père !!! C'est compris ?

Premier roman, premier volume d'une trilogie.

Une aura de mystère entoure l'île d'Eilhiagor, une prophétie mentionne une sorcière et le Roi est un personnage fort intrigant.

Une histoire complexe avec de nombreux personnages, de la magie, quelques romances.

Frédéric A.J. Julien nous offre un récit ambiteux où l'on se perd un peu et où les personnages manquent de profondeur à mon sens.

Mon avis est mitigé car j'attends une vision d'ensemble, un opus n'étant pas suffisant.

Merci pour ce service de presse via Simplementpro.

Il y a un pupitre, sur lequel est placé un grimoire, ouvert sur une formule. Au départ, quand Eilhiagor tente de lire cette formule, il ne sait pas la traduire. Mais en regardant de plus près, la langue, dans laquelle elle est écrite, change et s'adapte à son lecteur.
Elle devient lisible pour le roi, qui la lit immédiatement à haute voix :
_ Qu'apparaisse devant moi,
La vérité ou le trépas,
Posez votre seule question,
Choisissez bien, mourrez sinon ! -

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